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Mercedes est en plein renouvellement de sa gamme électrique. Après la CLA, le GLB et le GLC, c’est la Classe C qui passe à l’électrique, et devrait prendre la place de la Mercedes EQE dans la gamme.
Après une première découverte statique, nous avons pu prendre le volant de cette Classe C électrique en Finlande. Et vous allez voir qu’elle a plusieurs arguments face à la concurrence, comme la BMW i3 ou l’Audi A6 e-tron.
L’ancienne génération de voitures électriques de Mercedes était un peu déroutante en ce qui concerne le design. Le constructeur avait fait le choix de voitures ultra-aérodynamiques favorisant l’efficience au détriment des codes de la marque.
Avec cette nouvelle Mercedes Classe C 400 EQ, le constructeur conserve la silhouette très aérodynamique de la Mercedes EQE, mais a retravaillé l’avant de la voiture avec une nouvelle calandre dérivée du Mercedes GLC. Cette calandre dépasse légèrement du reste du bouclier et l’inspiration semble venir de la Mercedes 600 W100, une référence qui n’est pas anodine tant la Mercedes 600 a marqué l’histoire de l’automobile.
Cette grande calandre est illuminée la nuit par des LED blanches, tout comme l’étoile. Cette dernière est désormais intégrée à la calandre et non plus au capot, comme sur les anciennes Classes C et E. Le coefficient de traînée est de 0,22, ce qui favorise l’efficience.
De profil, on remarque des poignées de portes affleurantes à la carrosserie. Elles sortent et se rétractent automatiquement grâce à un petit moteur électrique.
À l’arrière, on remarque un bandeau noir traversant le coffre ainsi qu’une signature lumineuse en forme de quatre étoiles Mercedes, les mêmes que l’on retrouve dans les projecteurs avant.
La Mercedes Classe C 400 4MATIC est ainsi une élégante berline tricorps de 4,88 m de long, 1,89 m de large et 1,50 m de haut. Mais surtout, la Mercedes Classe C a beaucoup grandi : avec 4,88 m de long, elle mesure 13 cm de plus que l’actuelle Classe C thermique et seulement 6 cm de moins que la Mercedes Classe E thermique.
Avec 4,88 m de long et un empattement de 2,96 m, la Mercedes Classe C ne manque pas d’espace à bord. Les passagers avant sont royalement installés dans des sièges offrant un bon compromis entre confort et maintien.
À l’arrière, la banquette est accueillante pour des adultes qui ne manquent pas de place pour les jambes et la tête. Ce sont les passagers arrière qui profitent le plus du toit panoramique à cristaux liquides permettant de l’opacifier. Il est également possible d’afficher des étoiles Mercedes rétroéclairées en motif dans ce toit de verre.
En ce qui concerne le coffre, il offre un volume de 470 litres. La banquette arrière est rabattable et offre la possibilité d’abaisser uniquement la place centrale pour glisser des skis, par exemple. En revanche, le coffre est une malle et non un hayon, ce qui rend un peu plus difficile le chargement d’objets volumineux.
Sous le capot, le coffre avant ajoute 101 litres de chargement. Son ouverture est facile, car le logo Mercedes situé à l’extrémité du capot est en réalité un bouton d’ouverture. Il suffit ensuite de tirer sur la poignée située sous le capot, facilement accessible, pour l’ouvrir avec l’aide de vérins.
Mais au-delà des simples considérations d’habitabilité, il faut saluer le choix des matériaux. Que ce soient les cuirs, les plastiques ou les métaux, l’ensemble des éléments intégrés à notre Mercedes Classe C AMG Line est flatteur.
Nul doute, Mercedes figure toujours en haut de la hiérarchie des constructeurs de voitures premium. D’autant que le constructeur travaille aussi sur son système d’infodivertissement afin d’offrir une expérience immersive unique.
Je suis maintenant habitué aux voitures proposant des systèmes d’infodivertissement modernes, avec parfois trois écrans, dont un pour le passager. Mais aucun ne m’avait autant bluffé que celui de Mercedes.
Notre modèle était équipé de l’écran MBUX Hyperscreen de 39,1 pouces, sans bordures. De série, il y a bien trois écrans, mais avec des bordures. L’option coûte environ 1 500 euros pour bénéficier de l’Hyperscreen sans bordures et elle est vraiment à conseiller.
C’est simple, les passagers avant font face à un seul grand écran comprenant le compteur, l’infodivertissement et l’écran passager. La réactivité de l’écran est exemplaire : il réagit aussi bien au toucher qu’à la voix grâce à l’IA « Hey Mercedes », qui s’améliore perpétuellement. La définition de l’écran est excellente, tout comme le contraste des couleurs et la luminosité.
Si l’écran est flatteur, quelques fonctions peuvent être agaçantes, comme l’absence de commande au volant pour changer de musique. Il faut taper sur une petite touche de l’écran tactile en tendant le bras, car l’écran est finalement un peu loin du conducteur, selon sa position de conduite.
Mercedes indique qu’il est possible de changer le média en cours de lecture à l’aide de l’assistant vocal, mais je ne veux pas forcément dire à chaque fois : « Hey Mercedes, passe à la musique suivante. »
D’un autre côté, cet assistant vocal est intelligent. On peut, par exemple, lui demander de rechercher un type de restaurant près de nous ou à destination, de réserver une table, puis de trouver un parking ou une borne de recharge, tout en lui précisant si l’on souhaite une borne rapide ou non. Tout cela fonctionne grâce à la base de connaissances de Google.
Bien évidemment, vous pouvez utiliser la réplication de votre smartphone via Android Auto ou Apple CarPlay sans fil. On retrouve également deux emplacements de recharge par induction pour smartphone. Enfin, deux prises USB-C sont dissimulées sous la console centrale flottante et deux autres sont à disposition des passagers arrière, à l’arrière de l’accoudoir central.
Mercedes nous a fait une démonstration de ses recherches sur les aides à la conduite. La Mercedes Classe C 400 est équipée de 27 capteurs répartis tout autour du véhicule, avec une unité de calcul spécifique cachée dans l’aile arrière gauche afin de tout coordonner. Le système est si développé que cette unité de calcul doit être refroidie par eau grâce à un système de watercooling.
Tout cela a pour but d’offrir des aides à la conduite toujours plus sécurisantes. Lors de l’essai, Mercedes a simulé plusieurs situations du quotidien propices aux accidents, comme un croisement à une intersection ou encore un piéton traversant, caché derrière un véhicule, afin de nous montrer les qualités du système PRE-SAFE.
Concernant la conduite autonome, Mercedes propose un système évolué avec notamment le régulateur de vitesse Distronic, permettant de s’adapter à la vitesse du véhicule précédent ou à la limitation de vitesse en vigueur. L’aide au maintien dans la voie est efficace et empêche la voiture de dévier de sa trajectoire.
Elle suit également correctement la route dans les virages. Il est aussi possible d’équiper la Mercedes Classe C électrique du système MB.Drive Assist avec assistant de changement de voie, qui prend en charge les changements de file par une simple pression sur le levier de clignotant.
Ce n’est pas une surprise si je vous dis que la Mercedes Classe C 400 est équipée d’un planificateur d’itinéraire. Il est devenu indispensable pour toutes les voitures électriques à vocation routière.
Il est alors possible de planifier ses longs trajets avec le système de navigation du véhicule, qui prendra en compte la consommation électrique, la distance et les bornes disponibles sur le parcours afin d’offrir le meilleur temps de trajet jusqu’à la destination.






