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Microsoft vient chercher de la souveraineté auprès de Mistral AI

Au gré de plusieurs milliards de dollars, Microsoft étend son partenariat avec Mistral AI, un moyen pour l’Américain de revendiquer en Europe une solution assurant maîtrise des données, choix et souveraineté numérique.

Mistral AI oriente nettement sa communication autour de la souveraineté de l’UE. La licorne entretient cependant des relations avec différents grands fournisseurs US, dont Microsoft. Un partenariat était en effet signé avec la firme de Redmond dès 2024 – scruté par la Commission européenne.

Ces relations sont à présent renforcées. Microsoft officialise une nouvelle étape. Et pour l’entériner, l’éditeur prévoit ainsi un engagement de plusieurs milliards de dollars. Ces fonds financeront l’exploitation des capacités de calcul constituées par Mistral pour l’IA en Europe.

Microsoft développe ses partenariats avec les fournisseurs de LLM au-delà d’OpenAI. Mais il s’assure également de conserver sa place sur le marché européen malgré un appel d’air en faveur de la réduction des dépendances numériques.

Outre la consommation de l’infrastructure de GPU de Mistral AI, l’accord avec la startup prévoit l’intégration de ses modèles à ses propres outils d’IA. Ainsi, Mistral Medium 3.5 et OCR 4 débarquent dans Microsoft Foundry

Par ailleurs, Mistral Medium 3.5 est désormais intégré à Microsoft Copilot Studio. Le partenariat comprend enfin un volet déploiement des LLM. L’Américain diversifie son catalogue avec la possibilité pour les entreprises de consommer du Mistral sur du cloud public aussi bien que des environnements déconnectés.

La promesse associée ? Permettre aux organisations de conserver “la maîtrise de leurs données, de leurs opérations et de la continuité de leurs activités.” Autant de points fragilisés ou interrogés par la politique américaine en matière d’IA et par la domination des fournisseurs US.

A l’image de ses deux grands rivaux, AWS et Google Cloud, Microsoft développe en Europe son alternative souveraine. Selon l’éditeur, l’accord avec Mistral AI “renforce l’approche Microsoft Sovereign Cloud.”

Comment ? “En combinant les modèles de pointe de Mistral avec les capacités de sécurité, de conformité et la plateforme cloud-to-edge de Microsoft permettant aux clients de choisir plus librement comment et où exécuter leurs solutions d’IA.”

L’extension de ce partenariat est en outre l’opportunité pour le géant américain d’influer, ou au moins s’exprimer, sur “l’avenir de l’IA en Europe”. Un avenir largement dépendant de Nvidia, dont les “milliers de GPU NVIDIA Vera Rubin de dernière génération” de l’infrastructure Mistral.

L’ambition de l’éditeur de Redmond est également d’ancrer Azure dans le paysage européen de l’IA, y compris dans les secteurs réglementés tentés par les fournisseurs 100% UE. Son argument : des environnements cloud classiques ou Azure Local (connectés ou non).

Au choix, les environnements Azure Local peuvent “se connecter aux services et opérations Azure lorsque nécessaire”, ou bien “fonctionner indépendamment de toute connectivité externe dans les environnements les plus sensibles, contraints ou critiques.”

“Pour les secteurs réglementés nécessitant une autonomie stratégique, cette approche présente des avantages concrets. Les clients peuvent appliquer l’IA à des processus sensibles tout en alignant données, opérations et contrôles d’accès sur leurs exigences”, vante Microsoft.

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