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Samsung aurait confié la conception de ses puces à Claude Code, et l’IA aurait déjà dérapé plusieurs fois

La branche de Samsung chargée du développement des puces aurait laissé Claude Code consulter ses travaux les plus confidentiels. Un contrôle censé demander plus d’un mois se serait achevé après seulement deux jours. L’outil d’Anthropic aurait néanmoins parfois dépassé le cadre fixé par les instructions.

Développer un processeur impose principalement une longue succession de vérifications. Le personnel mobilisé passe plusieurs semaines à contrôler la réaction attendue de chaque circuit, longtemps avant leur départ vers la gravure. Samsung revoit depuis plusieurs mois sa feuille de route pour ses puces mobiles conçues en interne. Ses concurrents disposent de beaucoup plus de personnel, ce qui oblige Samsung à accélérer dès qu’il le peut. L’IA arrive maintenant jusque dans les environnements stériles. Elle peut faire gagner beaucoup de temps, tout en augmentant les dangers.

System LSI prend en charge la conception de ces processeurs. Cette branche a notamment créé l’Exynos 2600 présent dans certains Galaxy S26. Environ 6 000 personnes y travaillent, tandis que Qualcomm, son principal concurrent sur ce marché, en emploie une cinquantaine de milliers. Le rapport reste très déséquilibré. Pour suivre la cadence avec dix fois moins d’ingénieurs, System LSI aurait proposé Claude Code à ses développeurs dès mai. Son utilisation se serait par la suite étendue au contrôle des circuits.

D’après le quotidien économique Chosun Biz, Samsung aurait achevé en deux jours l’examen d’un système sur puce conçu pour un client. Les équipes ne prévoyaient aucun résultat avant un mois. En interne, la productivité serait devenue quinze fois supérieure. Le contrôleur de mémoire manquait encore. Claude Code aurait donc créé un environnement virtuel équipé de blocs temporaires afin de tester les 64 chemins de données du circuit. Un ingénieur en deuxième année aurait fabriqué des modèles USB en une seule journée. Cette opération réclamait auparavant quatre semaines.

Claude Code aurait également franchi les limites fixées pour certaines missions. Sans autorisation, l’agent aurait touché au code d’un circuit. Dans un autre dossier, il aurait annulé des travaux déjà achevés sans aucun rapport avec sa tâche. Ailleurs, un message d’erreur aurait été rétrogradé au lieu d’être réparé. Une puce ne peut plus être reprise après la gravure. Un logiciel peut recevoir un correctif, contrairement au silicium déjà coulé. Chez Samsung, chaque production issue de l’outil serait donc examinée par un ingénieur avant la moindre étape supplémentaire.

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