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J’ai testé le Google Pixel 11 : pleins feux sur l’IA, mais un équipement qui stagne

Le Pixel 11 est à double titre le nouveau petit dernier des smartphones de Google. En raison de son écran de taille réduite, tout d’abord. En raison de son positionnement tarifaire, ensuite, et donc de son équipement moins évolué que celui de ses trois grands frères, les Pixel 11 Pro, Pixel 11 Pro XL et Pixel 11 Pro Fold (le pliant).

Comme Samsung, le constructeur américain apporte quelques modifications, plus ou moins significatives à son nouveau modèle « d’entrée de gamme » :

On retrouve également le téléobjectif 5x, qui a été introduit sur le Pixel 10.

Cela suffit-il pour rendre le Google Pixel 11 compétitif, face à ses concurrents, commercialisés à 1000 € ? C’est ce que nous allons voir en détail.

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Une chose est certaine, Google ne compte pas révolutionner l’aspect de ses smartphones. Grâce au design original de leur bloc optique, l’identité visuelle des Pixel est maintenant établie depuis plusieurs années.

Le Google Pixel 11 ne change donc pas grand chose par rapport au modèle de l’année dernière. En effet, il affiche exactement les mêmes mensurations que celles du Pixel 10 avec notamment une épaisseur de 8,6 mm.

Et ce n’est pas le passage d’un poids de 204 grammes à seulement 197 grammes qui va changer la vie des utilisateurs. Le constructeur a au moins la décence de ne pas vanter cette perte de poids quelque peu anecdotique, contrairement à Samsung, qui a légèrement insisté sur les 8 grammes perdus par son Galaxy Z Flip 8 par rapport au Z Flip 7.

En revanche, Google met en avant le changement d’esthétique du bloc optique. En effet, le flash n’est plus séparé des objectifs dorsaux, comme sur le Pixel 10. Il est désormais intégré derrière la plaque en verre.

De plus, le bloc optique est moins protubérant que celui des autres Pixel, comme le 11 Pro (comme le montre la photo ci-dessous), ou encore le Pixel 10. Si ce détail esthétique peut sembler secondaire aux yeux de certains utilisateurs, il n’en traduit pas moins une attention louable de la part du constructeur.

En revanche, plus nombreux seront sans doute ceux qui auraient aimé bénéficier de la fonction HiLight, qui permet d’utiliser la LED du flash pour donner certaines indications visuelles. Or, celle-ci est malheureusement réservée aux modèles Pro, sans doute pour justifier la montée en gamme.

Pour le reste, les finitions du nouveau Pixel s’avèrent toujours impeccables. Le Pixel 11 est disponible est quatre couleurs :

Les bords du smartphone, en aluminium, sont très légèrement bombés, ce qui assure une prise en main agréable. Ces derniers n’arborent pas la même finition brillante que celle des Pixel 11 Pro. Et ce n’est peut-être pas une mauvaise chose, lorsqu’on voit la photo ci-dessus (avec les traces de doigts sur la tranche).

Comme son prédécesseur, le Google Pixel 11 est totalement étanche (il est certifié IP68) et son écran, ainsi que sa face arrière, sont protégés des rayures par le revêtement Corning Gorilla Glass Victus 2.

On note que, contrairement aux Pixel 11 Pro, qui arborent une surface mate, le dos du Pixel 11 de base est brillant.

De plus, ce dernier intègre de quoi fixer facilement divers accessoires, par aimantation. C’est ce que Google appelle Pixelsnap (aussi connu chez Apple sous l’appellation MagSafe). Rappelons qu’il s’agissait de l’une des nouveautés du Pixel 10.

Enfin pour la sécurité, on retrouve – sans surprise – un lecteur d’empreintes digitales, au bas de l’écran (la reconnaissance du visage de l’utilisateur est également possible pour déverrouiller l’accès au smartphone).

Le Google Pixel 11 est équipé d’un petit écran, qui exploite une dalle OLED de 6,3 pouces. Parmi les smartphones concurrents, à ce format, on peut citer le Samsung Galaxy S26, le Xiaomi 17 ou encore le Oppo Reno 16 Pro.

Contrairement à ses grands frères, le smartphone d’entrée de gamme de Google n’affiche pas des images dans une définition élevée (2856 x 1280 pour le Pixel 11 Pro par exemple). Ici, la définition est limitée à 2424 x 1080 pixels. Et si le Samsung Galaxy S26 supporte le même mode d’affichage, les deux smartphones chinois sus-cités peuvent afficher des images plus précises, à l’instar du Pixel 11 Pro.

D’un point de vue purement esthétique, on peut regretter que les bordures de l’écran soient assez épaisses (c’est assez éloigné des standards actuels).

D’autre part, si l’écran supporte une fréquence maximale de 120 Hz, il n’exploite pas la technologie LTPO. Celle-ci est réservée aux Pixels 11 Pro, dotés d’un écran « Super Actua », qui peut donc faire varier le taux de rafraichissement entre 1 Hz et 120 Hz (cette technologie est également supportée par le Samsung Galaxy S26).

On note également que, par défaut, la fréquence minimale (60 Hz) est utilisée par Google. Toutefois, il est possible d’activer le mode Affichage fluide, pour bénéficier d’un taux de rafraichissement de 120 Hz, dans certains cas.

Côté performances, Google annonce une luminosité de 2000 nits en pic HDR, et pouvant atteindre 3000 nits lorsque le mode Luminosité automatique est activé. Si cette valeur est vérifiée, cela permettrait d’obtenir une lisibilité parfaite en plein soleil.

La bonne nouvelle, c’est que, selon nos mesures, réalisées à l’aide de notre sonde et du logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays, l’affichage s’avère effectivement très lumineux (c’était d’ailleurs déjà le cas de l’écran du Pixel 10).

Ainsi, la luminosité standard s’établit à 750 nits. Et si on se trouve dans un endroit très lumineux (en extérieur, sous le soleil, par exemple), il suffit d’activer l’option Luminosité automatique, pour voir l’écran atteindre (quasiment) les valeurs annoncées par le constructeur (2090 nits en SDR et 2718 nits en HDR).

Ces dernières permettent d’obtenir une lisibilité parfaite, quel que soit l’environnement dans lequel on se trouve. Il faudra juste gérer le problème de la (haute) réflectivité de la dalle OLED. Celle-ci ne plaide pas en faveur de l’utilisation du mode sombre d’Android, en raison des nombreux reflets qui sont visibles dans les zones sombres de l’affichage.

Enfin, des deux profils colorimétriques proposés dans les paramètres relatifs à l’affichage, c’est celui appelé Couleurs adaptatives qui offre les meilleures performances.

En effet, le Delta E moyen SDR y est mesuré à 3,58 (si on aurait préféré obtenir une valeur inférieur à 3, ce résultat n’est pas foncièrement mauvais) et de 6,96 en HDR. De son côté, la température moyenne des couleurs indique qua la colorimétrie est parfaitement neutre (6457 K).

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