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Seize ans après le rachat de PriceMinister, Rakuten annonce la fermeture de son site en France

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Le couperet est tombé le 16 juillet 2026, par l’intermédiaire de l’AFP : Rakuten fermera sa place de marché en France d’ici à la fin de l’année 2026. Environ 180 salariés sont concernés par cet arrêt, qui n’a rien d’une surprise.

Depuis plusieurs mois, l’hypothèse d’une fermeture faute de repreneur circulait déjà, comme le rapportaient nos confrères de Frandroid.

Il faut se souvenir de ce qu’était ce site. Avant de devenir Rakuten, il s’appelait PriceMinister, une plateforme française de vente entre particuliers et professionnels lancée en 2001. Le géant japonais l’avait rachetée en 2010 pour environ 200 millions d’euros, puis rebaptisée Rakuten en 2018. À son apogée, PriceMinister rivalisait avec Amazon et la Fnac, et se présentait comme l’un des poids lourds du e-commerce de l’électronique en France.

Seize ans plus tard, le marché l’a laissé sur le bas-côté, faute de repreneur : « Malgré les efforts déployés par le groupe pour mener à bien une cession de l’activité, les discussions approfondies menées avec les repreneurs potentiels n’ont pas permis d’aboutir à une solution viable », a annoncé la filiale française de l’entreprise japonaise.

Ce qui ferme, c’est la marketplace grand public : le site où l’on achète un téléphone reconditionné ou un jeu vidéo d’occasion. Rakuten, l’empire japonais fondé par Hiroshi Mikitani, reste un mastodonte présent dans la banque, les télécoms et le numérique. Le groupe conserve d’ailleurs des activités en France, notamment via les liseuses Kobo, rachetées en 2011.

À terme, les acheteurs retrouveront facilement des alternatives, mais il reste des questions immédiates sur les commandes, les garanties, le SAV et les Rakuten Points. Et pour les vendeurs professionnels dépendants de la plateforme, l’impact est évidemment beaucoup plus lourd. Rakuten occupait une place importante lors des grands événements promotionnels, notamment pendant les soldes, où la plateforme proposait généralement des réductions particulièrement agressives.

Il faut dire que la concurrence est féroce. Amazon, notamment, a imposé des standards que peu d’acteurs ont réussi à suivre : livraison rapide, catalogue immense, prix agressifs et logistique intégrée. Face à une telle machine, une marketplace qui se contente de mettre en relation vendeurs et acheteurs peine à se démarquer.

Une concurrence qui ne cesse d’ailleurs de s’intensifier, avec l’arrivée récente de nouveaux acteurs comme Joybuy, la plateforme d’e-commerce de JD.com. Rakuten a bien tenté de tirer son épingle du jeu avec son système de cashback, le « Club R », mais cela n’a jamais suffi à enrayer son déclin qui avait d’ailleurs commencé dans d’autres pays. La France faisait même figure de dernier bastion européen : le groupe avait déjà fermé ses marketplaces au Royaume-Uni et en Autriche en 2016, puis en Allemagne en 2020. L’Espagne avait également été abandonnée en 2016, avant une tentative de retour de courte durée en 2025.

Même le marché de l’occasion, sur lequel la plateforme avait pourtant une carte à jouer, a progressivement été grignoté par des spécialistes comme Vinted, Back Market ou Leboncoin.

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