Depuis ses débuts à Austin, le Cybercab de Tesla roule dépourvu de volant et de pédales. Un passager a néanmoins découvert une interface destinée au personnel de la marque. Caméra activée, il a essayé de l’exploiter.
Aux États-Unis, les robotaxis prennent maintenant la route sans personne à l’avant. Depuis les premiers jours de septembre, le Cybercab accepte des clients payants à Austin alors que les conditions d’accès restent floues. Ce modèle à deux places n’embarque ni volant, ni pédales, ni rétroviseurs, ni vitre arrière. Dès sa première journée de service, la NHTSA a lancé un examen de la certification choisie par Tesla. L’autorité cherche à savoir si la marque avait le droit de se soustraire à certaines règles fédérales de sécurité conçues pour les automobiles pilotées par une personne. Près de 1 000 unités sont concernées.
Le Cybercab dévoile progressivement sa conception. Ses étriers de frein disposent chacun d’un actionneur électrique indépendant, tandis que le circuit hydraulique a totalement disparu. Le nouvel indice vient d’un voyageur. Matthew Skrzypczak a embarqué le 7 septembre. L’afficheur central montrait un agencement inattendu.
Dans la séquence sur X, Matthew Skrzypczak filme l’unique écran du Cybercab séparé en deux zones. La partie gauche présente des commandes de pilotage centrées sur un joystick virtuel, avec un bouton pour fermer les portes et d’autres pour joindre l’assistance. À droite, un affichage panoramique à 360 degrés représente la voiture à l’arrêt. Étrangement, les caméras installées sur les côtés paraissent bloquées sur un cliché enregistré auparavant devant un Superchargeur. Tesla n’avait encore présenté cette fonction au public à aucun moment. Le passager dit avoir saisi qu’il n’était probablement pas censé accéder à ce menu, avant d’essayer malgré tout de piloter le modèle.
Cette commande tactile sert néanmoins à résoudre une contrainte concrète. Dans certains cas, un opérateur doit bouger le Cybercab afin de le replacer dans un dépôt ou de le sortir d’un stationnement étroit. Sans dispositif traditionnel pour conduire, la voiture ne peut alors être manœuvrée que depuis son écran. Tesla avait cependant supprimé tous ces équipements pour démontrer que la conduite entièrement autonome fonctionnait. En octobre dernier, Robin Denholm, présidente du conseil d’administration, expliquait que le modèle pourrait être équipé d’un volant et de pédales si la situation l’exigeait. Plusieurs prototypes munis de commandes conventionnelles ont roulé durant les essais.






