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Les parents sous-évaluent le temps passé par les enfants sur les IA génératives

Les parents sous-évaluent le temps passé par les enfants sur les IA génératives

Un sondage effectué par YouGov pour le think tank européen Interface montre que les enfants de plus de 11 ans utilisent quasiment autant les IA génératives que leurs parents. Mais ceux-ci sous-évaluent ce temps d’utilisation. Les enfants souhaiteraient les utiliser moins souvent.

YouGov publie ce jeudi 22 octobre un sondage commandé par le think tank européen Interface sur l’utilisation des IA génératives par les parents et enfants en France (effectué en interrogeant 1 138 parents et 970 adolescents âgés de 11 à 17 ans après accord des parents). Selon celui-ci, 86 % des enfants interrogés utilisent plus ou moins régulièrement des outils d’IA génératives, alors que 76 % des parents estiment que leurs enfants les utilisent.

Le think tank Interface qui a commandé ce sondage est une association qui revendique être apartisane et n’être « affiliée à aucune institution publique ou privée ». Sur sa page de transparence financière, elle indique avoir obtenu des financements variés venant de l’Open Society Foundation, mais aussi de la William and Flora Hewlett Foundation, de la fondation Mercator et de l’entreprise Luminate.

Ce sondage a la démarche intéressante d’essayer de mesurer l’accès et l’usage de l’IA générative chez les parents et de comprendre la perception, chez les deux populations, de la relation des enfants avec cet outil.

Ainsi, chez les parents interrogés, on peut se rendre compte que la quasi-totalité connait les outils d’IA générative, que ce soit (à 97 %) les chatbots généralistes comme ChatGPT, Claude, Gemini, Copilot ou les assistants vocaux (à 94 %) et dans une moindre mesure (85 %), celles intégrées aux réseaux sociaux comme My AI chez Snapchat ou Meta AI dans WhatsApp ou Instagram. Ils connaissent légèrement moins (70 %) les compagnons IA comme Character.AI, Replika ou Nomi.

Leur utilisation est aussi importante. Ainsi, 80 % d’entre eux utilisent une IA générative généraliste, 57 % des assistants vocaux, 45 % des IA intégrées aux réseaux sociaux et un tiers utilise des compagnons IA :

Une sous-évaluation des parents de l’utilisation par leurs enfants

Mais concernant leurs enfants, les parents sous-évaluent l’adoption des IA génératives généralistes. Ainsi, alors que 66 % des parents pensent que leur enfant les utilise, 78 % des enfants déclarent le faire. Pour le reste des outils, l’écart entre la perception des parents et la déclaration des enfants existe, mais elle est plus faible (49 % contre 55 % pour les assistants vocaux, par exemple).

On peut voir aussi dans ces résultats que l’utilisation au moins une fois par semaine est sous-évaluée par les parents : 41 % d’entre eux, contre 51 % d’utilisation déclarée chez les enfants.

Selon ce sondage, l’utilisation des IA génératives par les enfants plus jeunes semble plus sous-évaluée :

Les parents perçoivent plus de risques que leurs enfants

Quand YouGov propose aux parents d’évaluer ce que l’utilisation de l’IA générative fait sur leurs enfants, les parents restent prudents. 32 % estiment par exemple qu’elle « peut être un outil utile pour la réussite scolaire » mais aussi à 27 % qu’elle « nuit au développement de la réflexion personnelle de mon enfant ». De même, 32 % estiment qu’elle « aide mon enfant à approfondir ses connaissances », mais à 24 % qu’elle « expose mon enfant à des informations fausses ou trompeuses ».

Du côté des enfants, la perception des aspects négatifs est beaucoup moins forte. Ainsi, ils sont 47 % à choisir que l’IA « me fait gagner du temps (par exemple les devoirs) » et seulement 17 % qu’elle « m’empêche de réfléchir par moi-même ».

Les enfants sentent que les outils les incitent à les utiliser plus souvent qu’ils ne le veulent

Mais les enfants, en très grande majorité (92 %), souhaiteraient néanmoins passer moins de temps sur ces outils. Ainsi ils sont 59 % à avoir l’impression de passer trop de temps avec des compagnons IA et 57 % avec des IA intégrées aux réseaux sociaux. De façon moins importante mais significative, ils sont 45 % à avoir ce sentiment pour les outils d’IA générative généraliste et 43 % pour les assistants vocaux.

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