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OpenAI Dots : une version « édulcorée » d’OpenClaw, pour les utilisateurs de ChatGPT Pro à 200 $ par mois

Les points clés à retenir sur Dots d'OpenAI OpenAI Dots exécute des agents GPT-6 sur des machines virtuelles dédiées dans le cloud. Dots promet une automatisation plus sûre, mais les autorisations restent un risque. Une productivité élevée peut s’accompagner de coûts imprévisibles. Lors de l’annonce faite dans le cadre des Dev Days, OpenAI a présenté […]

Lors de l’annonce faite dans le cadre des Dev Days, OpenAI a présenté un nouveau service qui promet d’apporter d’énormes gains de productivité, mais qui risque aussi de causer de gros maux de tête.

Baptisé Dots, ce service est une machine virtuelle (VM) basée sur le cloud, sur laquelle il est possible de déployer des agents IA alimentés par GPT-6 Astra.

En d’autres termes, c’est ce qui se passe lorsqu’une géante de l’IA rachète OpenClaw pour en faire un produit évolutif (et potentiellement) plus sûr dans le cloud.

Alors que certaines personnes ont eu du mal à saisir tout le potentiel d’OpenClaw, d’autres se sont lancées à fond, tirant pleinement parti de ses capacités plutôt époustouflantes. Comme je vois un lien direct entre ce qu’OpenClaw peut faire et ce que Dots est capable de faire, commençons par OpenClaw.

Pour être clair, rien dans l’article publié sur le blog d’OpenAI ne mentionne OpenClaw. Mais Dots lui ressemble tellement que cela vaut la peine de commencer par là.

Le génie d’OpenClaw résidait dans le fait qu’il transformait le modèle d’interaction avec l’IA, habituellement basé sur le chat, en un assistant autonome, toujours actif et doté d’une volonté propre. Il apprenait de manière quasi constante (s’il était correctement configuré) et approfondissait sa compréhension de vos besoins au fil du temps. À ses débuts, OpenClaw fonctionnait également sur un simple ordinateur personnel.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les Mac mini sont soudainement devenus si populaires. Les Mac mini sont à la fois économiques et dotés d’une architecture particulièrement bien adaptée aux charges de travail liées à l’IA.

Puis, OpenClaw a ajouté une fonctionnalité supplémentaire : la possibilité d’interagir avec lui via des outils de messagerie comme Telegram, Discord et Slack. En gros, vous discutez avec l’IA au même endroit où vous discutez avec vos amis et vos collègues.

L’inconvénient d’OpenClaw s’est manifesté immédiatement, de manière intense et surprenante : il avait tendance à devenir incontrôlable. Les utilisateurs lui accordaient un accès complet à leurs ordinateurs et à leurs réseaux, et il s’en donnait à cœur joie, faisant tout ce qu’il jugeait utile sur la base de directives très incomplètes.

J’ai mis en place une version verrouillée d’OpenClaw, qui était censée se contenter de transmettre mes messages à un autre programme, mais en l’espace de quelques jours, elle a pris le contrôle de l’ensemble de la tâche, effectuant le travail elle-même sans aucune structure ni compréhension, et marquant de la mention « Approuvé par David » des éléments que je n’avais jamais approuvés. Je l’ai désactivé et je l’ai laissé désactivé, utilisant depuis lors des processus d’agents bien plus contrôlés.

Gardez à l’esprit l’idée d’agents autonomes fonctionnant 24 h/24 et 7 j/7, qui apprennent et construisent un contexte au fil du temps, avec lesquels vous communiquez via un chat ou une application de messagerie comme Slack, et qui exécutent une IA autonome sur un ordinateur dédié.

Vous obtenez ainsi Dots. Sauf que cette fois-ci, l’ordinateur dédié est une machine virtuelle fonctionnant dans le cloud et fournie par OpenAI. Le modèle linguistique n’est pas un LLM open source gratuit ou bon marché qui peine à fonctionner dans les 128 Go de RAM de votre Mac : il s’agit de GPT-6 Astra fonctionnant dans l’infrastructure du centre de données d’OpenAI (vous faites en quelque sorte passer votre Mac mini à une structure de la taille d’une petite lune).

Ajoutez ensuite une véritable infrastructure de sécurité avec des garde-fous et des contrôles de performance. Ajoutez-y des mécanismes d’accès sécurisés aux comptes. Ah, et n’oubliez pas d’ajouter votre carte bancaire, car contrairement à OpenClaw (que vous pouvez utiliser gratuitement), OpenAI relie votre compte bancaire à son système de prélèvement automatique des frais.

En fait, parlons de la question financière avant de poursuivre, car elle est à la fois généreuse et floue. Dots vous fera sans aucun doute économiser de l’argent par rapport à l’embauche d’un assistant virtuel, d’un véritable assistant humain, ou même par rapport au temps que vous y consacreriez vous-même. Mais il prélèvera aussi régulièrement de l’argent sur vos comptes à mesure que l’IA effectuera de plus en plus de tâches.

Dots sera d’abord disponible pour les utilisateurs des formules Pro et Business Premium. Les utilisateurs Pro paient 200 $ par mois pour bénéficier d’une grande puissance d’IA, tandis que la formule Business Premium est vendue à l’utilisateur, à partir de 100 $ par mois et par utilisateur.

OpenAI a déclaré : « Les conversations avec votre Dot ne sont pas prises en compte dans vos limites d’utilisation de ChatGPT. Lorsque vous demandez à votre Dot de lancer ou de gérer des tâches dans Codex ou ChatGPT Work, ces tâches sont comptabilisées dans vos limites d’utilisation comme d’habitude. »

Jusqu’ici, tout va bien. Mais si vous faites fonctionner ces outils 24 h/24 et 7 j/7, ils vont très vite épuiser votre quota d’utilisation. L’un des aspects qui pourrait rendre les Dots particulièrement puissants est ce qu’OpenAI appelle la « recherche proactive ».

OpenAI décrit ce principe ainsi : « Lorsque vous ne l’utilisez pas activement, votre Dot cherche en arrière-plan des moyens de vous aider. Pour ce faire, il utilise les applications que vous avez déjà connectées avec des outils en lecture seule, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas envoyer de messages, modifier le contenu des applications, ni contrôler votre navigateur ou votre ordinateur. »

En substance, l’une des principales raisons pour lesquelles les Dots peuvent accomplir autant de tâches réside dans leur capacité à se connecter à quelque 4 000 autres services, tels que votre compte Gmail, Google Docs, vos conversations Slack, et bien d’autres encore. QuickBooks, par exemple. Ou des outils d’acquisition de données scientifiques. Ou encore des infrastructures de programmation comme GitHub.

En arrière-plan, le Dot analysera tous ces services connectés et commencera à répertorier ce qu’il peut apprendre, se forgeant ainsi une compréhension interne de vos besoins et de votre façon de travailler. Mais tout ce travail de répertoriage et d’agrégation consommera des cycles et des jetons. OpenAI n’a pas encore précisé dans quelle mesure cette recherche proactive entamera votre capacité d’utilisation ni quel sera son coût en termes d’achat de capacité supplémentaire.

Il est clair qu’OpenAI comprend ce qui se passe quand OpenClaw devient incontrôlable. L’entreprise a intégré une pile de sécurité complète à plusieurs niveaux dans les machines virtuelles du cloud privé qui exécutent vos Dots.

Le simple fait que les Dots fonctionnent sur leur propre machine virtuelle contribue à isoler l’IA de votre ordinateur et de votre réseau. Toute cette recherche proactive est entièrement en lecture seule ; ainsi, bien qu’elle puisse accéder à votre messagerie et à d’autres ressources précieuses, elle n’y touchera pas à moins que vous ne lui accordiez une autorisation explicite.

Remarque : vous pouvez autoriser les Dots à accéder à votre ordinateur portable. Si vous le faites, vous réduisez certaines des protections intégrées aux Dots.

L’entreprise a également intégré un « kill switch » (dispositif d’arrêt d’urgence) pour les Dots. OpenAI a déclaré : « Les mesures de sécurité intégrées aux Dots permettent de se prémunir contre les instructions malveillantes et de surveiller les comportements potentiellement dangereux. Si notre système de surveillance détecte un problème de sécurité, il peut suspendre ou arrêter le travail du Dots. »

Comme pour la plupart des tâches automatisées, il existe également différents niveaux d’autorisation d’accès aux outils et systèmes externes. Les systèmes disposent également d’une série de fonctions de révision automatique et de règles personnalisées qui aident à déterminer quelles tâches peuvent être menées à bien et lesquelles nécessitent une validation.

En ce qui concerne l’entraînement de l’IA, l’entreprise a précisé : « Par défaut, nous n’utilisons pas le contenu des espaces de travail ChatGPT Business, Enterprise ou Edu pour améliorer nos modèles. Sur les formules ChatGPT personnelles, vous pouvez choisir si les conversations et le travail de votre « dot » sont utilisés pour améliorer nos modèles. Nous n’entraînons pas directement nos modèles à partir de recherches proactives ou des notes que votre « dot » se fait à lui-même. Les informations provenant de ces sources peuvent être utilisées si elles contribuent à enrichir une conversation ou une tâche éligible, en fonction de vos paramètres. »

Le risque reste ici assez important. Les IA ont tendance à demander un nombre considérable d’autorisations, souvent pour des tâches variées et incompréhensibles (par exemple, Claude Code demande constamment d’exécuter des scripts shell denses de 30 lignes), ce qui entraîne une « fatigue des autorisations ». Juste pour pouvoir travailler, les utilisateurs ont tendance à accepter tout ce que l’IA leur demande, ce qui limite l’efficacité même des mesures de sécurité les plus rigoureuses.

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