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Rendre la vue aux aveugles : Elon Musk affirme que son implant cérébral est « prêt »

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Permettre à des personnes aveugles de voir grâce à un implant dans le cerveau : c’est l’un des projets de Neuralink, l’entreprise cofondée par Elon Musk. Et à en croire le milliardaire, le dispositif aurait franchi une étape importante. Dans une publication sur X le 30 octobre 2026, il affirme que Blindsight est « prêt sur le plan technique » et attend une autorisation réglementaire. Il réaffirme que cet implant doit permettre de voir à des personnes totalement aveugles, y compris celles qui n’ont jamais vu.

Dans un autre message publié sur X, le patron annonce aussi la prochaine étape de Telepathy, le dispositif de Neuralink déjà testé pour contrôler un ordinateur par la pensée. Selon lui, il permettra de communiquer plus vite qu’en parlant ou en tapant au clavier d’ici à quelques années.

Pour comprendre le principe, il faut revenir au fonctionnement de la vision. La rétine, au fond de l’œil, transforme la lumière en signaux électriques. Ces informations sont ensuite transmises au cerveau, qui les interprète. Une maladie ou une blessure touchant les yeux ou les nerfs optiques peut interrompre ce trajet.

Blindsight doit contourner cette difficulté. Une caméra filme l’environnement, puis le dispositif transmet les informations à un implant chargé de stimuler les régions du cerveau impliquées dans la vision. L’objectif n’est donc pas de réparer les yeux, mais de produire des perceptions visuelles en passant directement par le cerveau.

Le projet avait déjà fait parler de lui en septembre 2024. Neuralink avait alors annoncé avoir obtenu pour Blindsight la désignation « Breakthrough Device » de la FDA, l’agence américaine qui réglemente notamment les dispositifs médicaux. Ce statut facilite le développement et accélère l’examen de certains dispositifs destinés à répondre à des besoins médicaux importants. Il ne constitue pas une autorisation de commercialisation et ne dispense pas de démontrer leur sécurité et leur efficacité.

🚨 THIS IS GOING TO BREAK THE INTERNET!Elon Musk just dropped Neuralink's craziest bombshell:“In the next 6 to 12 months, we're going to implant the first vision devices. Even if you're 100% blind from birth, we're going to write directly to your visual cortex… and you're… pic.twitter.com/ZKw0bxUXRR

Plus de deux ans après, Elon Musk assure donc que la partie technique est prête. Il ne précise toutefois ni quelle autorisation Neuralink attend, ni quand les premiers essais humains pourraient commencer. La page de l’entreprise consacrée à Blindsight présente toujours ces essais comme une étape à venir.

Il reste surtout à savoir ce que les personnes implantées pourront réellement percevoir. Détecter un obstacle, reconnaître un objet ou distinguer un visage correspondent à des capacités très différentes. L’expression « rendre la vue » ne dit pas, à elle seule, quelle précision offrira cette vision artificielle ni dans quelles situations elle sera utile.

Elon Musk ne compte pas s’arrêter à la vision. Dans une autre publication du 30 octobre, il affirme que Telepathy, le premier produit de Neuralink, permettra de communiquer par la pensée plus vite qu’en parlant ou en tapant au clavier, d’ici à « quelques années ».

Ce dispositif est déjà testé par des personnes paralysées pour contrôler un ordinateur. En mars 2024, Neuralink avait notamment montré son premier participant, Noland Arbaugh, jouant aux échecs par la pensée. Il expliquait aussi avoir passé plusieurs heures sur Civilization VI grâce à son implant.

Derrière le nom Telepathy, pas de transmission de pensées entre deux personnes. Le dispositif repose sur une interface cerveau-machine : le participant imagine bouger sa main, l’implant enregistre les signaux cérébraux associés et un logiciel les traduit en déplacement du curseur ou en clic. Il peut ainsi utiliser son ordinateur sans passer par ses mains.

Neuralink cherche aussi à permettre aux personnes ayant perdu la parole de communiquer plus directement. Son étude VOICE vise à transformer les signaux cérébraux associés à la parole en texte ou en voix de synthèse, sans devoir composer ses phrases à l’aide d’un curseur. Selon l’entreprise, un participant a atteint 75 mots par minute dès sa première semaine, avec un taux d’erreur de 5,8 % sur les mots.

Le 29 octobre, Neuralink a présenté plusieurs fonctions expérimentales développées avec un participant à cette étude. L’une détecte automatiquement quand la personne cherche à parler. Une autre transmet la voix générée directement dans un appel sur iPhone, pour que son interlocuteur puisse l’entendre au téléphone.

Ces essais permettent déjà à des participants de communiquer autrement qu’avec un clavier. Pour savoir s’ils pourront un jour le faire plus vite qu’en parlant, il faudra encore attendre.

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