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J’ai testé le DJI Lito 1 : le drone qui redéfinit l’entrée de gamme

Pendant plusieurs années, acheter un drone DJI d’entrée de gamme impliquait quelques concessions. Les Mini 2 puis Mini 3 reposaient sur une plateforme vieillissante, avec une transmission radio d’ancienne génération, des automatismes plus limités et une section photo/vidéo qui commençait à montrer son âge face aux modèles Pro.

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Avec le Lito 1, DJI change complètement de philosophie. Le constructeur ne recycle plus son ancienne plateforme : il démocratise la nouvelle. Le petit dernier hérite ainsi du châssis inauguré par le Lito X1 (très proche du Mini Pro), de la transmission DJI O4, de nouveaux moteurs, des derniers algorithmes de détection d’obstacles et d’une grande partie des fonctions intelligentes des drones DJI haut de gamme.

Pour contenir son prix à 339 euros, DJI a finalement sacrifié un élément : le capteur photo. Exit le CMOS 1/1,3 pouce du Lito X1, remplacé par un CMOS 1/2 pouce de 48 mégapixels, associé à une optique d’équivalence 26 mm f/1.8. Plus petit, il capte moins de lumière et se montre logiquement plus bruité lorsque les ISO grimpent. En revanche, en plein jour, la différence est bien moins évidente qu’on pourrait l’imaginer.

La question est donc simple. Ce capteur plus modeste suffit-il à remettre en cause l’excellent équilibre de la plateforme ? Ou le Lito 1 est-il tout simplement devenu le nouveau drone de référence pour débuter ? C’est ce que nous avons voulu vérifier.

Ce test a été réalisé avec un drone prêté par DJI.

À première vue, impossible ou presque de distinguer le Lito 1 du Lito X1. Les deux drones partagent exactement le même châssis pliable, les mêmes dimensions et le même poids de 249 grammes.

Comme tous les drones de moins de 250 grammes, le Lito 1 est classé C0 et profite d’une réglementation particulièrement favorable dans de nombreux pays, sans examen ni enregistrement obligatoire. On peut donc piloter le Lito 1 sans certification.

Les différences apparaissent finalement en regardant de plus près la face avant. Le petit capteur LiDAR, présent sur le Lito X1, disparaît ici, remplacé par des entrées d’air.

DJI simplifie aussi son système de détection optique, avec un unique capteur fisheye installé sur la face supérieure et un second sur la face inférieure, comme sur le Neo 2. Sur le papier, cela peut sembler moins impressionnant que les six capteurs des anciens Mini Pro. Pour le reste, impossible de distinguer les deux appareils, sinon que le Lito 1 est blanc et le Lito X1 gris pâle.

Le Lito 1 est proposé avec la radiocommande RC-N3, qui utilise un smartphone comme écran, mais est compatible avec l’excellente DJI RC 2, dotée de son propre écran de 5,5 pouces.

C’est cette dernière que j’ai utilisé pour ce test. Trente secondes suffisent pour allumer le drone et décoller, sans avoir à connecter son téléphone ni craindre qu’un appel interrompe le vol.

La transmission DJI O4 participe largement à cette sensation de sérénité. L’image affichée sur la radiocommande reste fluide, très définie et la portée s’avère largement suffisante pour tous les usages autorisés en France. Au-delà des chiffres annoncés par DJI, c’est surtout la stabilité de la liaison qui impressionne. Le Lito 1 peut s’en aller à plus de 3 km sans mal, dès lors qu’il n’y a pas d’obstacle entre lui et la radiocommande.

Mais attention, le signal faiblit ou coupe avec des obstacles et dans ce cas le drone revient automatiquement à son point de départ (il faut ceci dit impérativement attendre la syncho GPS avant de décoller).

Le Lito 1 n’est pas un Mini 3 remis au goût du jour. DJI lui offre une plateforme entièrement nouvelle, avec un processeur plus puissant et l’ensemble des dernières technologies logicielles développées par la marque (transmission O4, détection d’obstacle à deux objectifs inaugurée sur le DJI Neo 2).

La principale différence avec le Lito X1 se cache finalement derrière l’objectif. On trouve un capteur CMOS 1/2 pouce de 48 mégapixels, associé à une optique équivalente à un 26 mm ouvrant à f/1,8 (contre 24 mm f/1.7 sur le X1). Ce capteur Quad Bayer produit aussi bien des clichés de 48 mégapixels que des photos de 12 mégapixels grâce au pixel binning, plus efficaces lorsque la lumière commence à manquer.

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En vidéo, le Lito 1 fait étonnamment peu de concessions. Il enregistre jusqu’en 4K à 60 images par seconde, avec un mode 4K100 destiné aux ralentis. Un zoom numérique jusqu’à 3x reste disponible en 4K, suffisant pour resserrer un cadrage sans changer d’altitude. Une prestation remarquable à ce niveau de prix, même si le profil D-Log M 10 bits qui permet d’affiner les couleurs en post-production reste réservé au Lito X1.

Le Lito 1 conserve également une nacelle mécanique sur trois axes, toujours aussi efficace. En revanche, comme le Lito X1, cette nacelle ne pivote pas à la verticale : cette fonction reste la chasse gardée du Mini 5 Pro. Les vidéos destinées aux réseaux sociaux devront donc être recadrées en postproduction dans le format horizontal (on peut en extraire 2,7 K environ).

Autre différence importante : le Lito 1 ne dispose pas du LiDAR frontal de son grand frère. Nous détaillons plus loin, dans la partie consacrée au pilotage, ce que cela change concrètement en vol.

DJI a retenu exactement la même base mécanique que le Lito X1 : mêmes moteurs, même électronique et les mêmes qualités de pilotage.

Le drone décolle avec douceur, répond immédiatement aux commandes et se montre particulièrement agréable à piloter. Les accélérations sont franches, les freinages précis et les trajectoires très propres.

En mode Normal, le Lito 1 atteint 42 km/h et environ 55 km/h en mode sport (sans détection d’obstacles), une vitesse largement suffisante pour suivre un cycliste, par exemple.

Comme toujours avec ce type de drone léger, mieux vaut effectuer un demi-tour à mi-parcours afin de vérifier que le vent rencontré au retour ne compromettra pas l’autonomie restante.

Côté bruit, le Lito 1 est discret au décollage et lors des phases d’accélération, DJI semble avoir encore amélioré cet aspect.

Sur le papier, le Lito 1 pourrait sembler moins bien armé que les anciens Mini Pro. Il ne dispose en effet que d’un capteur optique orienté vers le haut et d’un second vers le bas, là où les modèles précédents multipliaient les caméras.

Dans la pratique pourtant, cette évolution ne constitue pas un recul. Depuis le Neo 2, DJI semble s’appuyer davantage sur de nouveaux algorithmes que sur la multiplication des capteurs, et le résultat convainc : cette détection omnidirectionnelle reste active jusqu’à des éclairages très faibles.

L’absence du LiDAR frontal ne se fait vraiment sentir que dans deux cas précis : en sous-bois, à proximité de branchages, ou de nuit là où la législation l’autorise. Dans ces deux situations, le Lito X1 conserve un avantage net grâce à son télémètre laser.

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