Gros lâcher de smartphones chez Oppo. Sa gamme Reno passe à la version 16 avec trois modèles : les Reno 16 Pro, Reno 16 et Reno 16 F. Après avoir testé la version Pro, il est temps de s’intéresser au Reno intermédiaire, le standard sans suffixe.
Comme le Reno 16 Pro, il souffre d’une violente hausse de ses prix. De 650 euros pour le Reno 15 sorti en janvier dernier chez nous, on passe à 899 euros pour son successeur, dans la même configuration 8+512 Go, à peine six mois plus tard. 250 euros en plus, c’est ce que l’on prend en pleine face.
Avec une configuration nettement plus performante, on pourrait le justifier. Mais les évolutions restent légères, et on retrouve même le Snapdragon 7 Gen 4 à l’identique dans les deux appareils.
Les différences sont sur les mensurations, le design un peu retouché, la dalle réduite et un peu plus lumineuse et un capteur ultra grand-angle qui passe de 8 MP à 50 MP.
Cette différence assez légère, on la ressent aussi avec le Reno 16 Pro. Même design, même poids, même diagonale, même batterie, même partie photo, excepté le grand-angle.
Bref, les deux appareils sont très très proches. Aussi, puisque nous avons déjà testé le Reno 16 Pro, je vais plutôt m’attarder sur les points spécifiques à chacun d’eux.
Le reste est parfaitement lisible sur le test du Reno 16 Pro disponible ici.
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Pour cette génération, la véritable et quasi unique évolution matérielle significative de la partie photo réside dans le capteur ultra grand-angle. Il abandonne le modeste module de 8 MP (f/2.2, 15 mm) du Reno 15 pour adopter un capteur de 50 MP (GC50F6, f/2.0, 16 mm) équipé d’un autofocus.
Le reste du bloc arrière s’appuie sur un capteur principal de 50 MP (Sony LYT-600, f/1.8, OIS) et un téléobjectif de 50 MP (Samsung JN5, zoom optique 3.5x, OIS), une configuration qui reste techniquement similaire à celle du Reno 15.
Sur le terrain, le capteur principal de 50 MP produit des clichés nets en pleine lumière, mais offre logiquement une marge de recadrage moindre que le capteur de 200 MP présent sur le Reno 16 Pro. Le téléobjectif 3.5x conserve un bon piqué pour isoler les portraits à 80 mm.
L’apport du capteur ultra grand-angle de 50 MP sur le Reno 16 est mesurable : les détails au centre de l’image sont plus précis que sur le capteur 8 MP du Reno 15, bien que les bords de la scène conservent une perte de piqué et un léger lissage. En faible luminosité, les performances optiques faiblissent avec l’apparition de bruit numérique et un manque de netteté global.
Côté vidéo, le Reno 16 conserve l’enregistrement en 4K à l’avant comme à l’arrière, tout comme le Reno 15, mais ajoute une fonction qui compense l’inclinaison de l’horizon jusqu’à 5 degrés lors des déplacements.
Le HONOR Magic V6 repousse les limites du smartphone pliable avec un design distinctif et robuste, des performances photo de haut niveau et une batterie généreuse conçue pour durer.
L’Oppo Reno 16 marque un changement de gabarit par rapport au Reno 15. Alors que le Reno 15 proposait un grand écran de 6,59 pouces pour des dimensions de 158 x 74,8 x 7,8 mm et un poids de 197 g, le Reno 16 opte pour un format plus compact, le même que celui du Reno 16 Pro.
Son écran passe à 6,32 pouces, réduisant ses mensurations à 151,21 x 72,42 x 8,22 mm (ou 8,36 mm en version Pop White) et son poids à 177 g (188 g en Pop White). Le smartphone est donc plus court et plus léger que son prédécesseur, mais gagne légèrement en épaisseur.
En main, il est très agréable et se glisse facilement dans une poche. C’est confortable d’avoir un « petit » smartphone. Comme pour son grand-frère, on a un coup de cœur pour la finition Pop White et sa planète qui ressort en 3D de la coque.
La dalle AMOLED flexible de 6,32 pouces affiche une définition de 2640 x 1216 pixels. Nos mesures à la sonde et du logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays indiquent une luminosité SDR maximale de 1153 nits en mode automatique et un pic HDR mesuré à 1212 nits. Sur ce dernier point, le Reno 16 est trop en retrait face aux dalles concurrentes comme celle du Google Pixel 10 (2890 nits en HDR) ou du Xiaomi 15T Pro (3087 nits en HDR).
En revanche, la calibration d’usine du profil Vif est bonne. En mettant un cran de Chaud pour la température des couleurs, le Delta E moyen s’établit à 2,18. On a des pics à 5,8, quelques couleurs mériteraient d’être plus justes. La température de couleur ressort à 6280 K, tirant un peu sur le jaune, et on a une couverture intégrale de l’espace DCI-P3.
L’appareil renforce également sa résistance aux éléments en passant d’une certification IP68/IP69 sur le Reno 15 aux normes IP66/IP68/IP69/IP69K sur le Reno 16, toujours utilisable mains mouillées (Splash Touch).
Facturé 899 euros, l’Oppo Reno 16 exige d’accepter plusieurs compromis qui passent difficilement face à son prédécesseur vendu 650 euros.
Le premier, c’est l’absence de technologie LTPO sur la dalle AMOLED, qui empêche la fréquence de rafraîchissement de descendre sous les 60 Hz pour économiser l’énergie.
Ensuite, la connectivité reste bloquée au Wi-Fi 6E et au Bluetooth 5.4, sans passage au Wi-Fi 7, alors que des modèles comme le Google Pixel 10 ou le OnePlus 15 intègrent des normes réseau plus modernes. Même son de cloche pour le processeur. On reste sur un Snapdragon 7 Gen 4, c’est strictement identique.
Côté recharge, malgré un prix en hausse de 250 euros, Oppo refuse toujours d’intégrer la charge sans fil, une fonction pourtant présente sur le Samsung Galaxy S26 ou le Google Pixel 10.
Enfin, l’interface ColorOS 16 embarque toujours plusieurs applications préinstallées inutiles lors du premier démarrage et en installe de nouvelles dans les premières minutes, sans vous demander votre avis.
Sur le suivi logiciel, Oppo promet cinq mises à jour majeures d’Android et six ans de correctifs de sécurité pour la gamme Reno 16. C’est correct, mais en retrait face au Google Pixel 10, vendu au même prix, qui garantit sept ans de mises à jour.
Comme dit précédemment, sur le plan de la plateforme matérielle, l’évolution entre les deux générations est tout simplement inexistante. L’Oppo Reno 16 reconduit exactement la même puce Qualcomm Snapdragon 7 Gen 4 (gravée en 4 nm) que l’Oppo Reno 15. Il est décliné en versions 8 Go ou 12 Go de RAM LPDDR5X et 256 Go ou 512 Go de stockage en UFS 3.1.
En usage quotidien sous ColorOS 16, le comportement du smartphone est globalement fluide pour la navigation, le multimédia et les fonctions d’IA intégrées (AI Mind Space, AI Mind Pilot). Je dis globalement parce qu’en scrollant frénétiquement sur X, j’ai repéré quelques ralentissements malgré le 120 Hz activé.






