L’objectif de Vivo est clair et net : s’imposer dans la catégorie des meilleurs smartphones en photo. La marque officialise ce mardi 27 octobre l’arrivée en Europe, France comprise, de ses X500 Pro et X500 Pro Max, présentés en Chine le 21 septembre. Au programme : un nouveau capteur photo principal Sony censé mieux gérer les scènes très contrastées, un zoom de 200 Mpx sur le Pro Max et des objectifs additionnels Zeiss qui permettent de zoomer bien plus loin. Sur le papier, c’est l’une des fiches photo les plus ambitieuses de 2026.
Vivo présente cette génération comme la première d’une nouvelle stratégie, qui veut mettre la vidéo au niveau de la photo.
Les deux modèles partagent le même appareil photo principal, baptisé ZEISS TrueDynamic. Il utilise un nouveau capteur Sony LYTIA L910 de 1/1,28 pouce, développé avec Vivo. C’est un grand capteur pour un smartphone, même s’il reste un peu plus petit que les capteurs 1 pouce de certains concurrents.
Sa grande promesse est sa plage dynamique, c’est-à-dire sa capacité à capturer en même temps les zones très claires et très sombres d’une scène. Vivo annonce 17 EV, un niveau très élevé pour un smartphone. Le capteur produirait aussi très peu de bruit électronique, ce qui aide à garder des ombres propres.
En photographiant quelqu’un avec le soleil en arrière-plan, les nouveaux Vivo X500 Pro et X500 Pro Max sont censés pouvoir garder à la fois le ciel détaillé et le visage bien visible, en une seule prise. Aujourd’hui, les smartphones y arrivent surtout en assemblant plusieurs photos, une technique difficile à appliquer en vidéo.
Pour compenser sa taille, Vivo mise sur la technologie LOFIC du capteur, qui stocke le surplus de lumière pour éviter que les zones claires ne saturent. Ces chiffres proviennent toutefois de ses propres tests en laboratoire, et il faudra les vérifier en conditions réelles. Ça tombe bien, nous avons commencé nos tests et c’est très prometteur. Nous publierons un premier retour d’expérience plus détaillé dans les prochains jours.
Les deux modèles profitent d’une stabilisation renforcée sur l’appareil photo principal, avec un débattement de 1,5 degré sur le X500 Pro et de 3 degrés sur le Pro Max. Plus ce débattement est grand, plus le module compense des mouvements amples, ce qui limite les photos floues et les vidéos qui tremblent.
C’est sur le zoom que les deux smartphones se distinguent. Le X500 Pro Max embarque un téléobjectif Zeiss APO de 200 Mpx avec une focale équivalente à 85 mm. Cela correspond à un zoom optique x3,5 par rapport à l’objectif principal (24 mm), idéal pour les portraits. La mention APO (apochromatique) signifie que l’optique est corrigée pour limiter les franges de couleur sur les contours.
Son capteur de 1/1,4 pouce est très grand pour un téléobjectif de smartphone, ce qui lui permet de capter plus de lumière. Ses 200 Mpx permettent aussi de recadrer dans l’image pour zoomer davantage sans trop perdre en détails. Le X500 Pro, lui, se contente d’un capteur Sony LYTIA 610 de 64 Mpx, au format 1/2 pouce, nettement plus petit.
Le Pro Max ajoute un autofocus laser à 1 536 points, actif sur toutes les focales : le téléphone mesure la distance des sujets avec un faisceau laser pour faire la mise au point plus vite, y compris dans la pénombre. Il peut aussi prendre des rafales à 60 images par seconde tout en suivant le sujet. Le mode Long-Range Motion Snapshot, lui, cherche à figer un sujet en mouvement même à fort zoom. Vivo vise clairement la photo de sport, d’animaux et de concert.
Les deux modèles revendiquent une stabilisation « CIPA 7.0 » sur le téléobjectif. La CIPA est l’association japonaise qui définit la façon de mesurer la stabilisation des appareils photo. Un score de 7 signifie qu’on gagnerait l’équivalent de 7 crans de vitesse d’obturation : on pourrait garder l’obturateur ouvert bien plus longtemps sans que la photo soit floue. Le chiffre provient toutefois des mesures de Vivo, et nous le vérifierons pendant notre test.
Vivo reconduit sa stratégie d’objectifs additionnels qui se fixent devant le téléobjectif, à la manière d’une longue-vue. Ils multiplient la focale du téléobjectif : avec un grossissement de 4,7x, les 85 mm d’origine deviennent environ 400 mm. Deux modèles sont au programme, tous deux vendus séparément.
Le Gen 2 Ultra repose sur une structure optique képlérienne, le principe des lunettes astronomiques, avec 15 lentilles réparties en 2 groupes. Parmi elles, 5 lentilles à faible dispersion limitent les franges colorées, et 1 lentille asphérique améliore la netteté jusque dans les coins de l’image. L’accessoire est volumineux (116 mm de long) et, avec 248 grammes, il pèse plus lourd que le smartphone lui-même. Le Gen 2, plus compact (153 grammes pour 96 mm de long), se glisse dans une poche et fonctionne dans 10 modes de prise de vue, dont Scène, Snapshot et Vidéo Pro.
Nos tests diront si ces accessoires tiennent la comparaison avec un appareil photo bridge ou un hybride équipé d’un téléobjectif.
La nouveauté vidéo phare s’appelle 4K Golden Hour Portrait Video : un mode portrait cinématique en 4K, avec arrière-plan flou, pensé pour les scènes à contre-jour au coucher du soleil. Il s’appuie sur un traitement basé sur le Log, un format qui enregistre une image volontairement terne pour conserver un maximum d’informations dans les zones claires et sombres. Il profite ainsi directement de la plage dynamique du capteur principal.
Vivo ajoute de nouveaux styles colorimétriques, dont Golden Hour (développé avec Zeiss), Sunny Day et Modern Film. Ils sont calibrés dans la chaîne de traitement maison, avec un réglage distinct pour les sujets et pour les décors.
Sur le Pro Max, le module principal et le téléobjectif atteignent tous deux la stabilisation « CIPA 7.0 », de quoi promettre des plans stables même en marchant. Les deux modèles filment aussi en 4K à 240 images par seconde, pour des ralentis, et proposent un mode Log baptisé Cinematic Pro. Ils s’appuient sur deux puces dédiées au traitement d’image conçues par Vivo, les V3+ et VS1.
Les deux modèles tournent sur le MediaTek Dimensity 9600 Pro, la nouvelle puce haut de gamme du fournisseur taïwanais gravée en 2 nm. Ils fonctionnent sous OriginOS 7, basé sur Android 17. Le X500 Pro reste un haut de gamme relativement compact avec son écran de 6,36 pouces, quand le Pro Max vise le grand format avec 6,85 pouces.
La batterie est le principal changement par rapport à la version chinoise. Le X500 Pro Max européen descend à 6 750 mAh, contre 8 000 mAh en Chine, avec deux cellules montées en parallèle. Le X500 Pro conserve en revanche ses 6 510 mAh. C’était déjà le cas des X300 l’an dernier, dont les versions européennes avaient elles aussi perdu en capacité.
L’écart de poids et d’épaisseur dépend du coloris : les versions noires, à dos en fibre de verre, sont un peu plus fines et plus légères que les versions en verre.
Les deux smartphones arrivent avec 256 Go de stockage. Les prix ? 1399 euros pour le Vivo X500 Pro et 1599 euros pour le Vivo X500 Pro Max.
En revanche, aucune date de commercialisation précise n’a encore été annoncée. Celle-ci « sera confirmée dans un deuxième temps », explique Vivo.
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J'ai rejoint officiellement Frandroid en janvier 2017. Je fais donc partie des meubles aujourd'hui en essayant de ne pas prendre la poussière. Après avoir géré quelques années l'univers smartphones et hérité du rôle de rédacteur en chef adjoint, j'ai eu l'honneur d'être nommé rédacteur en chef en 2024 pour gérer la grande équipe d'experts qui animent Frandroid. J'apprends donc une nouvelle dimension managériale sans pour autant quitter mon rôle premier qui est d'écrire des articles. J'aime la tech, mes collègues, les mangas, Donjons et Dragons, le piano et les anecdotes inutiles.
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