Canal+ et LaLiga signent un accord antipiratage visant à lutter contre le streaming illégal dans près de 50 pays. Les deux entités dénoncent un important manque à gagner causé par les plateformes illicites.
Les initiatives contre le piratage se multiplient. Les acteurs du sport sont les premiers touchés par ce phénomène et cherchent continuellement à renforcer les dispositifs de lutte contre le streaming illégal. C’est dans ce contexte que Canal+ et LaLiga, organisme qui gère le championnat de football espagnol, annoncent un nouveau partenariat.
Celui-ci couvre près de 50 pays dans lesquels Canal+ diffuse LaLiga en Europe, en Afrique subsaharienne et à Haïti. Ce n’est donc pas le cas de la France, puisque depuis le début de cette saison, LaLiga a opté pour un système à deux diffuseurs avec Disney+ et DAZN, pour un contrat qui s’étend jusqu’à la saison 2028/2029. Mais nul doute que les protections qui vont être mises en place dans le cadre de cette alliance risquent d’être ensuite exploitées pour d’autres contenus diffusés par Canal+ en France ou pour les matchs de LaLiga retransmis par d’autres chaînes.
Concrètement, ce rapprochement entre Canal+ et LaLiga consiste en une mise en commun des technologies antipiratage des deux entreprises, ainsi qu’en la mise en place d’enquêtes conjointes et d’actions de lobbying auprès des instances et des autorités. “La prochaine étape immédiate consiste à réunir nos équipes et à les faire travailler ensemble”, a déclaré Maxime Saada, directeur général de Canal+, auprès de Reuters.
Javier Tebas, le président de LaLiga, précise que l’accord était en négociations depuis plusieurs mois déjà. Son objectif est de trouver ensemble des réponses rapides aux actions des réseaux criminels, parviennent à s’adapter aux mesures antipiratages et à changer rapidement de tactique. “Le piratage affecte la principale source de revenus des clubs : les droits audiovisuels”, ajoute Javier Tebas.
Maxime Saada renchérit en indiquant que le piratage est estimé à 1,5 milliard d’euros de pertes rien qu’en France et coûte à l’État plusieurs centaines de millions d’euros de recettes fiscales chaque année. La Ligue 1 est d’ailleurs très touchée par la baisse du montant des droits TV, Ligue 1+ rapportant bien moins d’argent que la vente de droits à des diffuseurs tiers.





