On a retrouvé les clés ?

Après la baisse des budgets de la recherche en France, la Cour des comptes plaide pour une baisse du nombre d’unités mixtes de recherche (UMR), ces laboratoires dans lesquels organismes de recherche et universités mettent des moyens en commun au service d’un même projet scientifique. Au risque de raviver la colère dans le milieu contre ce que l’ancien PDG du CNRS avait appelé les « key labs ».
La Cour des comptes acte que les gouvernements successifs français n’ont pas augmenté le budget de la recherche en France (public et privé) de manière à ce qu’il atteigne l’objectif longtemps planifié de 3 % de PIB. Dans un rapport sur les unités mixtes de recherche (UMR), la juridiction administrative en profite pour remettre sur l’établi le projet des « key labs » que le gouvernement et le PDG du CNRS de l’époque, Antoine Petit, avaient abandonné début 2025 après le mouvement de défiance qu’il avait suscité au sein de l’organisme.
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La juridiction administrative, dirigée depuis février par l’ancienne ministre de l’Action et des Comptes publics Amélie de Montchalin, a publié récemment un rapport [PDF] sur les unités mixtes de recherche (UMR), une organisation « sans équivalent au monde » mise en place en France dans les années 1960 pour créer des laboratoires communs entre universités et organismes de recherche comme le CNRS (l’organisme qui y est de fait le plus impliqué), l’Inria, l’Inserm ou encore le CNES, par exemple.
L’exécutif a abandonné l’ambition d’un budget de la recherche important
La Cour des comptes y constate que la France « ne consacre que 2,18 % [chiffre 2023] de son PIB à la recherche, alors que six États de l’Union européenne, dont l’Allemagne, atteignent l’objectif de 3 % fixé dans le cadre de la stratégie de Lisbonne ».






