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J'ai testé le nouveau PC portable gaming abordable d'Alienware, mais ces 3 alternatives pourraient être des choix plus judicieux

L'Alienware 15 tente de trouver l'équilibre entre prix accessible et performances, mais son succès dépend surtout des préférences de chacun.

Quand j'ai entendu parler pour la première fois d'un PC portable Alienware abordable, j'étais particulièrement enthousiaste. Qu'est-ce que j'espérais ? Un produit typiquement Alienware, proposé à un prix accessible, avec des compromis raisonnables pour y parvenir : une carte graphique un peu moins puissante, moins de RAM, et un processeur d'entrée de gamme mais performant.

Il s'avère qu'équilibrer matériel, fabrication et fonctionnalités n'est pas vraiment simple, surtout sur ce segment de marché. L'Alienware 15 tente de trouver cet équilibre à travers ses propres compromis. Reste à savoir s'ils en valent la peine.

Il embarque un écran WUXGA de 300 nits, un processeur Intel Core 7 Raptor Lake, et au choix une carte graphique RTX 4050, 5050 ou 5060, associée à 16 ou 32 Go de RAM. C'est le genre de configuration à laquelle on peut s'attendre sur un PC portable gaming d'entrée de gamme, certes, mais le prix de départ de 1 200 € ne fait ensuite que grimper, jusqu'à 1 549 € pour la version Intel Core 7 avec RTX 5060, par exemple, un tarif qui empiète directement sur le territoire de la gamme Aurora d'Alienware, dotée d'écrans de meilleure qualité.

Les performances sont malgré tout au rendez-vous, offrant une expérience de jeu tout à fait convenable, à condition d'accepter les compromis mentionnés plus haut et d'être déjà fan de la marque Alienware.

L'Alienware 15 démarre avec un processeur Intel Core 5 210H Raptor Lake sur les configurations d'entrée de gamme. Mon exemplaire de test embarquait un Intel Core 7 240H à 10 cœurs, un processeur datant de 2022, certes performant, mais un peu moins réactif que les processeurs Intel plus récents que j'ai pu tester cette année.

Côté cartes graphiques, les options démarrent avec une Nvidia GeForce RTX 3050, avec une montée en gamme possible vers une 5060 : des choix classiques pour le segment gaming abordable, que l'on retrouve également sur l'Alienware 16 de Dell. Notez toutefois que la carte graphique de l'Alienware 15 est limitée à un TDP de 85 W, en dessous de son potentiel maximal de 115 W. À titre de comparaison, le Lenovo LOQ 15, un PC portable gaming abordable concurrent que nous avons testé plus tôt cette année, embarque exactement la même carte graphique, mais avec 115 W de puissance disponible, un meilleur écran, et un prix inférieur.

Côté évolutivité, l'Alienware 15 ne propose qu'un seul emplacement M.2, mais dispose tout de même de deux emplacements SODIMM, permettant d'atteindre 32 Go de RAM en dual-channel.

Le clavier pleine taille se révèle meilleur que ce à quoi je m'attendais, avec 1,3 mm de course de touches et un retour satisfaisant. Les touches elles-mêmes rappellent d'ailleurs davantage celles d'un ordinateur portable professionnel, avec deux niveaux de rétroéclairage, mais sans effets RGB. Le pavé tactile, plutôt petit et aligné à gauche (centré sous le clavier principal), reste parfaitement fonctionnel, sans pour autant paraître particulièrement haut de gamme.

Physiquement, l'Alienware 15 adopte un design plutôt minimaliste, presque identique à celui de l'Aurora 16, à ceci près que ses ports sont situés sur les côtés plutôt qu'à l'arrière. Le châssis présente très peu de flexibilité ou de torsion, mais il faut noter qu'il ne résiste pas au test de pression avec un seul doigt.

Cela dit, il paraît aussi premium qu'une construction entièrement en plastique peut l'être, ce qui mérite d'être salué du côté de l'équipe design d'Alienware. Même les bordures en plastique autour de l'écran (un élément qui donne généralement une impression bon marché) restent ici correctes, avec la charnière surélevée de l'écran comme véritable signature esthétique.

L'écran lui-même, en revanche, n'a rien de particulièrement impressionnant. Il s'agit d'une dalle de 15,3 pouces en résolution WUXGA (1920 x 1200), plafonnée à 300 nits de luminosité. Elle grimpe certes jusqu'à un taux de rafraîchissement de 165 Hz, mais ne couvre que 62,5 % du spectre colorimétrique sRGB, ce qui se traduit par une palette de couleurs relativement terne.

Les angles de vision ne sont pas non plus particulièrement flexibles. Il vaut mieux se placer bien en face de l'écran pour en tirer le meilleur, et les 300 nits combinés à la finition mate ne conviennent pas vraiment aux environnements très lumineux. Dans un espace correctement éclairé, en revanche, l'écran remplit sa mission. Je ne recommanderais pas nécessairement cet appareil aux créateurs travaillant sur du montage photo ou vidéo, sauf à l'associer à des écrans externes.

Le port USB-C 3.2 Gen 2 situé sur le côté gauche prend en charge un transfert de données jusqu'à 10 Gbps, avec DisplayPort 1.4 et une alimentation pouvant atteindre 100 W, mais ce n'est pas le cas du port USB-C situé à droite : il faudra donc conserver le bloc de charge de 180 W pour maintenir la batterie de 70 Wh pleinement chargée. Si vous prévoyez de le transporter régulièrement, cela ajoutera un certain poids à l'ensemble, même si l'autonomie reste légèrement meilleure que ce à quoi on pourrait s'attendre sur un PC portable gaming abordable.

En utilisation bureautique classique, l'Alienware 15 a tenu environ 5,5 heures, contre environ 6,5 heures lors d'un test de streaming en mode équilibré via Wi-Fi. À ce sujet, notez que ce PC portable ne prend en charge que le Wi-Fi 6 et le Bluetooth 5.2, l'un des nombreux petits compromis effectués pour maintenir un prix abordable. En jeu, comptez moins de deux heures sur batterie, avec des performances nettement en retrait par rapport au secteur.

Les performances en jeu, en revanche, m'ont paru plutôt convaincantes sur l'Alienware 15, ou du moins conformes à ce que l'on peut attendre face à la concurrence. Les titres les plus exigeants, comme Battlefield 6, restent jouables en réduisant certains réglages graphiques, tandis que des jeux plus anciens comme No Man's Sky ou Hogwarts Legacy tournent très bien en mode performance. Là encore, les principaux points faibles restent l'écran, qui manque de vivacité colorimétrique, et les haut-parleurs orientés vers le bas, au rendu métallique et peu profond.

Les défauts de l'Alienware 15 s'expliquent surtout en regardant le marché dans son ensemble. Les PC portables gaming d'entrée de gamme ne sont tout simplement plus bon marché à l'heure actuelle, et cela vaut pour l'ensemble du secteur. Ce segment spécifique des PC gaming abordables est d'ailleurs l'un des plus durement touchés, car la formule « du matériel costaud à petit prix » n'est tout simplement plus tenable comme elle pouvait l'être il y a encore un ou deux ans.

L'Alienware 15 propose une fabrication solide et des performances tout à fait respectables, mais la vraie question reste celle du rapport qualité-prix face aux fonctionnalités proposées. Dell souhaitait concevoir un PC portable gaming d'entrée de gamme, mais il s'agit malgré tout d'un produit Alienware qui n'était pas destiné à se positionner tout en bas du marché.

Cela dit, il reste tout de même compétitif en termes de prix, et plusieurs alternatives pourraient s'avérer plus pertinentes. Par exemple, le Lenovo LOQ 15, équipé d'un processeur AMD Ryzen 5 220 et d'une RTX 5050, démarre à 1 769 € avec un écran légèrement meilleur. Pour seulement quelques centaines d’euros de plus, le MSI Katana 15 HX monte encore d'un cran, avec une RTX 5070, 32 Go de RAM, un écran QHD à 165 Hz, et un clavier rétroéclairé RGB à quatre zones.

Sans oublier, bien sûr, l'Alienware Aurora 16 de Dell lui-même, qui démarre à 1 949 € et propose de meilleures options matérielles, écran compris. Et si Dell a une particularité, c'est bien de proposer régulièrement des promotions importantes sur ses produits. En saisissant un Aurora en promotion, par exemple, il est tout à fait possible d'obtenir un meilleur matériel au même prix (voire moins cher) que l'Alienware 15.

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