Xeon de 2013, 40 IOPS max, mot de passe par email… N’en jetez plus

VPS1Euro propose des VPS à un prix plancher… mais avec de trop nombreuses lacunes sur les performances et la (cyber)sécurité. Matériel en fin de vie, correctifs de sécurité appliqués avec sept ans de retard, performances complètement à la ramasse sur le stockage… la liste des griefs est longue. L’hébergeur annonce du changement à venir.
Comme son nom l’indique, chez VPS1Euro les VPS sont à partir de 1 euro. Mais le prix est hors taxe ; pour la France cela donne 1,2 euro. Comme Ikoula, vous pouvez faire varier le nombre de cœurs virtuels (vCore), la quantité de mémoire vive et de stockage, mais aussi la bande passante publique, le nombre de VLANs, etc.
Comme notre instance Stardust de Scaleway à moins de 1 euro, VPS1Euro ne propose pas d’IPv4 par défaut, uniquement de l’IPv6. Vous pouvez commander une IPv4 si besoin, pour 3 euros par mois. Nous avions configuré NAT64 chez Scaleway, alors que c’est en place par défaut chez VPS1Euro : « Profitez de VPS modernes, 100 % IPv6-Ready, avec compatibilité IPv4 via NAT64 et Cloudflare Proxy », peut-on lire sur le site.

En pratique, il suffit de regarder le fichier /etc/resolv.conf de notre VPS pour comprendre le fonctionnement. Il a deux lignes pour nameserver (serveur de noms, les DNS) : 2a01:4f9:c010:3f02::1 et 2a01:4f8:c2c:123f::1. Ce sont les résolveurs DNS publics du service NAT64, respectivement à Helsinki et à Nuremberg. VPS1Euro s’appuie donc sur une solution tierce.
Quand le serveur veut joindre un site ou un service accessible en IPv4 uniquement, il interroge un résolveur à Helsinki ou Nuremberg, qui renvoie vers une passerelle à Helsinki (chez Hetzner), à Londres ou à Amsterdam (chez Mythic Beasts). Cette configuration par défaut permet certes d’avoir de l’IPv4, mais au prix d’une latence plus importante à cause des détours par NAT64. Dans notre cas, nous avons pingé un de nos VPS à Gravelines chez OVHcloud : 10 ms en IPv6 natif, contre 17 à 50 ms en IPv4 suivant la passerelle ; aucune n’est en France et elle change aléatoirement.
Pour compléter cette partie, le réseau de VPS1Euro (AS216075, enregistré au nom de l’association Zenyx) sort à Paris (les serveurs sont certainement ailleurs, car reliés par un tunnel avec une latence de 5 ms environ) puis passe par un unique fournisseur de transit, Geniusweer.
Mot de passe root en clair, par email
Nous restons sur l’offre de base : 1 cœur Intel Xeon (sans plus de précision), 1 Go de mémoire, 20 Go de stockage et 100 Mb/s de bande passante. Niveau système d’exploitation, c’est assez classique, mais pas toujours de la dernière fraicheur : Ubuntu 22.04 et 24.04 LTS (la 26.04 LTS est disponible depuis avril), Debian 13 et Fedora 42 (la dernière stable est la 44).
Première chose à faire, se créer un compte sur VPS1Euro. Nous payons ensuite notre commande et recevons par email un résumé, avec l’IPv6 de notre serveur, une adresse proxy en IPv4 pour SSH si besoin, l’identifiant (root) et… le mot de passe de notre compte (alphanumérique, avec huit caractères). Oui, le mot de passe est envoyé en clair, par email (autant dire dans une carte postale)

Une demande de réinitialisation nous renvoie un autre mot de passe, toujours par email, en clair et sans obligation de le changer. Ce n’était que la première étape d’une série de déconvenues avec notre serveur… Des évolutions sont en cours, nous y reviendrons.
Virtualisation LXC, Docker de Schrödinger
Une fois connecté en SSH via PuTTY, nous faisons un rapide tour du propriétaire : LXC (LinuX Containers) est aux commandes, comme chez LWS et Yorkhost. C’est la technologie utilisée pour la virtualisation des serveurs, ce qui n’est pas sans conséquence pour les clients.






