Sa grande force, c’est sa puissance lumineuse qui permet d’en profiter à toute heure : il peut s’agir d’un film en pleine journée comme une séance immersive une fois la lumière tamisée, le tout sur une image sans commune mesure avec celle d’un écran classique. Derrière cette promesse assez folle, vous pouvez retrouver une technologie commune, le triple laser RGB TriChroma, et deux familles d’appareils pensées pour deux usages bien distincts.
Le premier argument en faveur de la projection chez soi, c’est avant tout l’échelle. Car là où un téléviseur haut de gamme plafonne vite en diagonale, un projecteur laser peut afficher une image jusqu’à 5,08 m (200″), voire au-delà, pour un budget comparable à celui d’un grand modèle de télévision premium. Et contrairement à l’idée que l’on se fait encore de la projection, la luminosité élevée de ces modèles laser permet d’en profiter sans attendre la tombée de la nuit, y compris dans une pièce éclairée. L’autre atout tient à l’intégration : éteint, l’appareil ne laisse pas de grande dalle noire au mur et se fond dans le décor du salon. Enfin, la lumière est réfléchie par l’écran plutôt que projetée vers le spectateur, ce qui procure le confort visuel propre à la salle de cinéma, plus doux sur la durée qu’un affichage émissif.
Que se cache derrière cette appellation un peu nébuleuse ? Plutôt qu’une source blanche filtrée pour recréer les couleurs, le TriChroma combine trois lasers purs (un rouge, un vert et un bleu) pour des couleurs primaires plus saturées et une palette à la fois plus large et plus fidèle. Cette technologie permet en essence une couverture de 118 % de l’espace BT.2020 (référence des couleurs les plus étendues) et la prise en charge de tous les formats HDR, de Dolby Vision au HDR10+ en passant par le HDR10, le HLG et l’IMAX, parce qu’il faut de tout pour faire un monde. Comparée aux autres technologies, l’approche TriChroma offre tout un tas d’avantages majeurs. Par exemple, un rétroéclairage LED délivre moins de lumière, ce qui limite en parallèle la taille d’image exploitable et l’usage en pièce claire. Par ailleurs, un laser simple bleu associé à du phosphore doit recréer le jaune, au prix d’un espace colorimétrique plus étroit. Quant au Tri-LCD, il offre certes une bonne luminosité mais aussi une palette souvent bornée par sa source. Enfin, il y a un avantage pratique propre au laser : vous n’aurez aucune lampe à remplacer et une image stable pendant des dizaines de milliers d’heures.
Hisense décline cette technologie en deux philosophies d’installation. Le modèle à ultra courte focale, le PX4 Pro, se pose sur un meuble au pied du mur, à une dizaine de centimètres, ou sur une étagère. De cette manière, absolument personne ne passe devant le faisceau et un simple mur blanc ou clair suffit déjà à offrir une vraie expérience cinéma. Libre à vous d’y ajouter un écran UST dédié pour pousser encore le rendu et le contraste, mais ce n’est en rien obligatoire. L’appareil peut ainsi remplacer le téléviseur au quotidien dans un salon lumineux. Les modèles à longue focale, la famille C3, se placent au contraire au fond de la pièce ou au plafond. Ces derniers misent sur la flexibilité, avec zoom optique et lens shift pour s’adapter à la configuration du salon plutôt que l’inverse, sur la mobilité mais aussi sur des tailles d’image très généreuses Leur ratio de projection le résume bien : de 0,9 à 1,5 sur les C3 Pro et C3 Ultra, et de 0,85 à 1,7 sur le C3 Ultra Max. En clair, on peut les poser plus près du mur ou plus loin selon la place disponible, avec davantage d’options pour couvrir facilement la pièce.
Grâce à ses métadonnées dynamiques, le Dolby Vision a un rôle : il ajuste le rendu scène par scène plutôt que d’appliquer un réglage unique à tout le film, ce qui préserve aussi bien les détails des hautes lumières que ceux des zones sombres. Autant dire qu’associé au triple laser RGB TriChroma et à son contraste élevé, il rapproche l’image projetée de celle voulue en salle, avec des couleurs justes et une profondeur maîtrisée. La technologie étant par ailleurs très répandue sur les plateformes de streaming comme sur les films en 4K, c’est un atout majeur pour toutes les sessions de films.
Vous prendrez bien quelques informations techniques sur tous les modèles qui nous intéressent ici ? Revenons rapidement sur le PX4 Pro : il délivre 3 500 lumens ANSI (4 375 lumens ISO), couvre 118 % du BT.2020, embarque la gestion d’image IRIS et profite d’un son Designed by Devialet. Compatible AMD FreeSync Premium, il projette jusqu’à 5,08 m (200″) pour installer le cinéma au pied du mur, sans rien changer à l’agencement du salon.
Côté longue focale, le C3 Pro incarne « le cinéma du quotidien » avec 3 000 lumens ANSI (3 750 lumens ISO), la technologie IRIS, un lens shift et un zoom optique, un son Tuned by Devialet et l’accès au Xbox Cloud Gaming.
Le C3 Ultra, de son côté, vise « le cinéma sans compromis » à 4 000 lumens ANSI (5 000 lumens ISO), avec un IRIS dynamique CineBlack Pro pour des noirs profonds, une dalle 240 Hz à faible latence, précisons-le, en Full HD et 2K, un lens shift et un son Tuned by Devialet.
Enfin, le C3 Ultra Max pousse le curseur encore plus loin, vers « le cinéma sans limites » avec 5 000 lumens ANSI (6 250 lumens ISO), un IRIS complet, un lens shift et un son Designed by Devialet.
Au-delà de l’image en 4K UHD, le son est signé Devialet selon deux niveaux d’intervention : Tuned, pour une calibration acoustique, et Designed, lorsque la marque française prend aussi en charge le design et l’emplacement des haut-parleurs. En parallèle, l’interface VIDAA est intégrée, pour accéder directement aux applications sans boîtier supplémentaire. Entre la fidélité des couleurs du TriChroma, la signature sonore Devialet et l’ouverture au jeu via le Xbox Cloud Gaming, cette nouvelle manière d’aborder la projection laser permettra aux amateurs potentiels de profiter de tout ce qui demandait auparavant plusieurs appareils bien distincts.






