Le nouveau smartphone de milieu de gamme de Xiaomi est sur le point d’arriver dans les boutiques. Comme le constructeur chinois est fâché avec le nombre 16, il passe directement au Redmi Note 17 Pro 5G, qui succède donc au Redmi Note 15 Pro 5G de l’année dernière.
Rappelons que – comme chaque année – Xiaomi renouvèle quatre de ses modèles de milieu de gamme. Le Redmi Note 17 Pro 5G est donc accompagné du Redmi Note 17 4G, du Redmi Note 17 5G, ses petits frères, et du Redmi Note 17 Pro Max 5G, son grand frère. On note au passage que le suffixe « Max » remplace le « + » de 2025.
Étonnamment, on remarque aussi que si le Redmi Note 17 Pro 5G reprend le format de son prédécesseur (6,83 pouces), son « petit » frère – le Xiaomi Redmi Note 17 – offre un plus grand écran (de quasiment 7 pouces).
Comme nous allons le voir, Xiaomi a apporté de gros bouleversements à ce nouveau modèle, par rapport au Redmi Note 15 Pro :
Autant certains constructeurs, comme Google ou Samsung, font évoluer le design de leurs smartphones par toutes petites touches, année après année, afin d’assurer une continuité visuelle, qui peut rassurer les utilisateurs, autant Xiaomi n’hésite pas à bouleverser régulièrement le design de ses appareils, afin de coller aux tendances du moment.
Ainsi, après avoir abandonné les bords arrondis du Redmi Note 14 Pro, pour adopter des contours plus anguleux sur le Redmi Note 15 Pro, le constructeur modifie intégralement cette fois-ci l’aspect du dos de son Redmi Note 17 Pro 5G, avec un bloc optique entièrement redessiné, avec deux niveaux d’épaisseur.
Cette année, le smartphone arbore un dos « nuageux », pour les modèles bleu et orange. Ça plaît, ou pas, mais – au moins – les traces de doigts n’y sont pas visibles. Deux autres coloris, plus conventionnels (sans motif), sont aussi proposés : violet et noir.
Le poids et l’épaisseur du Redmi Note 17 Pro 5G ont légèrement été revus à la hausse : 223 grammes (au lieu de 210 grammes) et 8,6 mm (contre 8 mm). Le smartphone n’est donc pas un modèle de finesse et de légèreté.
Sa prise en main demeure néanmoins agréable, grâce en particulier à des bords plats et à ses angles légèrement arrondis (et bien que le plastique soit le seul matériau utilisé).
Le reste s’avère des plus classiques : deux touches, pour ajuster le volume et allumer le smartphone, plus un lecteur d’empreintes digitales, placé au bas de l’écran.
Comme son prédécesseur, le Xiaomi Redmi Note 17 Pro 5G est totalement étanche à l’eau et à la poussière (certification IP68) et son boîtier est censé offrir une grande résistance aux mauvais traitements, puisqu’il est certifié SGS 5 étoiles (une chute de 3 m sur du granite ne devrait pas l’endommager outre mesure).
Enfin, on note que les bordures d’écran ne sont pas trop envahissantes, même si – à l’heure actuelle – elles peuvent paraître légèrement trop épaisses.
Sur le Xiaomi Redmi Note 17 Pro 5G, l’affichage est sans doute l’élément qui a le moins évolué depuis le Redmi Note 15 Pro :
Le seul changement concerne la luminosité maximale, en pic HDR, qui grimpe à 3500 nits (contre 3000 nits sur le Redmi Note 15 Pro).
Cela se vérifie effectivement, selon les mesures que nous avons réalisées à l’aide de notre sonde Calibrite Display Pro HL et du logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays.
Ainsi, la luminosité SDR de base, 767 nits, monte à 868 nits avec l’option Lumière du soleil. Elle atteint même 1021 nits, avec l’option Luminosité automatique. En HDR, la luminosité crève le plafond, en atteignant 3449 nits.
En ce qui concerne la colorimétrie, la température des couleurs, par défaut est plutôt neutre : 6667 K (soit une valeur assez proche de la valeur optimale, 6500 K).
En revanche, la fidélité des couleurs n’est pas assurée, puisque le Delta E est assez largement supérieur à 3, quel que soit le profil d’affichage sélectionné (Couleurs Intenses ou Couleurs Normales).
Enfin, la couverture colorimétrique de l’écran est excellente, puisque les gamuts BT709, DCI-P3 et BT2020 sont reproduits respectivement à hauteur de 159 %, 106 % et 72 %.
Exit le processeur Mediatek Dimensity 7400 Ultra du Xiaomi Redmi Note 15 Pro. Le Redmi Note 17 Pro 5G embarque désormais le Snapdragon 6s Gen 4, avec 6 Go de RAM (c’est peu !) et 256 Go d’espace de stockage, sur le modèle que le constructeur nous a fait parvenir tout du moins. Une autre version du smartphone est dotée de 8 Go de mémoire et de 512 Go de stockage.
Il est clair qu’il ne faut pas attendre de la puce des performances extraordinaires. Dans la hiérarchie de Qualcomm, le Snapdragon 6s Gen 4 est une version light du Snapdragon 6 Gen 4, en ce qui concerne les opérations graphiques réalisées par le GPU.
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Pour le reste, les deux puces sont quasiment équivalentes en termes de puissance CPU, malgré une architecture interne différente.
Pour les tâches graphiques 3D (comme les jeux), l’Adreno 710 du Snapdragon 6s Gen 4 s’avère moins efficace que le GPU du Mediatek Dimensity 7400 Ultra et que celui du Samsung Exynos 1480, qui équipe le Galaxy A37.
Heureusement, cela ne pose pas trop problème si on désire jouer occasionnellement. Par exemple, Fortnite fonctionne assez bien, pour peu qu’on reste raisonnable. Ainsi, il est possible de bénéficier d’animations fluides (jusqu’à 60 images par seconde), si on utilise les réglages graphiques Faible ou Moyen. En revanche, si on passe en mode graphique Élevé, le nombre moyen d’images par seconde chute alors à environ 40 / 45, ce qui nuit un peu à la jouabilité.
D’autre part, la réactivité du Redmi Note 17 Pro 5G est également satisfaisante, dans le cadre d’une utilisation basique, bureautique et multimédia.
Le Xiaomi Redmi Note 17 Pro 5G apporte un environnement logiciel facile d’accès, HyperOS 3, basé sur Android 16. Le constructeur assure les mises à jour du système pendant 4 ans (6 ans pour celles liées à la sécurité).
Certains pourront regretter qu’il soit un peu chargé en applications préinstallées. Certaines sont utiles, ou utilisées par de nombreux utilisateurs, comme Facebook ou Instagram. D’autres ne sont pas vraiment indispensables (Temu, AliExpress et plusieurs jeux).






