L’Asus ProArt PZ14 est un PC portable transformable en tablette, grâce à son clavier Bluetooth détachable. Il est doté d’un écran OLED antireflet de 14 pouces et du processeur Qualcomm Snapdragon X2 Elite. Nous l’avons testé et vous en proposons un tour d’horizon complet.
La gamme de PC portables ProArt d’Asus regroupe plusieurs configurations spécialement conçues pour répondre aux besoins des créateurs en tout genre :
Ces trois PC portables sont équipés d’un DialPad, une roue tactile, située dans le coin du pavé tactile, qui facilite l’utilisation de certaines fonctions dans les applications graphiques de la suite Adobe, par exemple.
Le ProArt, qui nous intéresse aujourd’hui, le PZ 14, en est dépourvu. Et pour cause ! Il s’agit en fait d’une tablette, au format 14 pouces, pouvant fonctionner avec un clavier Bluetooth, fourni en standard, et un stylet. D’autre part, contrairement aux trois autres ProArt, qui sont propulsés par une puce AMD Ryzen AI, le PZ14 exploite un processeur Qualcomm.
Le cocktail préparé par Asus est-il une réussite ? Cette tablette hybride sous Windows fournit-elle les outils et la puissance indispensables aux graphistes, vidéastes et autres aficionados de l’intelligence artificielle ? C’est ce que nous allons voir.
Sur le site du constructeur, le ProArt PZ 14 est proposé à 2150 €. Ce prix est élevé, pour une configuration qui n’embarque que 32 Go de mémoire et 1 To d’espace de stockage. D’autant que le stylet n’est pas fourni en standard.
En cadeau, Asus offre un sac de transport (jusqu’à fin août 2026).
La principale concurrente n’est autre que la Surface Pro (12e édition) de Microsoft. Pour 2199 €, celle-ci intègre un écran OLED, le même processeur Qualcomm Snapdragon X2 Elite (mais un modèle à seulement 12 cœurs), 16 Go de mémoire et un SSD de 1 To. Et sans clavier ni stylet. Le pack contenant ces deux accessoires est proposé pour la coquette somme de 478 €.
La tablette Asus ProArt PZ14 est livrée avec deux accessoires :
Elle mesure 32 x 20 cm, pour une épaisseur de 0,9 cm (tablette) ou de 1,8 cm (avec clavier et étui). D’autre part, son poids est de 830 grammes, ou 1,56 kg si on tient compte de son clavier et de son étui / béquille.
Dans les deux cas, la ProArt PZ14 s’avère assez lourde. Par exemple, des ultrabooks récents au format 16 pouces ont un poids équivalent (1,55 kg pour l’Acer Swift 16 AI ou 1,65 kg pour le Dell XPS 16).
On peut également citer la tablette Huawei MatePad Pro Max, légèrement plus petite (13,2 pouces), mais bien plus fine (4,7 mm seulement) et légère (509 gr / 948 gr).
La tablette dispose de bords arrondis, ce qui rend sa prise en main agréable. De plus, ses deux accessoires sont maintenus par une puissante aimantation, qui assure une bonne cohérence à l’ensemble.
Grâce à cette conception, l’Asus ProArt PZ 14 offre une plus grande polyvalence qu’un ultrabook “classique”. En effet, on peut tout d’abord l’utiliser en mode tablette, pour lire ses mails ou parcourir des sites Web.
Ensuite, la tablette peut être posée sur un bureau – avec juste sa béquille – pour regarder une vidéo par exemple. Enfin, son clavier, elle se transforme en véritable PC portable, afin de travailler (de préférence avec une souris Bluetooth).
L’un des inconvénients de ce format tablette réside dans la pauvreté de la connectique. Car, on ne dispose que de deux ports USB C. C’est comme la Surface de Microsoft, et donc pas terrible. Au mieux, on peut recharger la ProArt PZ14 tout en connectant une clé USB ou une imprimante.
Derrière un cache en plastique, se trouve lecteur SD, qui peut être exploité par les possesseurs d’appareils photo numériques ou de caméras, pour transférer rapidement les images qu’ils ont capturées quelques minutes auparavant.
Rappelons qu’un ultrabook “traditionnel”, au format 14 pouces, comporte – au moins – un port USB A supplémentaire, ainsi que la sortie vidéo HDMI 2.1.
Le tout est complété, pour les transferts de données sans fil, par les technologies Wi-Fi 7 et Bluetooth 5.4. De plus, pour la sécurité, on peut compter sur le capteur photo frontal et son capteur infrarouge (le lecteur d’empreintes digitales est absent).
La tablette Asus ProArt PZ14 est certifiée IP52, ce qui signifie qu’elle n’offre pas une grande résistance à l’eau. Cela devrait toutefois suffire pour l’utiliser sous la pluie, sans craindre de dysfonctionnement. D’autres tablettes offrent une étanchéité un peu plus prononcée. Par exemple, la récente Xiaomi Pad 8 est certifiée IP54.
D’autre part, si on désire écouter de la musique sans casque, les deux haut-parleurs de la tablette se comportent de façon satisfaisante. Ils s’avèrent toutefois plus efficaces lorsqu’on regarde des vidéos que pour écouter de la musique. Car, dans ce cas, le son manque de basses et de largeur.
Le clavier qui accompagne la tablette ne comporte pas de pavé numérique (ce qui est plutôt normal pour un configuration au format 14 pouces). En revanche, il a l’avantage d’offrir des touches rétro éclairées, ainsi qu’un pavé tactile. Outre le déplacement du curseur à l’écran, ce dernier permet de modifier rapidement le volume sonore ou la luminosité d’affichage, juste en faisant glisser l’index sur ses bords.
En outre, le clavier bénéficie d’une belle finition, avec en particulier un repose-poignet en cuir, avec une texture douce, chaleureuse et donc agréable.
On note enfin que l’étui / béquille comporte un logement, où peut être posé le stylet, afin de se recharger. De plus, cet emplacement réduit les risques de perte de ce dernier.
Le ProArt PZ14 fonctionne sous Windows 11, ce qui le rend plus proche de la Surface Pro de Microsoft, que des autres tablettes sous Android. Outre l’application MyAsus, que l’on rencontre sur tous les ordinateurs portables du constructeur, et qui permet de gérer tous les paramètres du PC portable, comme l’affichage ou les performances, d’autres logiciels sont préinstallés.
Tout d’abord, l’application Creator Hub, apparaît comme une sorte de version design de MyAsus, avec – en plus – quelques options concernant la gestion des couleurs et la possibilité de créer des groupes d’applications, qui seront lancées simultanément, en un seul clic. On note qu’une touche du clavier permet d’accéder rapidement au Creator Hub.
On trouve également ScreenXpert, une petite fenêtre qui apparaît dans le coin inférieur droit de l’écran, et par l’intermédiaire de laquelle on peut – entre autres – couper le micro ou modifier le profil colorimétrique de l’affichage.
L’application StoryCube facilite – grâce à l’IA – le stockage, l’organisation et la recherche d’images ou de séquences vidéo. Enfin, MuseTree permet de générer des images par l’Intelligence Artificielle, par l’intermédiaire d’un prompt ou d’un croquis, réalisé directement à l’écran à l’aide du stylet (ou à la souris si on est très doué).



