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Mercedes GLA électrique (2026) : de quoi faire oublier l’épisode de l’EQA ?

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Mercedes fait table rase des appellations en EQ, ce qui permet d’enterrer l’épisode mitigé de l’EQA. L’EQA n’était pas un mauvais SUV électrique, loin de là, mais ce n’est certainement pas ce que la marque aimerait que l’on retienne d’elle en matière de véhicules électriques. C’est plutôt le rôle des nouveaux modèles comme CLA, GLC, GLB… et donc du GLA électrique. Cela permet de tourner la page d’une plateforme thermique adaptée à l’électrique (et non l’inverse), de la recharge 400 V, et d’une efficience moins convaincante.

Pour sa nouvelle génération de GLA, officialisée le 29 juillet 2026, Mercedes veut remettre les pendules à l’heure. Le SUV reprend son patronyme historique, celui de son best-seller, et adopte la toute nouvelle plateforme MMA (Mercedes Modular Architecture), conçue en priorité pour le 100 % électrique. Il sera en plus produit en Allemagne.

Pour s’imposer sur ce segment ultra-disputé, le GLA électrique s’appuie sur la fiche technique inaugurée par la berline CLA. Deux éléments changent radicalement la donne :

Dès l’ouverture des commandes, la gamme se décline en plusieurs variantes :

Une autre déclinaison équipée d’une batterie de 71 kWh sera lancée plutôt début 2027.

À bord, le nouveau GLA calque sa formule sur celle de la berline CLA. L’habitacle peut accueillir en option l’imposant ensemble d’écrans MBUX Superscreen recouvrant toute la planche de bord, soutenu par l’architecture logicielle maison MB.OS. Au-delà de l’affichage numérique tiré à quatre épingles, le SUV met surtout l’accent sur l’intelligence artificielle : son assistant vocal (dopé notamment à ChatGPT et Google Gemini) se veut plus conversationnel, tandis que le planificateur embarqué ajuste les arrêts de charge en temps réel pour tirer le meilleur parti de l’architecture 800 V.

Face au BMW iX1, le GLA frappe très fort sur la vitesse de charge et le rayon d’action, le Bavarois étant rapidement limité par sa batterie plus modeste (64,8 kWh) en attendant sa nouvelle version. Son autonomie n’atteint 475 km que sur sa version d’entrée de gamme à un moteur.

Comparé à la référence du secteur, le Tesla Model Y, Mercedes oppose une plateforme 800 V bien plus rapide à la borne sur les longues étapes. Cependant, Tesla conserve l’avantage du volume de coffre et d’un prix de départ généralement plus agressif.

L’Audi Q4 e-tron est le duel le plus direct. Alors qu’Ingolstadt vient de refondre son Q4 e-tron en poussant l’autonomie vers les 580 km et en modernisant son habitacle, Mercedes reprend la main sur l’architecture. Avec du 800 V et 320 kW de pic (contre 185 kW chez Audi), le GLA promet d’être nettement plus véloce sur les étapes d’autoroute.

Commercialisé sous la barre des 47 000 € en version d’entrée de gamme (GLA 200) pour espérer accrocher le bonus écologique, le Mercedes GLA électrique montre que la marque à l’étoile a enfin compris comment concevoir une compacte électrique cohérente. Reste désormais à vérifier sur la route et face aux bornes si ces promesses de fiche technique se concrétisent.

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