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☕️ Meta réduit la voilure en France : un tiers des effectifs visé par un plan de départs

Meta voudrait se séparer d’un tiers de ses effectifs en France. Le géant des réseaux sociaux s’apprêterait en effet à lancer un plan de départs volontaires dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective négociée depuis juillet, selon La Lettre. Le groupe emploie 300 salariés au sein de sa branche française : le plan concernerait donc jusqu’à une centaine de postes.

Ce plan de départs serait la concrétisation pour la France de la vague de licenciements annoncée fin août par Meta, touchant 8 000 salariés (soit 10 % des effectifs mondiaux). On a échappé au pire : à l’origine, Mark Zuckerberg avait imaginé se passer de 60 % du personnel de son entreprise.

Dans l’Hexagone, Meta proposerait des conditions de départs de 2,15 mois de salaire par année d’ancienneté et un congé mobilité de dix mois (rémunéré à hauteur de 80 % du salaire brut). De quoi peut-être attirer des candidats. Comme le rappellent Les Échos, 88 salariés avaient quitté Meta France lors d’une précédente rupture conventionnelle collective en 2023 (la filiale comptait alors 350 salariés).

Le groupe s’est engagé dans une course folle à l’IA depuis plusieurs années, occasionnant une restructuration en profondeur et des réassignations de postes (7 000 annoncées mi-mai) pour réduire les couches de management et améliorer la productivité.

Dans son manifeste pro-IA, Mark Zuckerberg avait assuré que cette technologie allait provoquer une « abondance d’emplois à l’avenir » : « Il y a bien davantage d’entreprises et de services utiles à créer que ce que les gens sont aujourd’hui en mesure de réaliser », affirmait-il.

« La taille des entreprises pourrait diminuer, comme cela a été le cas lors du passage des géants industriels aux entreprises technologiques. Mais cela ne signifie pas moins d’emplois au total. Cela suppose un plus grand nombre d’entreprises, chacune employant moins de personnes. »

Les promesses d’abondance d’emplois n’engageant que ceux qui y croient, pour le moment il faudra faire avec leur attrition.

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