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The Batman Part 2 est encore repoussé et ça va faire grincer des dents

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Il va falloir se faire une raison : le retour dans la fange et la pénombre de Gotham City n’est pas pour tout de suite. Warner Bros. et Matt Reeves ont officialisé ce 15 juillet 2026 un nouveau glissement de calendrier pour The Batman Part 2, désormais calé au 18 février 2028. Pour mémoire, il était prévu pour octobre 2027. Une annonce qui fait grincer des dents, puisqu’elle repousse la sortie du film à près de six ans après le premier volet de mars 2022. Un gouffre temporel immense à l’échelle d’Hollywood.

Pour faire avaler la pilule, Matt Reeves a dégainé une arme imparable, la nostalgie esthétique. Le cinéaste a partagé sur Vimeo les premières images de caméra-test de Robert Pattinson réenfilant l’armure du justicier. Une vidéo courte, brute et fidèle à l’atmosphère poisseuse du premier opus, qui s’accompagne d’une liste de nouvelles recrues particulièrement prestigieuses.

Si l’esthétique du teaser rassure sur les intentions artistiques de Reeves, c’est bien la composition du casting qui bouscule les attentes. Pour cette suite, la production a décidé de sortir l’artillerie lourde en allant piocher chez la concurrence. Scarlett Johansson et Sebastian Stan, deux visages historiques de l’écurie Marvel, s’offrent ainsi une infidélité majeure pour rejoindre les ruelles de Gotham.

Ils ne seront pas seuls, le magnétique Charles Dance (Game of Thrones), l’excellent Brian Tyree Henry et Sebastian Koch complètent cette distribution haut de gamme. En refusant de livrer le moindre détail sur les rôles de chacun, Matt Reeves s’assure de maintenir une aura de mystère totale autour des futurs adversaires ou alliés d’un Bruce Wayne visiblement toujours aussi torturé.

Ce nouveau contretemps soulève néanmoins une question : jusqu’où le perfectionnisme de Matt Reeves peut-il aller sans émousser l’intérêt du grand public ? Si le premier film avait brillé par sa proposition radicale et son refus des codes du blockbuster générique, un tel écart entre deux volets d’une même franchise est toujours un pari industriel risqué.

En prenant son temps pour peaufiner chaque ligne de son scénario et s’assurer d’une direction artistique irréprochable, Reeves traite sa saga comme une œuvre d’auteur plutôt que comme un produit de consommation courante. Un choix noble, certes, mais qui condamne les spectateurs à se nourrir de quelques secondes de caméra-test et d’annonces de casting pour les dix-huit prochains mois.

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