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Après la découverte d’une faille majeure dans WordPress, l’alerte des experts français

L’exploitation combinée de deux vulnérabilités permet de prendre le contrôle de certains sites basés sur WordPress. La gravité de la faille fait craindre des tentatives d'exploitation en masse.

En plein dans l’été, ça va être « la boucherie », s’inquiète un internaute de la communauté de l’hébergeur OVHcloud. La nouvelle faille dans le très populaire système de gestion de contenus WordPress, baptisée « wp2shell », suscite en effet d’importantes craintes. Par la voix de son centre de veille et de réponse à incidents, le Cert-FR, le cyberpompier français vient ainsi de prévenir qu’il anticipait « des tentatives d'exploitations en masse ».

Un avertissement doublé par le groupement d’intérêt public Cybermalveillance, qui a lui lancé une « AlerteCyber ». « Des cybercriminels pourraient très prochainement exploiter ces failles pour conduire des attaques massives contre les systèmes vulnérables », avertit ainsi la structure dans un communiqué.

Il existe pourtant déjà des correctifs qui permettent de se protéger avec une première mise à jour publiée le 17 juillet. « Une grande partie des wordpress ont été automatiquement mis à jour par le process interne de mise à jour automatique », constate sur le forum OVHcloud l’un des responsables du célèbre de Roubaix.

Reste toutefois tous ceux qui avaient désactivé cette fonctionnalité. Pour ces derniers, OVHcloud a appliqué un filtrage des accès pour « réduire au maximum l'exploitation de la CVE ». Une faille jugée « exceptionnelle de par sa portée », car « il est rare d'en voir dans le core de WordPress directement », précise ce salarié d’OVHcloud.

Cette vulnérabilité a été découverte par Adam Kues, un expert de l’entreprise britannique Searchlight Cyber. Concrètement, « wp2shell » renvoie à l’exploitation combinée de deux vulnérabilités. La première, CVE-2026-63030, est une faille de confusion de route. Il s’agit « de faire passer une requête vers un gestionnaire non destiné à la recevoir et de contourner le contrôle d'authentification », détaille le Cert Santé.

La seconde, CVE-2026-60137, est une faille par injection SQL, pour obtenir une exécution de code arbitraire sur un serveur. Résultat : « un attaquant peut exploiter ces deux vulnérabilités pour obtenir une exécution de code arbitraire à distance dans les versions 6.9 et ultérieures de WordPress Core », résume le Cert-FR.

Une fois le loup dans la bergerie, il est alors possible pour l’attaquant d’extraire des informations sensibles, par exemple les comptes utilisateurs, des condensats de mot de passe ou encore des contenus privés, énumère l’entreprise française de cybersécurité Own.

L’attaquant peut également s’ouvrir des droits administrateurs, prévient enfin la société. Pour derrière « installer de nouveaux plugins, déposer des fichiers type webshell afin d’obtenir un accès sur le serveur où WordPress est déployé ».

L’entreprise britannique à l’origine de la découverte de la faille a mis en place un portail pour vérifier si son site est concerné. Trop tard pour cet administrateur qui cherche à s’aviser, sur un forum de la communauté wordpress francophone, de la méthode pour recommencer un site suite à un piratage. Vraisemblablement à la suite de « wp2shell », précise-t-il…

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