Après le poker menteur, le DNS menteur
![[Tuto] Installer facilement son propre résolveur DNS sur Raspberry Pi, VM Freebox, VPS [Tuto] Installer facilement son propre résolveur DNS sur Raspberry Pi, VM Freebox, VPS](https://next.ink/wp-content/uploads/2026/03/tuto2.webp)
Vous n’avez plus envie de dépendre d’un résolveur DNS externe, que ce soit celui de votre FAI ou d’un géant du numérique ? Alors Next vous propose un petit tuto avec unbound. Quelques lignes suffisent pour le mettre en place et le configurer sur un Raspberry Pi, une VM de Freebox et un VPS.
C’est quoi le DNS et pourquoi avoir le sien ?
Le DNS fait le lien entre un nom de domaine et une adresse IP d’un serveur, permettant ainsi d’arriver au bon endroit. Par exemple, pour accéder à Next.ink, l’IP correspondante est 45.147.208.45 en v4 et 2a06:c484:4::cafe en v6.
En France, les FAI proposent leur propre résolveur DNS, mais il est possible d’en utiliser d’autres. Des géants du Net comme Google et Cloudflare en proposent ouverts au public, l’Europe aussi depuis juin 2025 avec DNS4EU. Comme le DNS fait le lien entre le nom de domaine et l’adresse IP du serveur, un résolveur peut aussi bloquer certaines demandes ; on parle de DNS menteur.
- [Dossier] Internet, mode d’emploi : de l’URL à l’IP avec le DNS (partie 2)
- Le résolveur européen DNS4EU est disponible, avec ou sans « protections »
- mVPN de Free Mobile : analyse technique et performances du VPN gratuit
DNS4EU, par exemple, est disponible avec ou sans « protections », ces dernières étant un filtrage sur des noms de domaines jugés malveillants ; il est repris par Free Mobile avec son mVPN. En France, nous avons aussi l’Arcom qui utilise massivement le blocage DNS avec plus de 15 000 noms de domaines bloqués depuis 2022. Ces blocages ordonnés par la justice avaient poussé OpenDNS à quitter la France.
Nous allons voir qu’installer son propre résolveur est simple. Vous prenez vos informations à la source sans dépendre d’un tiers, qui pourrait vous « mentir », bloquer certaines demandes, etc. Stéphane Bortzmeyer, spécialiste des réseaux et du DNS, recommandait dès 2013 d’avoir son propre résolveur DNS « en raison de l’intensification de la censure utilisant le DNS ». 13 ans plus tard, c’est toujours le cas.
Cela ne demande quasiment pas de ressources et un résolveur peut donc tourner sur à peu près n’importe quoi. Nous allons l’installer sur trois types de machines : un Raspberry Pi (qui peut aussi servir à d’autres choses en plus de résolveur DNS), une VM dans la Freebox Delta (ou Ultra) et enfin un VPS externe chez un hébergeur.






