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Qu’est-il arrivé au cinéaste qui, en 2009, révolutionnait les effets visuels avec le chef-d’œuvre nommé aux Oscars District 9 ? C’est la question douloureuse que se posent des milliers d’internautes depuis la mise en ligne, ce lundi 20 juillet 2026, par son nouveau studio Barley Studios, du court-métrage NIGHTBORNE.
Vendu comme un thriller d’horreur et de science-fiction au format documentaire se déroulant dans l’univers d’Echopraxia de Peter Watts, le film met en scène des soldats morts ramenés à la vie sur le champ de bataille. Un pitch très « blomkampien » sur le papier. Sauf qu’à l’écran, le miracle n’a pas eu lieu. Curieux pour le réalisateur derrière Gran Turismo.
Bien que Neill Blomkamp ait dirigé le projet plan par plan à grands coups de prompts, et que les visages et voix de 32 personnes réelles aient été scannés légalement, le résultat final souffre de toutes les tares inhérentes aux productions génératives actuelles. Les spectateurs n’ont pas manqué de pointer du doigt ce regard vide et statique chez les personnages, cette absence totale de dynamique dans le jeu et des voix synthétiques particulièrement monotones.
« Nous vivons une époque formidable où même un réalisateur établi avec une liste de succès à son actif peut sortir un film générique, banal, tout droit sorti de l’Uncanny Valley avec un simple abonnement mensuel », résume un internaute sous la vidéo YouTube.
Un autre pointe les trop nombreuses erreurs de continuité logiques propres aux approximations des algorithmes : « Le nombre d’erreurs de raccords, notamment sur les alliances, est tellement ahurissant que si c’était un film normal, je me serais demandé ce que ces erreurs voulaient dire. […] Dans n’importe quel autre film, si je voyais un soldat inspecter un hélicoptère avec une lampe torche dans la bouche, je me poserais des questions. Ici, je dois faire semblant de ne rien voir pour ne pas sortir de l’histoire. »
Au-delà de la pauvreté technique du rendu, c’est une immense déception artistique qui domine dans l’espace commentaires. Beaucoup reprochent au metteur en scène d’avoir abandonné ce qui faisait sa force (des effets spéciaux physiques et numériques d’une crédibilité folle) pour céder aux sirènes d’une technologie encore immature.
Pour beaucoup de cinéphiles, ce court-métrage fait office de preuve par l’absurde : même avec un réalisateur chevronné aux commandes de la machine, l’intelligence artificielle reste incapable de retranscrire la moindre émotion humaine tangible. Reste à savoir si cette incursion numérique n’est qu’un simple exercice de style pour Blomkamp, ou le début d’une trajectoire inquiétante pour la suite de sa carrière.
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