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Claude Cowork, d'Anthropic, se tourne vers le cloud alors que les données montrent que 90 % des sessions ne sont pas consacrées au codage

Claude Cowork se tourne vers le Web et le mobile, et de nouvelles données montrent que son utilisation s'étend bien au-delà du codage et du développement logiciel. Peut-il remplacer OpenClaw ?

Les points clés à retenir sur les évolutions de Cowork

Anthropic a annoncé début juillet étendre Claude Cowork, l’assistant « agentic » destiné aux utilisateurs de Claude, au Web et aux appareils mobiles.

Après avoir analysé 1,2 million de sessions Cowork, Anthropic partage également quelques détails inattendus sur son utilisation.

Anthropic a également introduit une nouvelle expression pour décrire Cowork : « le travail autour du travail ».

Le principe est le suivant : les professionnels possèdent une expertise considérable dans leur domaine, mais consacrent une grande partie de leur temps à des tâches administratives, comme passer au crible des e-mails, consolider des feuilles de calcul, organiser des fichiers, etc. Ces tâches ne constituent pas techniquement « le travail ». Il s’agit du travail que l’on effectue pour pouvoir faire son travail, d’où l’expression « le travail autour du travail ».

Selon l’entreprise, « C’est le travail autour du travail : il figure rarement dans la description de poste de quiconque, mais il représente une grande partie de la semaine de chacun. »

Si une partie de ce travail administratif doit effectivement être effectuée sur un ordinateur de bureau, ce n’est pas le cas pour la majeure partie. Le mois dernier, j’ai lancé Cowork sur mon site pour détecter des vulnérabilités. Aucune de ces opérations n’a nécessité l’utilisation de mon ordinateur de bureau. Elles auraient très bien pu être exécutées dans le cloud.

Selon l’entreprise, un utilisateur peut lancer une tâche depuis son bureau, vérifier sa progression depuis son téléphone et récupérer le résultat final depuis n’importe quel navigateur. Elle affirme qu’il n’est plus nécessaire d’avoir son ordinateur portable allumé pour utiliser Cowork. J’utilise habituellement Cowork sur mon imposant Mac Studio doté de 128 Go de RAM et d’un écran de 38 pouces, mais le principe reste le même. La machine pourrait être éteinte, et la tâche continuerait de s’exécuter.

« Fermez votre ordinateur portable et partez en réunion ; Claude continue de travailler », explique Anthropic.

En effet, les tâches programmées peuvent s’exécuter entièrement en ligne tant que la tâche elle-même est en ligne. Ainsi, Cowork peut passer au crible les fils de discussion par e-mail, consulter des transcriptions et analyser l’actualité, tout cela pendant que vous dormez. La seule contrainte est que vous devez utiliser des applications connectées. Cloud Claude n’a pas accès à votre activité de navigation.

Il existe une version mobile de l’application pour Android et iOS. Elle remplit deux fonctions. Tout d’abord, vous pouvez vérifier l’état d’avancement et recevoir des notifications sur votre téléphone. Si Claude Cowork arrive à un stade où il a besoin d’une autorisation ou d’une clarification, il enverra une notification sur votre téléphone. Les brouillons de messages ne seront pas envoyés tant que vous ne les aurez pas relus et approuvés.

De cette façon, vous gardez toujours le contrôle du flux, même si vous n’êtes pas devant votre ordinateur principal. « Lorsque Claude arrive à une décision que vous seul pouvez prendre, il vous interroge, et la question est transmise à votre téléphone », explique l’article publié sur le blog de l’entreprise.

Je ne suis pas sûr d’être à l’aise avec l’idée de donner des précisions à une IA ou de lui accorder une autorisation depuis le trône en porcelaine, mais cette flexibilité s’avère prometteuse dans d’autres situations non scatologiques. Ne me dites pas que vous n’y avez pas pensé vous aussi.

« L’ordinateur de bureau reste le lieu privilégié pour le travail en profondeur, et c’est là que l’expérience Cowork est la plus complète, puisque Claude peut également utiliser vos fichiers locaux et votre navigateur. Les utilisateurs qui ne pouvaient pas installer d’application de bureau peuvent désormais eux aussi utiliser Cowork », a déclaré Anthropic.

Les versions web et mobile de Cowork sont en bêta et accessibles aux abonnés du forfait Max. L’entreprise a indiqué que l’accès serait étendu à d’autres forfaits (les formules les moins chères) dans les semaines à venir. Les limites d’utilisation de Cowork, qui ont été doublées, sont prolongées jusqu’au 5 août pour marquer ce lancement.

Parallèlement à l’annonce de cette nouvelle fonctionnalité, Anthropic a présenté des statistiques très intéressantes issues de ses journaux de session. Anthropic a déclaré avoir « analysé un échantillon de 1,2 million de sessions Claude Cowork anonymisées et agrégées » entre le 11 et le 31 mai 2026, au sein de plus de 600 000 organisations.

Au vu de tout le battage médiatique autour de Claude Code, on aurait pu s’attendre à ce que l’utilisation de Cowork soit principalement consacrée à des tâches liées au codage. Or, Anthropic a indiqué que plus de 90 % des sessions analysées n’avaient aucun rapport avec le développement logiciel.

« Nos données suggèrent que les utilisateurs se servent de Claude Cowork pour rassembler et structurer les informations dont ils ont besoin pour mettre en pratique leur expertise », a déclaré Anthropic.

Voici donc la réflexion qui me trotte dans la tête depuis que j’ai pris connaissance de cette annonce et que j’ai commencé à rédiger cet article. Si je dispose de Cowork et qu’il fonctionne de manière autonome dans le cloud et selon un calendrier défini, ai-je encore besoin d’un serveur dédié avec OpenClaw ? La plupart des tâches que je souhaite réaliser avec OpenClaw ne pourraient-elles pas être effectuées avec Claude, tout en étant plus sûres et plus fiables ?

OpenClaw n’impose aucune limite d’utilisation avec l’IA embarquée. Il est gratuit. Mais si je paie déjà pour Claude Max, jusqu’où puis-je aller ?

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