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Actualité : Citroën, Dacia et Suzuki dépassés en un an à peine par un inconnu venu de Chine

C'est à l'été 2025 que Chery pose ses valises au Royaume-Uni. Puis, en septembre 2025, commencent les premières immatriculations. Après trois véhicules proposés, c'est au printemps 2026 qu'un quatrième est lancé. Le catalogue se compose intégralement des SUV de la gamme Tiggo.

Sur le mois de juillet, Honda est à 1 362 immatriculations. Et si l'on ajoute celles de Mazda, le total monte à 2 912 unités. Chery a immatriculé 3 212 voitures au Royaume-Uni, soit plus que ces deux noms historiques installés depuis des décennies au Royaume-Uni.

Et ce n'est pas tout, puisque même Citroën se fait coiffer au poteau au Royaume-Uni, où le constructeur vend ses modèles depuis 1919. La marque totalise 18 324 immatriculations sur les sept premiers mois de 2026, contre 21 181 pour Chery. Idem pour Dacia et Suzuki, qui subissent le même sort, celui d'être détrônés par un constructeur chinois encore inconnu l'an dernier.

Il aura fallu moins de 12 mois à Chery pour passer de rien du tout à un statut de gros vendeur en volume. Sur le mois de juillet, les immatriculations de Chery montent même à 12 117 unités si l'on ajoute ses marques sœurs. Omoda a immatriculé 3 403 véhicules, et c'est 5 502 pour Jaecoo.

Toyota et Volkswagen plafonnent à 6 653 et 14 904 pour l'an dernier. Omoda et Jaecoo ont même franchi la barre des 100 000 ventes cumulées au Royaume-Uni avec une part de marché de 5,7 % le mois dernier. Pour l'ensemble du marché britannique neuf, c'est une progression de 11,7 % sur le mois, avec 156 571 immatriculations. En mars 2026, la Jaecoo 7 s'est hissée au sommet en tant que première voiture chinoise en tête du classement mensuel des ventes britanniques.

Mais cette réussite, qui doit plaire aux actionnaires et dirigeants de Chery, cache le fait qu'en Europe, les entreprises chinoises s'installent durablement et menacent les constructeurs historiques. En mai 2026, les marques chinoises ont capté 10,7 % des immatriculations européennes, pendant que des investisseurs du pays rachètent les fournisseurs locaux à tour de bras.

Le cabinet AlixPartners parle de 16 % en 2030, soit le double de sa prévision deux ans auparavant. Sur l'année 2026, JATO Dynamics attend plus de 1,3 million de véhicules chinois immatriculés en Europe. En 2020, ces entreprises venues de Chine écoulaient un peu plus de 50 000 unités sur le Vieux Continent.

Bref, la progression est rapide, et ce ne sont sûrement pas les frais de douane de Bruxelles qui découragent ces entreprises soutenues par le Parti communiste chinois. L'Union européenne applique des droits compensateurs qui montent jusqu'à 35,3 % sur les voitures électriques chinoises, en plus des 10 % de droits de douane. Bruxelles songe aussi à taxer les véhicules hybrides chinois, dont ceux de Geely et BYD.

Mais le Royaume-Uni a quitté l'Europe et n'a rien mis en place de comparable. Chery et d'autres constructeurs chinois en profitent pour grignoter des parts du gâteau jusqu'à, à terme, en avoir une grosse partie rien que pour eux.

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