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J’ai testé le Samsung Galaxy Z Fold 8 : mon coup de cœur pour ce petit format imparfait

J’ai testé le Samsung Galaxy Z Fold 8, un smartphone pliable qui détonne du reste de la gamme Z avec son format passeport, petit et large.

Est-il un savant mélange entre le format classique d’un Fold et celui compact d’un Flip ? Ou fait-il finalement trop de compromis en voulant combiner les deux mondes ? Ne faisons pas durer le suspens plus longtemps : j’ai eu un vrai coup de cœur pour ce Fold 8 comme je n’en avais pas eu depuis longtemps pour un smartphone.

Hélas, malgré cela, tout n’est pas parfait, loin de là. Toutefois, j’espère que Samsung continuera de peaufiner ce format sur les générations à venir. Il y a vraiment quelque chose à faire.

NB. Ce test a été réalisé avec un Galaxy Z Fold 8 prêté par Samsung.

J’avais quelques inquiétudes quant au format passeport du Samsung Galaxy Z Fold 8. J’avais peur qu’une fois l’engouement de la nouveauté passé, le téléphone me déçoive à l’usage. Eh bien, je suis heureux de voir que je m’inquiétais pour pas grand-chose.

Ce design est une réussite. J’avais déjà beaucoup aimé les Pura similaires de Huawei (mais réservés à la Chine et dépourvus des services Google) et je suis impatient de découvrir l’iPhone Ultra (Fold) qui sera aussi au format passeport, mais il n’est pas encore là. Ainsi, je pense pouvoir dire que le Galaxy Z Fold 8 est le smartphone pliable que je préfère à l’heure actuelle.

Pourquoi ? Parce qu’il trouve vraiment un juste milieu, un bon équilibre entre la promesse d’un Flip (la compacité) et la promesse d’un Fold classique (un grand écran de tablette qui se plie). Le meilleur des deux mondes, ou presque.

À titre personnel, j’ai toujours été plus Fold que Flip. En revanche, là, en quelques jours seulement, je savais que le Galaxy Z Fold 8 et son format passeport me convenaient mieux que le Fold 8 Ultra au format traditionnel.

Sur ce petit Fold 8, j’aime vraiment les deux écrans. Il n’y en a aucun sur lequel j’ai l’impression de faire de véritables compromis. Et je vais commencer par vous parler de mon utilisation de la dalle interne.

Retenez que cet écran a un ratio 4:3 et c’est sa plus grande force puisque cela offre bien deux usages distincts selon l’orientation. À l’horizontale, c’est très confortable pour regarder vos vidéos YouTube ou vos films et séries SVoD de manière confortable avec du contenu affiché en grand. À la verticale, vous avez un appareil pratique pour lire des articles de presse ou scroller sur les réseaux sociaux. On retrouve aussi un aspect liseuse à certains égards.

Le format 4:3 est aussi parfaitement adapté aux photos qu’on prend avec le smartphone. En les affichant sur l’écran interne, les clichés occupent toute la dalle et c’est très satisfaisant.

Bref, avec un grand écran 4:3, on est vraiment sur un usage proche de celle d’une tablette classique. En comparaison, je me sens plus limité par le format très carré des Fold de précédentes générations ou du Fold 8 Ultra lorsqu’ils sont dépliés. Je préfère donc largement ce que propose le Galaxy Z Fold 8 passeport.

D’autant plus que Samsung a réalisé du beau travail sur la pliure au milieu de la dalle. D’une part, sans être parfaitement invisible, elle est assez difficile à percevoir sans avoir un reflet pile au bon endroit pour vous aider. En outre, quand on est bien en face, elle est quasi imperceptible. D’autre part, et c’est le plus important, elle ne se ressent presque pas sous le doigt. C’est franchement du bon travail et ma seule crainte ici vient du fait que je ne sais pas si ça restera aussi bien sur la durée, après quelques mois d’utilisation.

Passons à l’usage du smartphone quand il est fermé, c’est-à-dire avec l’écran externe et son étrange format écrasé et large de 10:16. C’est ici que résidaient mes principales interrogations. Cet écran était-il vraiment utilisable ? Les applications s’adaptaient elles correctement ? Eh bien, pour le dire simplement, la réponse est oui.

On s’y fait très bien au quotidien et il n’y a pas de tâche particulière où cette dalle m’a posé souci hormis sur les jeux vidéo où la surface est un chouïa trop petite pour être amusante et les vidéos en verticale des réseaux sociaux (et encore, c’est tout à fait correct, mais le grand écran interne est juste bien plus chouette pour ça).

Pour vous donner un exemple, j’avais peur qu’à la moindre saisie de texte, le clavier prenne une trop grande partie de l’écran et réduise trop l’aperçu du message que je suis en train d’écrire. Mais je n’ai jamais eu à me plaindre de ce côté-là. Au contraire, grâce à la largeur de ce format, taper du texte est bien plus facile pour les gens patauds comme moi qui manquent de précision. À l’inverse, un format Fold classique est souvent plus étroit quand il est fermé qu’un smartphone standard.

Je garde un petit doute sur l’usage à une main du Fold 8 plié. À titre personnel, je n’ai pas eu à me plaindre et le fait qu’il soit possible d’accéder au panneau des raccourcis et aux notifications par un simple glissement au centre de l’écran aide bien. Idem pour la barre de recherche située en bas dans le tiroir d’applications, ce qui facilite l’accès avec le pouce. Mais selon la manière dont vous tenez l’appareil, vous pourriez ressentir une certaine gêne à la longue. Ainsi, si vous avez un doute à ce sujet, je vous recommande d’essayer le téléphone en magasin si vous en avez l’occasion.

Autre détail qui peut fâcher : le lecteur d’empreintes est positionné sur le bouton physique de déverrouillage, à droite. Très simple d’accès pour le pouce d’un droitier, il est un peu plus facétieux sous l’index d’un gaucher. Du moins, j’ai trouvé le geste moins naturel.

Voilà donc les raisons pratiques qui me font beaucoup aimer le format du Samsung Galaxy Z Fold 8. Et quand on ajoute à cela, son côté très mignon, les finitions impeccables avec des bordures plates en aluminium qui tombent bien dans la main, on tombe encore un peu sous le charme.

Ce n’est pas tout, le smartphone est fin quand il est déplié avec une épaisseur de 4,5 mm (9,7 mm quand il est fermé, ce qui reste correct pour un tel format). Son poids de 201 grammes est peut-être encore un tantinet élevé, mais ce n’est pas non plus un souci majeur à la prise en main. Replié, il se range parfaitement dans ma poche.

Pour compléter le tableau, citons un dos mat à l’arrière pour un toucher soyeux, une charnière qui dégage une bonne impression de solidité tout en facilitant l’ouverture grâce à un ajustement des aimants et ressorts, un écran interne renforcé par le Flex Titanium (un nouvel agencement des couches autour du panneau OLED) et une certification IP48.

J’ai parlé de mon usage des deux écrans du Galaxy Z Fold 8, parlons maintenant de la qualité qu’ils proposent. Pour rappel, nous sommes à chaque fois sur de l’AMOLED avec un mode 120 Hz adaptatif. Comptez sur une diagonale de 5,5 pouces à l’extérieur (Full HD+) et de 7,6 pouces à l’intérieur (QXGA+). Là encore, il y a quelques compliments à donner suite à nos mesures effectuées à la sonde et à l’aide du logiciel CalMan de Portrait Displays.

Ça commence par la luminosité maximale. Samsung promet un pic à 3000 nits et tient sa parole en HDR tout en restant vraiment très bon en SDR. Vous n’aurez donc aucun souci de lisibilité d’autant plus que la marque applique un petit traitement antireflet pas piqué des hannetons.

Le HONOR Magic V6 repousse les limites du smartphone pliable avec un design distinctif et robuste, des performances photo de haut niveau et une batterie généreuse conçue pour durer.

En revanche, pour ce qui est de la fidélité des couleurs, Samsung ne nous a pas habitués à de très bonnes performances sur les dernières années et le Fold 8 continue dans cette lancée. Le Coréen manque de précision ici avec, pour les deux écrans, un Delta E moyen sur le DCI-P3 souvent trop élevé en SDR et en HDR (c’est moins grave dans le second cas). Rappelons que cet indice doit être à 3 ou moins pour que l’œil humain moyen ne distingue pas la différence entre la couleur réelle et celle affichée par le smartphone.

En SDR, l’écran externe s’en sort encore relativement bien alors que la dalle interne est un peu aux fraises. Les deux écrans enregistrent ensuite des résultats similaires en HDR avec un Delta E au-delà de 6, ce qui est perfectible mais pas choquant : le HDR rend difficile la fidélité des couleurs au profit d’un plus grand contraste pour des images qui pètent mieux pendant vos films.

Retenez d’ailleurs que ce sont surtout les couleurs chair qui piègent le modèle de Samsung.

Précisons que les mesures que nous partageons ici ont été faites sur le mode de couleur Vif configuré par défaut. Le Galaxy Z Fold 8 se montre par ailleurs bien plus intéressant pour ce qui est de la température moyenne en n’étant pas trop éloigné des 6500 K (le niveau idéal pour un bon équilibre entre le rouge et le bleu).

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