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J’ai essayé le DS N°7, un SUV électrique aux 740 km d’autonomie crucial pour l’avenir de la marque

J'ai conduit la voiture du Président de la République, ou presque

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DS Automobiles a connu de meilleurs moments : la marque a connu un recul de 23 % de ses ventes en Europe en 2025. Le renouvellement du DS 7, son SUV et véritable locomotive des ventes, est alors essentiel pour tenter de dynamiser à nouveau les ventes.

Voici donc le DS N°7, qui mise sur le multiénergies pour tenter de réitérer le succès. On retrouve en effet des motorisations hybrides 48 volts au lancement, prochainement des hybrides rechargeables, mais également des motorisations 100 % électriques.

Après une première découverte statique, j’ai pu prendre le volant de la version E-Tense FWD Long Range, celle offrant le plus d’autonomie avec jusqu’à 740 km en une charge. Voici mon avis sur ce SUV électrique français.

Comme pour la berline surélevée DS N°8, le DS N°7 se distingue par un style singulier. L’équipe de Thierry Metroz, directeur du design DS, se lâche. On retrouve sur le DS N°7 une grande calandre rétroéclairée me rappelant, d’une certaine manière, celle du Skoda Enyaq, un logo rétroéclairé et une signature lumineuse verticale.

Le DS N°7 ne retrouve pas les diamants pivotants dans les optiques que l’on a pu connaître dans le premier DS 7 Crossback et la DS 9.

De profil, le capot est plus long et plus droit, ce qui vient affirmer le style du DS N°7. Les poignées de portes avant sont intégrées à la carrosserie et se déploient à l’approche du véhicule. Les poignées de portes arrière sont intégrées dans le montant C, ce qui vient encore fluidifier un peu plus la silhouette.

Le toit est noir, cette couleur déborde un peu sur les ailes arrière, ce qui intègre les optiques arrière. Ce coloris bi-ton peut être étendu avec le capot noir également.

À l’arrière, DS a fait le choix de remplacer le logo de la marque par une inscription en toutes lettres. La lunette arrière est de petite taille en raison d’une ligne de toit fuyante.

Concernant les dimensions, le DS N°7 mesure 4,66 m de long, 1,90 m de large et 1,62 m de haut. L’empattement est de 2,79 m. Le Cx est de 0,26.

Le style du DS N°7 fait alors preuve d’audace, il se différencie de la production allemande premium, très souvent sérieuse. Ce style est finalement la signature de DS Automobiles, et cela va encore plus loin dans l’habitacle.

Si le DS N°7 a un design singulier à l’extérieur, qualifier ainsi l’habitacle serait un euphémisme. Ce qui surprend directement est le volant quatre branches au dessin très osé, il est même clivant.

La planche de bord est enveloppante, l’insert en métal brossé s’étend sur les intérieurs de portes et intègre les enceintes Focal du système audio. On retrouve aussi des motifs en relief sur les panneaux de portes.

La console centrale est haute et intègre des motifs rétroéclairés, le sélecteur de vitesse ou encore le chargeur de téléphone par induction. Sous cette console centrale est disposé un espace de rangement et les prises USB-C, assez peu accessibles. La sellerie peut toujours avoir l’effet bracelet de montre, propre à DS.

À l’arrière, la banquette est assez accueillante, un adulte est à son aise et profite de la luminosité du toit panoramique.

En ce qui concerne le volume de coffre, il est annoncé à 515 litres et 1 525 litres avec la banquette rabattue.

Cet habitacle est suffisamment spacieux, peut-être un peu clivant, mais également bien fini avec des matériaux bien choisis et de bonne qualité.

Alors que la majorité des marques passent à des systèmes d’infodivertissement sous Android Automotive utilisant notamment Google Maps comme système de navigation et planificateur d’itinéraires, DS reste sur un système d’exploitation propre à Stellantis. La présentation est un peu datée, certaines commandes peuvent être longues à se lancer, mais dans l’ensemble, ça fonctionne.

À l’usage, on utilise rarement plus que le lecteur multimédia ou la réplication du smartphone, qui se fait sans fil pour Android Auto ou Apple CarPlay.

En revanche, le format de l’écran central de 16 pouces est particulier. Il ne s’agit pas d’un 16:9, mais d’un 21:9. Le compteur de 10,25 pouces est plus conventionnel avec trois styles principaux d’affichage.

Le planificateur d’itinéraire est propre aux véhicules du groupe Stellantis. Sur cette gamme de véhicules à vocation routière, il est intégré directement au système d’infodivertissement du véhicule, contrairement aux citadines du groupe qui doivent utiliser l’application constructeur pour en bénéficier.

Il s’agit du même planificateur que j’ai pu expérimenter lors de mon trajet Nice-Paris en Citroën ë-C5 Aircross. On peut régler le niveau de charge à l’arrêt intermédiaire et à destination. Les prédictions sont, d’expérience, les bonnes.

DS propose un système de conduite semi-autonome. Pour être franc, je ne l’ai pas essayé lors de cette conduite dans les montagnes varoises, le terrain ne s’y prête pas.

Le système est au moins équivalent à celui du Citroën ë-C5 Aircross, avec un régulateur adaptatif et prédictif s’adaptant aux limitations de vitesse. Le maintien dans la voie est satisfaisant et il propose une assistance au changement de voie qui n’est pas indispensable.

Après avoir essayé le Citroën ë-C5 Aircross sur les mêmes routes, je m’attendais à retrouver une voiture qui mise davantage sur le confort que sur le dynamisme. Et si je vous disais que DS a trouvé le bon compromis ? Je sais, dire que c’est le bon compromis entre confort et dynamisme est un peu bateau, mais je vais argumenter.

En effet, le mode Confort utilise la caméra avant pour balayer la chaussée et adapter la suspension aux revêtements et aux aspérités, ce que l’on trouvait déjà sur le DS 7. C’est difficile de dire si c’est véritablement utile, mais toujours est-il que la voiture est très confortable dans ce mode de conduite.

En mode Sport, la suspension devient un peu plus sèche sans malmener une once les occupants. La prise de roulis est maîtrisée et j’ai pu rouler à très bon rythme sur les routes de montagne entre le Var et les Alpes-Maritimes que j’ai arpentées avec le Hyundai Ioniq 5 N. La comparaison entre les deux modèles s’arrêtera ici !

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