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J’ai testé le TV Sony Bravia 3 II de 65 pouces : le traitement d’image Sony et l’antireflet à le prix doux

Ce test est valable pour les variantes suivantes :

La série de téléviseurs Bravia 3 II remplace les Bravia 3 de 2024 dans la gamme Sony. Elle est déclinée en sept tailles (43, 50, 55, 65, 75, 85 et 100 pouces) et j’ai testé le 65 pouces. Il s’agit d’un téléviseur LCD à rétroéclairage Direct LED, sans zones de gradation locale.

Il emprunte pourtant plusieurs ingrédients aux modèles plus chers de la marque : le processeur XR, une dalle native de 120 Hz et quatre vrais ports HDMI 2.1 en pleine bande passante. Il embarque aussi Google TV avec l’assistant Gemini, que Sony présente comme une première sur ses téléviseurs (et actuellement disponible pour tous les TV et vidéoprojecteurs sous l’interface du géant américain).

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Sur le papier, la fiche technique est intéressante non seulement pour les vidéos mais également pour les joueurs et cette série a de quoi se frotter à une concurrence vive sur ce segment de marché. Sony revendique un traitement d’image poussé, un design soigné et des capacités gaming plus qu’honorables.

Mais la question centrale reste : le savoir-faire de Sony en traitement d’image compense-t-il un panneau qui pourrait peiner ? C’est ce que nous allons voir dans ce test et brosser aussi les autres critères tels que le design, la télécommande, la qualité audio, les mesures de l’image, les capacités en jeu vidéo et la consommation pour un verdict des plus complets.

Le téléviseur Bravia 3 II reste un modèle sobre, et c’est plutôt une qualité. Les bordures sont fines sur le haut et les côtés, avec un bandeau inférieur plus épais qui accueille le logo Bravia, le récepteur infrarouge ainsi que le capteur de luminosité (qui peut être désactivé). La dalle reçoit un traitement antireflet, un vrai plus dans un salon lumineux.

Ce revêtement mat réduit fortement les reflets directs. Notez qu’il est disponible uniquement sur les 65 et 75 pouces. Il permet d’utiliser le téléviseur dans une pièce très lumineuse et compense en partie sa luminosité modeste, que je détaille dans la partie consacrée aux mesures. Il s’agit presque du même revêtement que celui proposé sur la série Sony Bravia 9 II.

Côté dimensions, l’épaisseur maximale de la dalle atteint 7 cm à la base. C’est logique pour un rétroéclairage Direct LED, loin de la finesse d’un OLED. La partie haute reste plus mince, et l’arrière adopte une finition texturée sombre.

L’écran s’appuie sur deux pieds. S’il n’est pas possible de régler la hauteur, on peut cependant régler l’écartement, de 63 cm au minimum à 126 cm au maximum. Cette souplesse sera utile si votre meuble est étroit. La profondeur des pieds est de 29 cm, et l’écran est surélevé de 6,5 cm par rapport au meuble. Cette hauteur laisse la place de glisser une barre de son compacte.

L’assemblage est simple, car chaque pied est repéré pour le côté gauche ou droit. La construction est correcte, sans être haut de gamme, et je n’ai relevé aucun défaut de finition. L’arrière comporte un boîtier central qui abrite l’électronique et donne une impression un peu massive.

Il n’y a pas de gestion des câbles intégrée, ce qui oblige à ranger soi-même les fils. Le Bravia 3 II s’intègre sans problème dans un salon classique, y compris en grande diagonale.

Le grand atout du Bravia 3 II tient à ses quatre ports HDMI 2.1 en pleine bande passante. Cela peut paraître étonnant, alors que le modèle le plus haut de gamme, le Bravia 9 II, n’en a que deux. Sony m’a expliqué que cela tenait au calendrier de développement du processeur. Le Bravia 9 II semble être sorti un peu trop tôt.

Les quatre entrées acceptent donc le 4K à 120 Hz, le VRR et l’ALLM. Sony a donc résolu un irritant des anciens modèles, où il fallait choisir le bon port pour sa console. Le HDMI 3 sert de port eARC pour une barre de son ou un ampli. Les propriétaires de console de dernière génération apprécieront de brancher une PS5, une Xbox Series X et une barre de son sans rien débrancher.

Les HDMI 1 et 2 sont orientés sur le côté et faciles d’accès. C’est aussi le cas des deux ports USB (3.0 et 2.0). Les HDMI 3 et 4 regardent vers le bas et sont plus délicats à brancher une fois le téléviseur fixé au mur. Ce détail compte si vous prévoyez une installation murale.

Le reste de la connectique est complet. Le téléviseur propose une sortie audio numérique optique, un port Ethernet, une entrée pour l’antenne du tuner. Le Wi-Fi et le Bluetooth sont de la partie, avec AirPlay 2 et Google Cast pour diffuser vos contenus depuis un smartphone. La compatibilité HDR couvre le Dolby Vision, le HDR10 et le HLG. Le HDR10+ n’est toujours pas de la partie chez Sony. En audio, Dolby Atmos et DTS:X sont transmis en bitstream à une barre de son ou à un ampli compatible.

Le téléviseur n’est pas un OLED, donc il n’y a aucun risque de marquage de l’écran.

Le téléviseur est livré avec deux télécommandes. La première, en plastique, a un style plus daté, avec des touches numériques pour accéder directement aux chaînes de la TNT. On a aussi droit aux touches pour gérer la lecture de médias. Elle fonctionne uniquement via un signal infrarouge.

L’autre télécommande du Bravia 3 II est Bluetooth et reprend le modèle des Bravia récents, identique par exemple à celle livrée avec le Bravia 9 II. Le dos est strié, ce qui améliore la prise en main, et l’aspect moucheté vient des matériaux recyclés utilisés par Sony. La disposition est claire : le pavé directionnel se trouve au centre, avec des raccourcis dédiés pour Sony Pictures Core et plusieurs services de streaming. Les commandes de volume, de chaînes, le mute et la touche d’assistant vocal sont placés en dessous. L’ensemble reste lisible dans un salon peu éclairé, et les touches ont une course agréable.

Un petit haut-parleur placé au dos de cette télécommande émet un signal sonore pendant une trentaine de secondes pour la retrouver. On le déclenche depuis le menu du téléviseur ou avec un bouton situé sous l’écran. Il est aussi possible de la retrouver à la voix, en demandant à Google de la chercher. Elle permet aussi d’appeler Gemini, qui comprend des demandes plus naturelles qu’une simple recherche par titre. La touche en forme de clé à molette ouvre un menu de raccourcis.

On y règle rapidement la luminosité, le mode d’image et le son sans quitter le programme en cours. Seul reproche, que l’on peut faire à beaucoup d’autres télécommandes, les touches ne sont pas rétroéclairées.

Le Bravia 3 II repose sur une dalle LCD 4K à rétroéclairage Direct LED sans zones de gradation locale. Concrètement, des LED éclairent l’ensemble de l’écran de manière uniforme. Le téléviseur ne peut donc pas assombrir une zone tout en illuminant une autre. Sony compense par le processeur XR, qui analyse l’image, applique son XR Triluminos Pro pour les couleurs et son XR Clear Image pour la netteté et l’upscaling. En France, la version 65 pouces utilise une dalle VA. Rappelons que l’IPS, la technologie concurrente, offre de beaux angles de vision, mais un contraste natif plus faible qu’une dalle VA (photo ci-dessous).

Le HDR est compatible Dolby Vision, HDR10 et HLG, avec des modes calibrés pour Netflix, Prime Video et Sony Pictures Core, comme les autres modèles de la marque.

Six modes d’image sont proposés en SDR comme en HDR : Professionnel, Cinéma, Vif, Standard, Calme et Photo. Le mode Professionnel offre l’image la plus fidèle sans réglage, et Cinéma ajoute un peu de punch aux films sans exagérer. J’ai passé la plupart de mes séances en Professionnel. Le mode Vif est à éviter, car il durcit tout. En mode Professionnel, le rendu des séquences de test et des films en streaming est agréable en plein jour. Les couleurs sont naturelles, les peaux restent justes et l’image paraît propre et stable. Les contenus en basse définition bénéficient du traitement, ce qui est précieux pour la TNT, les replays et YouTube.

Le Bravia 3 II montre ses limites dans le noir. Les noirs virent au gris, les scènes sombres manquent de profondeur et certaines zones paraissent plus claires que d’autres, comme un léger voile sur l’écran.

En lisant un Blu-ray dans une pièce éteinte, le contraste ne rivalise pas avec un Mini LED ou un OLED. Les angles de vision restent bons pour une dalle VA, ce qui rend la lecture confortable à plusieurs sur un grand canapé. Le HDR est précis dans ses teintes sans être spectaculaire, car les petits éclats lumineux manquent de pointe. La fluidité est en revanche très bonne, avec un traitement du mouvement soigné qui efface la plupart des saccades.

Il faut garder le réglage de MotionFlow bas pour éviter l’effet feuilleton. C’est un téléviseur de salon lumineux, plus à l’aise en journée que pour une séance cinéma.

Les effets de postérisation (limitation de la gradation des couleurs) sont très limités ici.

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