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Quand la firme de Burbank a racheté la 20th Century Fox, elle n’a pas seulement hérité d’un catalogue de blockbusters : elle a mis la main sur un coffre-fort de pures horreurs cinématographiques. Disney+ regorge de très bons films d’horreur, aussi bien pour les ados que pour les adultes. On a aussi fait la liste des meilleurs films d’horreur sur Prime Video et du meilleur de la terreur sur Netflix.
Le chef-d’œuvre absolu de David Cronenberg demeure une leçon d’anatomie inégalée dans le genre du body horror. Jeff Goldblum y livre une prestation habitée et tragique dans le rôle de Seth Brundle, un scientifique génial dont la tentative de téléportation tourne au cauchemar absolu lorsqu’une simple mouche s’introduit dans le caisson.
Loin d’un simple film de monstre kitsch des années 80, le film ausculte la décomposition lente, répugnante et inexorable de la chair humaine. Dents qui se déchaussent, ongles qui s’arrachent, sécrétions corrosives : le travail des effets spéciaux prothétiques reste d’une efficacité traumatisante pour l’époque. Sous le gore le plus crade se cache pourtant l’une des histoires d’amour les plus déchirantes du cinéma fantastique.
Si vous pensiez que le dating moderne via les applications était un parcours du combattant, ce premier film signé Mimi Cave va vous donner des sueurs froides définitives. On y suit Noa (Daisy Edgar-Jones), désillusionnée par les rendez-vous foirés, qui tombe sous le charme de Steve (Sebastian Stan), un chirurgien séduisant et drôle rencontré par hasard dans un rayon de supermarché.
Après un week-end romantique improvisé, le piège se referme brutalement : Steve est en réalité un fournisseur très spécial pour une élite d’épicuriens fortunés adepte de chair humaine. Cynique, dérangeant et porté par une bande-son pop, Fresh capture le cauchemar de la chosification des femmes avec une violence saisissante. Sebastian Stan est parfait en psychopathe.
Anya Taylor-Joy et Nicholas Hoult s’embarquent vers une île privée ultra-exclusive pour dîner chez Julian Slowik (Ralph Fiennes), un chef étoilé adulé qui a transformé la cuisine en une religion sociopathe. Mais au fil des plats d’une sophistication ridicule, la dégustation vire au piège mortel : chaque service est pensé pour punir les invités, une bande de bourgeois superficiels, de critiques culinaires pédants et de financiers corrompus.
Ce huis clos théâtral et sanglant fonctionne comme une satire sociale. Ralph Fiennes insuffle une terreur glaciale à chacune de ses interventions, gérant son personnel de cuisine comme une secte prête à mourir pour sa vision artistique. On comprend mieux pourquoi il a été choisi pour Voldemort dans Harry Potter.
Samara Weaving irradie littéralement l’écran dans cette comédie horrifique jouissive réalisée par le collectif Radio Silence. Le pitch est d’une simplicité diabolique : une jeune femme d’origine modeste épouse le descendant d’une richissime dynastie spécialisée dans les jeux de société. Mais pour être officiellement intégrée à la famille, la mariée doit se soumettre à une tradition nocturne rituelle.
Manque de bol, la carte tirée au sort est « Cache-cache », et la belle-famille dégaine arbalètes, fusils de chasse et haches pour la traquer dans le manoir gothique familial avant l’aube. Ce qui suit est une course-poursuite frénétique et incroyablement gore.
Dan Trachtenberg a accompli l’impossible : dépoussiérer une franchise en perdition depuis des décennies en lui redonnant toute sa sauvagerie originelle. Exit les technologies futuristes et les laboratoires gouvernementaux : l’action est délocalisée en 1719, au cœur des Grandes Plaines, au sein de la nation Comanche.
Naru (Amber Midthunder), une jeune guerrière déterminée à prouver sa valeur à sa tribu, se retrouve traquée par un Predator primitif mais redoutablement armé. Le film brille par son économie de dialogues et sa mise en scène folle, où chaque affrontement dans la boue, les forêts et les hautes herbes ressemble à un combat de survie d’une brutalité inouïe. On vous conseille de le regarder en langue comanche pour l’immersion.
Le réalisateur français Alexandre Aja a signé avec ce métrage l’un des rares remakes de l’histoire du cinéma capables de surpasser le classique d’origine de Wes Craven. L’histoire reste fidèle aux bases : une famille américaine moyenne voit son voyage en camping-car basculer dans l’enfer absolu lorsque leur véhicule tombe en panne au milieu d’une zone d’essais nucléaires désaffectée du Nouveau-Mexique.
Mais Alexandre Aja pousse tous les curseurs au maximum : traqués par une tribu de mutants dégénérés et cannibales, les protagonistes sont confrontés à une violence crue, sadique et asphyxiante. C’est tout simplement affreux.
Oubliez la version de 1989 : c’est bien la relecture moderne et glaciale signée Kevin Kölsch et Dennis Widmyre qui figure au catalogue. Si le point de départ reste identique, l’installation de la famille Creed à Ludlow et la découverte d’un cimetière indien capable de ressusciter les morts, cette version 2019 s’offre un twist narratif particulièrement audacieux qui prend à revers les connaisseurs du roman. En sacrifiant un autre membre de la famille que dans l’œuvre originale, le film gagne une lourdeur psychologique particulièrement malsaine.
Sorti dans l’indifférence la plus totale en pleine crise sanitaire avant d’accéder au rang de film culte sur le web,The Empty Man est une œuvre atypique de plus de 2h20. L’histoire débute comme une enquête policière classique menée par un ancien flic brisé (James Badge Dale) sur la disparition mystérieuse d’une adolescente liée à une légende urbaine locale.
Mais le réalisateur David Prior refuse tous les clichés du genre. Le récit glisse progressivement vers l’horreur psychologique, le thriller ésotérique et l’angoisse cosmique lovecraftienne.
Darren Aronofsky plonge Natalie Portman dans un opéra de démence et de body horror psychologique au cœur de la compagnie de ballet de New York. Choisie pour incarner à la fois le Cygne Blanc et le sombre Cygne Noir dans une nouvelle production ambitieuse, Nina s’enfonce dans une quête de perfection artistique qui va littéralement disloquer son esprit et son corps.
Rivalité toxique avec une rivale séduisante (Mila Kunis), pression étouffante d’une mère abusive (Barbara Hershey) et hallucinations corporelles cauchemardesques (peau qui s’écaille, os qui se brisent) : la caméra à l’épaule d’Aronofsky rend fou.
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