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J’ai testé la JBL Xtreme 5 : l’enceinte baroudeuse musclée passe un nouveau cap

Positionnée juste en dessous de l’imposante Boombox 4 dans la gamme d’enceintes sans-fil de JBL, la Xtreme 5 vise à se montrer plus baroudeuse que sa grande sœur grâce à une sangle d’épaule amovible, tout en limitant au maximum les compromis acoustiques. Face à son aînée la Xtreme 4, lancée deux ans plus tôt, ce nouveau modèle progresse sur plusieurs points : une résistance renforcée aux immersions et aux chocs grâce à une certification IP68, un châssis plus robuste et une architecture sonore repensée.

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Le fabricant a également revu le gabarit de l’enceinte à la hausse et optimisé son acoustique pour offrir davantage d’extension dans les basses. Elle inaugure par ailleurs des éclairages dynamiques personnalisables, une première sur ce format chez JBL. L’enceinte perpétue en revanche les grandes forces de sa devancière, à savoir la compatibilité Auracast pour le chaînage avec d’autres enceintes compatibles et une batterie facilement remplaçable par l’utilisateur.

L’enceinte utilisée pour ce test a été prêtée par le constructeur.

Reprenant le tissu maillé, la bandoulière avec décapsuleur intégré et le format cylindrique irrégulier de sa devancière, la Xtreme 5 ne bouleverse pas les codes esthétiques de la gamme. Bien qu’encore loin d’atteindre le gabarit de la Boombox 4, elle gagne tout de même quelques centimètres en longueur et près de 800 grammes par rapport à la Xtreme 4, pour un poids final de 2,9 kg et des dimensions de 34,6 x 16,5 x 15,5 cm.

Cette prise de volume s’explique en grande partie par une architecture sonore plus ambitieuse. En outre, l’enceinte propose des renforts latéraux encore plus proéminents que ceux de sa devancière, destinés à mieux protéger ses radiateurs passifs des chocs.

Si elle conserve l’allure légèrement surélevée de la Xtreme 4, la nouvelle mouture adopte une base presque entièrement recouverte de caoutchouc.

Les commandes et crochets métalliques sont désormais intégrés à un large module en silicone qui recouvre une grande partie de la face supérieure. Selon moi, ce n’est pas vraiment idéal, car cette surface attire la poussière, qu’il faut régulièrement retirer d’un coup de chiffon.

Cependant, cet assemblage soigné et ce châssis renforcé inspirent confiance en matière de durabilité : on remarque notamment une façade avant en plastique plus rigide que sur la Boombox 4. Comme évoqué un peu plus haut, JBL a ajouté une paire d’éclairages dynamiques personnalisables, baptisés Edge Light UI et déjà aperçus sur la petite Go 5.

La réparabilité est un point fort puisque la Xtreme 5 permet toujours le remplacement de sa batterie, logée sous l’enceinte et accessible à l’aide d’un simple tournevis Torx.

Trop volumineuse pour se glisser dans un sac à dos, la Xtreme 5 relève davantage de la catégorie des enceintes transportables que de celle des enceintes véritablement portables au quotidien. Cela dit, la bandoulière incluse permet de la transporter facilement, voire de l’accrocher un peu partout.

Sur le plan de la résistance, la Xtreme 5 passe d’une certification IP67 (Xtreme 4) à une certification IP68. Elle conserve donc une excellente résistance à la poussière, tout en pouvant désormais être immergée plus profondément et plus longtemps dans l’eau douce – jusqu’à 30 minutes sous 1,5 mètre d’eau. On regrette néanmoins l’absence d’une trappe de protection en caoutchouc pour le port USB-C, ce qui impose d’attendre le séchage complet de l’enceinte avant toute recharge.

La Xtreme 4 faisait déjà partie des premières enceintes JBL à bénéficier des fonctions de connectivité les plus récentes de la marque, et la Xtreme 5 ne déroge pas à la règle. Outre les codecs Bluetooth les plus classiques comme le SBC et l’AAC, l’enceinte embarque la norme Bluetooth 6.0 ainsi que le protocole LE Audio, qui ouvre la voie au codec basse latence LC3 et aux applications de partage audio universel via Auracast.

La JBL Xtreme 5 abandonne la configuration à deux woofers de sa devancière au profit d’un unique haut-parleur de graves de plus grand diamètre, positionné au centre de la face avant. Ce transducteur mesure 98 x 145 mm et affiche une surface de rayonnement supérieure. Il est flanqué de deux tweeters à dôme de 20 mm, installés symétriquement de part et d’autre du woofer, qui prennent en charge le haut du spectre et assurent une restitution stéréo des aigus.

Cette nouvelle disposition s’accompagne de deux radiateurs passifs, situés sur les flancs de l’enceinte, dont la surface a été agrandie d’environ 50 % par rapport au modèle précédent, selon JBL, afin de déplacer davantage d’air et de soutenir l’extension dans le grave.

Lorsqu’elle est branchée à une prise de courant, l’enceinte profite d’une amplification totale de 130 W, répartie entre 90 W RMS pour le woofer et 20 W RMS pour chacun des deux tweeters. Sur batterie, cette puissance redescend à 60 W RMS pour le woofer et 15 W RMS par tweeter.

Le fait de regrouper les basses sur un woofer central mono limite en théorie la séparation stéréophonique dans le bas du spectre, mais ce choix profite toutefois à la cohérence et à l’impact perçu, les deux woofers de l’ancien modèle étant de toute façon trop rapprochés pour offrir une réelle séparation sensible dans les basses et médiums.

L’application JBL Portable propose une interface ludique et une prise en main intuitive, même si elle peut parfois mettre un certain temps à reconnaître l’enceinte lors du premier appairage. Associée à la Xtreme 5, elle ne regorge pas de fonctionnalités, mais elle est surtout utile pour consulter le niveau d’autonomie restant ou gérer les éclairages pour appliquer différents effets.

Ces éclairages se révèlent d’ailleurs plus complets que ceux de la petite Go 5, avec pas moins de six animations dynamiques disponibles ainsi qu’un réglage précis de la couleur via une roue chromatique.

Pour le reste dans l’application, on ne note pratiquement aucun changement majeur par rapport à la génération précédente, si ce n’est le passage d’un égaliseur classique à un égaliseur à sept bandes, plus précis pour personnaliser l’écoute. Les menus dédiés à la gestion des paires stéréo et des enceintes jumelées via Auracast sont d’une grande efficacité, et il reste toujours possible de désactiver le guide vocal pour utiliser l’enceinte en toute discrétion.

Les commandes physiques, elles, sont désormais toutes intégrées à la partie en silicone de la face supérieure. Une première rangée regroupe des boutons en relief permettant de régler le volume, la lecture et le passage des pistes via des doubles et triples appuis sur la touche lecture/pause. Sur la seconde rangée figurent des commandes caoutchouteuses rétroéclairées dédiées à la mise sous tension, l’appairage Bluetooth et la gestion de la fonction Auracast.

Avec sa paire de tweeters conservée mais disposant d’un unique woofer de plus grand diamètre, l’enceinte offre une accentuation légère des extrémités du spectre par rapport aux modèles plus neutres de la gamme JBL. Sa réponse demeure globalement maîtrisée et dénuée d’excès rédhibitoires. Comme les autres modèles récents de la marque, la Xtreme 5 tire une partie de son caractère d’un bas-médium légèrement creusé, qui met en valeur une accentuation autour de 60 Hz favorisant la définition du sub tout en évitant un excès de plénitude susceptible d’empiéter sur les éléments sonores fondamentaux.

Je trouve que cet équilibre flatte l’impact des grosses caisses sans jamais verser dans l’outrance, tout en conférant une certaine rondeur à des basses naturellement contrôlées. L’enceinte ne donne jamais l’impression de manquer de corps ou de précision générale, et son extension dans les basses, audible jusqu’à 40 Hz, rivalise presque avec celle de la massive Boombox 4 – un atout non négligeable pour sonoriser une grande pièce ou préserver un bon équilibre sonore en extérieur.

Dans l’aigu, la Xtreme 5 offre une réponse relativement chargée : une accentuation au-delà de 10 kHz confère une certaine brillance aux charleys et aux cymbales, parfois un peu envahissante sur des morceaux déjà riches en percussions métalliques. Ce pic profite néanmoins davantage à l’aération et au niveau de détail qu’il n’accentue les sifflantes vocales, qui conservent un caractère naturel. Malgré cette emphase dans le grave et l’aigu, les médiums ne paraissent jamais en retrait. On profite ainsi d’une belle énergie et d’un très bon niveau de détail, avec des voix claires, propres et présentes, sans projection excessive ni dureté.

Le principal atout de la Xtreme 5 reste toutefois sa réserve de puissance impressionnante. À l’instar de la Boombox 4, elle peut dépasser les 85 dB sans compression dynamique dans les basses, donc jouer à un niveau déjà soutenu sans introduire de déséquilibre fréquentiel notable. Ce n’est qu’aux alentours de 91 dB que le haut du spectre commence à se montrer plus agressif, un seuil qu’il sera toutefois rarement nécessaire d’atteindre au quotidien. À cela s’ajoute un niveau de distorsion remarquablement faible, quel que soit le volume d’écoute.

JBL met aussi en avant l’intelligence artificielle sur cette génération, promise dès la fiche produit. La marque distingue deux fonctions. L’AI Sound Boost analyse le signal en temps réel pour préserver des basses propres et profondes même à volume maximal, quand le Smart EQ adapte automatiquement la signature sonore au type de contenu (musique, podcast, film). Deux mécanismes censés expliquer, au moins en partie, la maîtrise de la distorsion relevée plus haut.

Enfin, l’enceinte convainc par son excellente dynamique et sa scène stéréo relativement ample au regard de son format.

En contrepartie, ses trois haut-parleurs étant regroupés sur la face avant, elle reste assez directive et perd rapidement en équilibre hors axe. Le mode Playtime Boost, qui réduit les basses pour préserver l’autonomie, est à réserver aux écoutes à très faible volume. Il est préférable de ne pas placer l’enceinte trop près d’un mur afin d’éviter une accentuation excessive du grave.

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