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J’ai testé le Mac mini M6 : toujours une réussite malgré son prix

Comme tous les deux ans, Apple revient avec une nouvelle version du Mac mini. Tous les deux ans, c’est l’un de nos ordinateurs préférés de l’année, par son design, sa connectique et surtout ses performances.

En 2026, Apple semble avoir compris que son mini-PC (oui, PC) est à la fois utilisé par les travailleurs et les créatifs et par certains curieux d’en exploiter les capacités IA. Pour ce nouveau modèle, la firme met les bouchées doubles avec deux modèles différents : celui que nous testons dans ces lignes avec une puce M6 et un second pour les utilisateurs les plus exigeants doté de la puce M5 Pro.

La machine est prêtée par Apple pour ce test.

Le design n’a pas bougé d’un iota depuis le Mac mini M4. Ce nouveau modèle conserve son châssis ultra-compact avec ses 12,7 cm de côté et 5 cm de hauteur. Le boîtier monobloc en aluminium recyclé saura toujours s’insérer dans n’importe quel environnement et pourra facilement se glisser sous ou même derrière un écran.

Qui dit design identique dit aussi la même position du bouton d’alimentation, situé sous le châssis à l’arrière. On persiste à trouver qu’il s’agit d’un défaut de design, mais Apple a semble-t-il voulu garder tout le minimalisme possible sur la face avant de son boitier.

À noter que si le Mac mini n’était pas connu pour sa modularité, il était tout de même possible de remplacer le SSD. Le processus était certes un peu laborieux, et nécessitait des modules de stockage spéciaux, mais il était possible.

L’opération n’est plus permis sur ce Mac mini M6 alors que Apple a visiblement soudé des puces NAND Flash directement sur la carte mère de l’ordinateur.

La connectique du Mac mini M6 est toujours aussi complète. À l’arrière, on retrouve trois ports USB-C Thunderbolt (40 Gb/s, 120 Gb/s sur le modèle M5 Pro), un port HDMI plein format, un port RJ-45 2,6 Gb/s (configurable en 10 Gb/s) et enfin un port d’alimentation pour un simple câble à deux pôles.

À l’avant, deux autres ports USB-C sont de la partie, mais ils sont limités à 10 Gb/s. Enfin, la prise casque jack 3,5 mm complète le tout.

Niveau connectivité, le Mac mini M6 passe au Wi-Fi 7, mais comme pour les MacBook version M5 qui ont fait la même transition, il faut lire entre les lignes. Le support des bandes de fréquences 2,5, 5 et 6 GHz est bien de la partie, mais la largeur de canal reste bridée à 160 MHz.

Cette configuration n’offre donc pas les performances optimales de la norme, mais offrira une latence bien plus faible malgré tout. On espère qu’Apple fera évoluer les caractéristiques de la puce réseau pour profiter de tout le potentiel du Wi-Fi 7 à l’avenir.

Après la mise à jour majeure que fut macOS 26 Tahoe en 2025, macOS 27 Golden Gate est pour ainsi dire une itération de macOS 26. Vous profiterez ainsi d’un design Liquid Glass amélioré et bien plus paramétrable, ainsi que d’une refonte de l’application Raccourcis pour gagner en productivité.

Surtout, macOS 27 apporte un tout nouveau Siri AI dont on attend encore la version française pour octobre prochain. Par rapport au Mac mini M4, l’expérience est ici bien plus optimisée, notamment au niveau de la stabilité. Nous n’avons plus grand chose à reprocher à macOS cette année, même si on aimerait une plus grand compatibilité des jeux vidéo. La balle est dans le camp des développeurs sur ce point.

À l’instar de l’iPhone 18 Pro, la puce M6 du Mac mini repose sur une toute nouvelle architecture gravée en 2 nm. Le processeur embarque cette année 12 cœurs au total, dont 2 cœurs très haute performance, 4 cœurs performance et 6 cœurs efficients. Apple assure des gains importants en monocœur par rapport au M4.

Le GPU est lui aussi composé de 12 cœurs qui, cette année, hébergent chacun leur propre accélérateur neuronal pour les charges de travail IA. Le Neural Engine justement accueille la plus grosse évolution technique cette année avec deux moteurs neuronaux à 16 cœurs, soit le double du modèle précédent pour exécuter des modèles d’IA en local, mais aussi pour les fonctionnalités IA de certains logiciels de création.

Bref, tout a changé dans ce Mac mini et nous avons passé la machine au crible de nos nombreux benchmarks. Nous avons divisé notre test en trois catégories : les benchmarks synthétiques pour une première estimation de la puissance de la machine (CPU, GPU), les tests créatifs sur Photoshop et Premiere et enfin les benchmarks IA, pour évaluer la robustesse du Mac mini à lancer et faire fonctionner des modèles en local.

Commençons par un test Cinebench 2026. Sur ce benchmark universel, le Mac mini M6 s’en sort avec un score de 5 472 en multicœur et 802 en monocœur. Il se situe ainsi entre les architectures X2 et X2 Extreme de Qualcomm, mais encore loin derrière le M5 Pro sans surprise. Par rapport aux autres mini-PC du marché, le Mac mini M6 se permet de dépasser la puce Panther Lake du GMKtec NucBox EVO-T2S, mais reste encore derrière le Ryzen AI Max+ 395.

Apple ne s’est pas foutu de nous : c’est le processeur mobile le plus performant en monocœur que nous ayons testé à ce jour, aussi bien par rapport aux PC portables qu’aux autres mini-PC que nous avons pu tester jusqu’à maintenant.

Même son de cloche sur Geekbench 7 : la puce M6 dépasse de loin Panther Lake, et notamment le Core Ultra X9 d’un PC Framework, mais ne peut rien faire face à la plus puissante (et plus imposante, il faut le dire) puce d’AMD.

Par rapport au Mac mini M4, nous avons mesuré un gain de 45 % en multicœurs et 25 % en monocœur. Ces gains se ressentent directement sur les rendus et les compilations les plus lourds.

La partie graphique n’est pas en reste et le Mac mini M6 est tout simplement le 2e iGPU le plus puissant après le… M5 Pro.

Pour évaluer la puissance de ce Mac mini M6 dans les applications créatives, nous nous basons sur l’outil de benchmark PugetBench, qui automatise une série de traitements et rendus de plus en plus gourmands pour pousser la machine dans ses retranchements.

Dans nos tests, ce nouveau Mac mini se permet de dépasser le MacBook M5 Pro sur Adobe Photoshop pour prendre la tête du classement. Sur Premiere Pro, c’est plus compliqué et la machine ferme le trio de tête porté par le MacBook Pro M5 Pro et le Samsung Galaxy Book 6 Ultra et son couple Panther Lake / RTX 5070 Mobile.

Apple l’a mis en avant dans sa communication : la plus grosse avancée technique de ce Mac mini M6 réside dans son tout nouveau Neural Engine dont les cœurs sont accolés cette fois aux cœurs GPU.

Nous avons donc testé les capacités de la machine à faire tourner plusieurs modèles IA en local de différents types (de 3B à 30B paramètres) avec l’outil Ollama. L’objectif est ici de surtout tester les limites de l’appareil face à des machines plus puissantes et sur quels types de modèles le Mac mini M6 se comporte le mieux en termes d’inférence.

Sur les performances, nous mesurons les tokens produits par seconde, une idée de la fluidité d’utilisation des modèles en local. Jusqu’à 9B paramètres, les performances sont très correctes et dépassent les mini-PC avec puce Panther Lake de nos autres tests avec des mesures à 69 tok/s en 3B, 33 tok/s en 7B et 25 tok/s en 9B.

Mais on remarque très vite un plafond de verre. Sur notre version testée avec 24 Go de mémoire unifiée, seuls 17,8 Go sont adressables pour l’inférence, le reste étant réservé au système. Dans nos tests, les modèles plus lourds comme Qwen3, qui réclament 18 Go, débordent donc et provoquent des erreurs GPU. Il est possible de passer en force en s’affranchissant de cette limite VRAM pour faire passer ces plus gros modèles, au prix d’une certaine instabilité système. Pour la « science », nous avons pu mesurer les performances dans cette configuration : Qwen3 30B tourne à 61,6 tok/s et Qwen3-coder à 58 tok/s.

Globalement, ce Mac mini M6 est une machine parfaite pour faire tourner des modèles et assistants IA de petite à moyenne taille (jusqu’à 9B dans nos tests). De plus, il le fait avec une consommation minimale (9 W seulement au GPU), mais il nous faut encore ici réaliser d’autres tests pour mesurer précisément l’enveloppe thermique que génèrent tous ces modèles.

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