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Test MatePad Pro Max : une tablette 100 % Huawei et 90 % convaincante

Un design premium, un affichage OLED mat et une productivité digne d'un PC sont les principaux arguments mis en avant pour promouvoir la nouvelle MatePad Pro Max de Huawei. Cette tablette haut de gamme se distingue également de ses concurrentes par son système d'exploitation propriétaire, HarmonyOS, et son processeur Kirin maison. En pratique, ça donne quoi ?

Plusieurs éléments sont pris en compte lorsqu'on décide d'investir dans une nouvelle tablette. La plupart sont d'ordre matériel : son design, ses performances, sa qualité d'affichage, son autonomie, etc. Toutefois, l'aspect fonctionnel peut aussi avoir son importance. Et si quasiment toutes les tablettes fonctionnent sous Android, complété d'une surcouche logicielle développée par chaque constructeur, avec – pour chacune – des fonctions ou des applications spécifiques, plus ou moins originales, il existe néanmoins quelques exceptions.

La première concerne les PC portables dits transformables en tablette (avec un clavier détachable), à l'instar de la Surface de Microsoft, qui fonctionnent sous Windows. Le constructeur chinois Huawei en est une autre. Depuis ses déboires avec le gouvernement américain, qui lui ont valu l'interdiction d'utiliser le système et les applications de Google, Huawei a dû trouver un plan B pour s'adapter. Ainsi est né le système d'exploitation HarmonyOS, qui est présent sur la tablette MatePad Pro Max.

Nous allons donc passer en revue tous les aspects de cette nouvelle tablette haut de gamme. Son équipement est-il à la hauteur de son prix ? Et – surtout – comment la MatePad Pro Max s'en sort-elle lorsqu'il s'agit d'offrir un environnement de travail et de divertissement, sans faire appel à Android ?

La Huawei MatePad Pro Max est disponible en deux versions :

Dans les deux cas, le constructeur offre le stylet M-Pencil Pro Blanc (d'une valeur de 130 €), ainsi qu'une extension de garantie 12 moins (ce qui fait 3 ans au total).

Et, il s'agit d'une version Wi-Fi (la connectivité 5G n'est pas à l'ordre du jour).

Parmi les tablettes grand format concurrentes, on peut citer les modèles suivants :

Du côté de Xiaomi, l'offre est pour l'instant focalisée sur un plus petit format (11,2 pouces), avec la tablette Xiaomi Pad 8 Pro (671 € en 12 Go / 512 Go).

Si la Huawei MatePad Pro Max peut être cataloguée dans la catégorie des tablettes grand format, ce n'est toutefois pas vraiment la sensation que l'on ressent lorsqu'on la saisit. En effet, malgré son grand écran, elle ne mesure que 28,9 x 19,6 cm, pour une épaisseur de seulement 4,7 mm (c'est moins que la Honor MagicPad 4, qui – avec son écran plus petit – était déjà présentée comme ultra fine).

De plus, son poids n'est que de 509 grammes. Et, même avec le Glide Keyboard, son poids demeure inférieur au kilo (948 grammes précisément). Elle s'avère donc plus légère que la plupart des ultrabook au format 13 pouces.

La seconde chose qui saute aux yeux, c'est que le design de la tablette est particulièrement soigné. Son boîtier en aluminium dispose de bords arrondis, ce qui rend la prise en main de la tablette très agréable.

La tablette est déclinée en deux couleurs, en théorie : noir et bleu. Pourtant, sur le site du constructeur, seule la seconde est disponible et c'est celle que nous avons reçue. Et, en fait, il s'agit d'un revêtement bleu clair, qui tire sur le gris et sur lequel les traces de doigts ne sont pas très visibles. Ce dernier offre aussi un effet irisé du meilleur effet (la couleur change légèrement en fonction de l'angle sous lequel on la regarde).

On peut attribuer une mention spéciale pour le bloc optique avec cerclage métallique plutôt séduisant. C'est un détail, mais c'est toujours appréciable de constater que le constructeur a peaufiné le design de cet élément.

Si aucune résistance particulière n'est mise en avant concernant l'étanchéité à l'eau ou à la poussière, Huawei annonce toutefois que la MatePad Pro Max est conçue pour résister aux torsions qu'elle pourrait subir dans un sac.

D'autre part, pour verrouiller l'accès aux applications et aux données, la tablette dispose d'un lecteur d'empreinte digitale, directement intégré au bouton de démarrage. Et malgré les dimensions très réduites de ce dernier, la reconnaissance de l'index gauche (a priori) s'avère rapide et efficace. Le capteur photo avant peut également être mis à profit pour identifier l'utilisateur.

Un autre point sur lequel la tablette MatePad Pro Max s'illustre concerne la qualité audio de ses haut-parleurs. En effet, elle en embarque pas moins de 6, dont 4 exclusivement dédiés aux basses. Il en résulte une puissance et une qualité assez bluffante, pour un appareil de ce gabarit. Dès lors, on se plaît à écouter de la musique et à regarder des films, sans casque.

Enfin, pour assurer des transferts de données sans fil dans les meilleures conditions possibles, la tablette est compatible Wi-Fi 7 et Bluetooth 6.

Le Glide Keyboard qui est fourni avec la tablette, dans sa version haut de gamme, est constitué d'un clavier rattaché à un étui de protection. De couleur blanche, il s'avère assez séduisant, et constitue un complément aussi élégant que pratique.

Il est doté d'un pavé tactile et d'un emplacement permettant de ranger le stylet (et de le recharger au passage). Et, si on utilise le stylet avec la tablette, mais sans le clavier / étui, il suffit de le poser sur le bord supérieur de l'écran. Il y est maintenu par aimantation et se recharge.

En revanche, on peut regretter que Huawei ne fournisse la Glide Keyboard qu'en version QWERTY. De plus, ses touches ne sont pas rétroéclairées. Enfin, l'étui n'autorise qu'un seul angle d'inclinaison. Certes, ce dernier est étudié pour offrir une bonne lisibilité, mais une plus grande flexibilité aurait pu être un plus.

Si, jusqu'à présent, la MatePad Pro Max procure satisfaction sur le plan matériel, son système d'exploitation pourrait dérouter certains utilisateurs de tablettes et de smartphones. En effet, depuis l'interdiction du gouvernement américain, en 2019, le constructeur ne peut exploiter ce qui a été développé par Google. La tablette n'exploite pas Android, mais HarmonyOS 4.3. De plus, par défaut, aucune application de Google n'est présente (YouTube, Maps, Drive, Gmail, Chrome, etc.).

Toutefois, depuis cette date, Huawei a progressivement mis au point ses propres applications, comme Petal Maps (qui remplace Google Maps), Petal Search, Petal Clip (pour faire du montage vidéo), et bien sûr HarmonyOs, pour prendre la place d'Android sur ses produits mobiles. Et si le magasin d'applications de ce nouveau système d'exploitation (AppGallery) n'est pas aussi complet que le Play Store de Google, cela n'est finalement pas très grave.

Car, en pratique, il suffit d'utiliser l'application Gbox pour trouver et installer de nombreuses applications qui ne figurent pas déjà dans AppGallery, y compris celles développées par Google.

Comme on peut le voir sur la photo ci-dessus, nous avons pu installer un grand nombre d'applications très connues et donc souvent utilisées (Chrome, Google Drive, Google Photos, Spotify, Deezer, ChatGPT, Yuka, SNCF Connect, AirBnb, Instagram, YouTube, Netflix, Uber, etc.).

D'autre part, les joueurs seront rassurés de savoir que l'on retrouve la plupart des blockbusters, comme Fortnite, Diablo Immortal, Genshin Impact, Call Of Duty, Asphalt Legend, etc.

Pour le reste, le système HarmonyOS 4.3 s'avère plutôt agréable. Il offre la possibilité d'utiliser des fenêtres volantes, redimensionnables à volonté et d'afficher deux applications simultanément (ce qui s'avère pratique sur un écran de cette taille). Si on ajoute une souris Bluetooth au clavier et au stylet, on obtient un ensemble qui s'utilise un peu comme un PC sous Windows.

De plus, Huawei propose une application de dessin particulièrement convaincante. Appelée GoPaint, elle s'avère parfaitement adaptée au stylet. Ainsi, il suffit de pincer le bout du stylet pour faire apparaître divers outils (et son bouton rapide permet de lancer l'application de son choix). L'application GoPaint met à disposition de nombreux outils pour réaliser des œuvres d'art. Mais, pas d'IA.

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