Accueil / Tech News / « Conçu pour délivrer de la masse » : Anduril dévoile Thunder, son hélicoptère d’attaque sans pilote

« Conçu pour délivrer de la masse » : Anduril dévoile Thunder, son hélicoptère d’attaque sans pilote

Recevez tous les soirs un résumé de l’actu importante avec Le Récap’

Le salon aéronautique de Farnborough vient à peine d’ouvrir ses portes dans le sud de l’Angleterre que la première grosse annonce tombe déjà, au sens propre comme au figuré.

Anduril y a présenté ce 20 juillet 2026 Thunder, un aéronef sans pilote classé Group 5, la catégorie la plus lourde utilisée par l’armée américaine, réservée aux drones de plus de 600 kg volant à haute vitesse.

Conçu pour voler en formation avec des engins habités, Thunder est décrit par l’entreprise américaine comme une réponse directe à un constat tactique : la multiplication des drones, des munitions rôdeuses et des défenses antiaériennes low-cost a transformé le combat aéroterrestre à basse altitude en « l’un des endroits les plus meurtriers du champ de bataille ».

Thunder est un tiltrotor hybride-électrique, capable de décoller et d’atterrir à la verticale tout en adoptant une configuration voilure fixe en croisière pour gagner en autonomie. Cette architecture, développée avec le constructeur californien Archer Aviation, doit lui permettre de s’auto-déployer sur de longues distances ou d’être transporté dans un simple conteneur maritime standard, par air, route, rail ou mer.

Sur le plan de l’armement, Anduril met en avant une soute modulaire capable d’embarquer, selon la mission, jusqu’à dix missiles air-sol du type Hellfire ou JAGM, seize effets aériens largables façon Altius-600, ou encore 76 roquettes de 70 mm, complétés par une baie secondaire dédiée à la lutte anti-drone.

L’entreprise revendique là un engin autonome « conçu pour délivrer de la masse » : en associant plusieurs Thunder à un seul appareil habité, une unité aérienne de combat pourrait tripler ses munitions disponibles sans exposer davantage de pilotes, et pour un coût inférieur à une flotte entièrement pilotée.

L’autonomie de vol repose sur Lattice, le logiciel de commande de mission déjà utilisé sur d’autres plateformes du groupe, qui gère la navigation en formation, l’évitement d’obstacles et la fusion de données capteurs pour maintenir une image tactique commune entre appareils pilotés et non pilotés, y compris quand le GPS ou les communications sont dégradés.

Plus généralement, cette annonce s’inscrit dans un contexte particulier pour l’aviation d’attaque américaine. L’armée de terre américaine a progressivement retiré son hélicoptère de reconnaissance armée OH-58D Kiowa Warrior au cours de la dernière décennie, puis a tenté de le remplacer par le programme Future Attack Reconnaissance Aircraft (FARA), abandonné en 2024.

Thunder, avec un rayon d’action et une vitesse comparables au futur Cheyenne II, auquel il devrait être associé à l’avenir, s’apparente pour une partie de la presse spécialisée américaine à une tentative de combler ce vide capacitaire par la voie robotique plutôt qu’en remettant un pilote aux commandes.

Les premiers vols d’essai ont déjà été menés avec des appareils de substitution grandeur nature, et un premier vol du démonstrateur définitif est prévu pour 2027.

Découvrez les nombreux avantages de Numerama+.

Vous avez lu 0 articles sur Numerama ce mois-ci

Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information. C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.

Mais si vous le pouvez, voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :

Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.

Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !

Origine de l’article : lire l’article original
Traduction