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Entre nous, je dois vous avouer que le Coros Dura premier du nom était une excellente découverte. C’est peut-être le compteur GPS pour vélo que j’achèterais à titre personnel en raison de son approche simple et rationnelle, de son prix bien placé et de cette autonomie incroyable grâce à la charge solaire.
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Alors, j’attendais avec impatience cette seconde version. J’ai pu l’essayer en avant-première. Le secret était bien gardé, car même l’une de mes connaissances, pourtant cycliste professionnel, n’était pas au courant. Voici mon premier avis sur le Coros Dura 2 Solar.
Les cyclistes sur route, surtout les compétiteurs, sont toujours à la recherche du gain marginal. Alors, si on apprend qu’on peut gagner quelques watts avec un compteur, c’est toujours ça de gagné.
À première vue, le Coros Dura 2 Solar apparaît comme le plus aérodynamique des compteurs grâce à son design. Les deux tiers du compteur sont en effet très fins, car il s’agit uniquement de l’écran tactile, avec une feuille de carbone T700 sur sa face arrière. L’autre partie du compteur est celle sur laquelle repose une partie de l’écran. Elle regroupe les deux boutons physiques sur les tranches, les deux boutons tactiles haptiques en façade, mais aussi la batterie, sa prise USB-C de chargement et l’empreinte pour support Garmin.
Selon les mots de Coros, il s’agit d’un design « profil ultra-fin », avec seulement 5,7 mm pour l’écran. Mais l’épaisseur atteint 17 mm si on mesure au niveau du support sur le guidon. Il est en réalité un peu plus épais que le Coros Dura de première génération (15,7 mm). Concernant les dimensions, ce compteur mesure 117 x 58 x 17 mm pour 99 grammes. C’est 3 grammes de moins que le premier Dura (102 grammes).
Mais ce que je remarque particulièrement, c’est la qualité perçue en hausse. Les matériaux choisis sont plus flatteurs, comme le noir laqué pour les boutons haptiques, la feuille de carbone sous l’écran et l’aluminium autour. Il tient désormais la comparaison avec un Garmin Edge 850 en ce qui concerne le style et creuse un fossé entre lui et le premier Coros Dura, un écart qui se retrouve aussi sur le prix.
À noter que son design atypique ne lui permet pas de tenir à plat sur une table. Il bascule vers l’avant.
L’écran du Coros Dura 2 Solar reste doté de la technologie d’affichage MIP, contrairement au Garmin Edge 850, qui intègre un écran LCD transmissif. L’objectif de Coros est de conserver un écran lisible en toutes circonstances tout en favorisant une faible consommation d’énergie, comme sur le premier Coros Dura.
L’écran est en revanche plus grand que celui de son prédécesseur : il passe de 2,7 à 3,5 pouces, tout en restant tactile. Il présente également, selon moi, de meilleurs contrastes entre les couleurs.
La dalle tactile est réactive, et tant mieux, car on a un peu plus recours à l’utilisation du tactile qu’avec l’ancien Dura. Les boutons haptiques ne sont pas des plus simples à utiliser, alors on préfère parfois passer directement par le tactile.
Enfin, même si le Dura 2 Solar intègre une dalle MIP transflective, il propose tout de même un rétroéclairage. On pourra donc rouler sans crainte la nuit avec un affichage qui s’adapte à la luminosité ambiante.
L’interface du compteur est assez basique. Coros n’a pas fait de folies de ce côté-là. On retrouve un menu principal donnant accès aux profils d’activité prédéfinis : vélo de route, home-trainer, gravel, VTT, E-Bike ou encore VTTAE. Il y a donc un menu adapté à votre pratique.
Ensuite, des sous-menus donnent accès à la navigation, aux séances d’entraînement, au calendrier d’entraînement, aux tests de condition physique à vélo, à l’historique des activités ou encore aux notifications, à l’utilisation de la batterie et aux paramètres.
En sélectionnant votre profil d’activité, vous avez accès à d’autres raccourcis, comme les alertes d’activité, les segments Strava préférés et les paramètres de pause automatique ou de tour automatique. Enfin, en cours d’activité, un appui sur le bouton situé sur la tranche droite permet d’afficher un menu pour mettre en pause l’activité, la terminer, accéder à la navigation ou encore aux séances d’entraînement. Bref, tout ce dont vous avez besoin en roulant.
Si l’utilisation apparaît comme plutôt simple, il ne faut pas vraiment se séparer de son téléphone. En effet, c’est l’application Coros qui permet de personnaliser l’affichage des champs de données, de structurer une séance d’entraînement ou encore de créer un parcours. Les fonctions directement accessibles sur le compteur sont assez limitées et nécessitent souvent de passer par le smartphone et l’application.
J’aurais aimé pouvoir modifier rapidement mes champs de données pendant ma sortie sans avoir à prendre mon smartphone. Même chose pour cibler un point sur la carte et lancer le guidage vers cette destination. Ce n’est pas un problème rédhibitoire, mais cette fonctionnalité manque parfois.
Comme le premier Coros Dura, cette seconde version a tout ce qu’il faut pour s’adresser aux cyclistes les plus compétiteurs, ou aux personnes pratiquant le cyclisme longue distance, grâce à son autonomie XXL.
Le Coros Dura 2 Solar est compatible avec les systèmes de navigation par satellite GPS, GLONASS, Galileo, BeiDou et QZSS, avec une prise en charge de la double fréquence L1 + L5 pour améliorer la précision du positionnement. De quoi assurer un suivi fiable de vos sorties à vélo, y compris dans les environnements où la réception est plus délicate. Comme tous les compteurs GPS que j’ai testés jusqu’ici, il perd toutefois le signal dans les tunnels de Monaco.
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L’écran ayant grandi, le guidage GPS gagne un peu en confort. Celui-ci évolue justement : il propose désormais le suivi d’itinéraire, les indications virage par virage et le recalcul de l’itinéraire hors ligne via votre smartphone, à condition d’avoir téléchargé les cartes correspondant à votre région dans l’application. Il propose aussi le suivi des montées, même sans suivre d’itinéraire, mais je n’ai pas réussi à l’activer.
J’observe toujours de petites différences entre le récapitulatif d’activité sur l’application Coros, qui est très détaillé, et les données de Strava. La distance est désormais identique entre les deux plateformes, mais la puissance normalisée peut varier de quelques unités d’un support à l’autre, tout comme la vitesse moyenne, légèrement moins élevée sur Strava dans les deux cas enregistrés.
Le Coros Dura 2 Solar se distingue par la fiabilité de ses mesures, notamment lorsqu’il s’agit d’évaluer le dénivelé positif et négatif d’un parcours. Son système de géolocalisation par satellite, associé à un altimètre barométrique, permet de suivre avec précision les variations d’altitude au fil des kilomètres. Sur le terrain, les données enregistrées correspondent globalement bien au relief rencontré.
Il arrive néanmoins que l’altitude affichée diffère légèrement de celle indiquée sur les panneaux de col, comme avec tous les compteurs. Ces variations restent difficiles à éviter, car les données officielles ne concordent parfois pas entre elles. Lors de mon passage au col d’Èze, par exemple, le panneau indiquait 500 mètres d’altitude, une valeur que j’ai également retrouvée dans les données de ma sortie.
Le Coros Dura 2 Solar offre une personnalisation poussée des écrans de données via le smartphone, avec jusqu’à neuf données affichées. Un point appréciable pour adapter le compteur à ses habitudes et à ses objectifs.
Les informations affichées couvrent l’essentiel du suivi sportif : puissance, fréquence cardiaque, cadence de pédalage, vitesse, distance parcourue, altitude ou encore pourcentage de pente. Il est possible de répartir ces données sur plusieurs pages et de choisir celles que l’on souhaite consulter en priorité. Je conseille de privilégier quelques indicateurs essentiels par écran afin de pouvoir les lire rapidement sans quitter la route des yeux.
L’affichage ne se limite pas aux valeurs instantanées. Selon le champ sélectionné, on peut également retrouver des moyennes ou des valeurs maximales, notamment pour la puissance. De quoi ajuster la présentation aux besoins de chacun, que l’on cherche à contrôler son effort pendant une ascension ou à analyser sa sortie une fois rentré.






