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Mauvaise nouvelle si vous possédez l’un de ces smartphones. L’Agence nationale des fréquences (ANFR) vient de sévir avec une nouvelle vague de retraits du marché et de rappels concernant cinq téléphones. Parmi eux, on retrouve deux appareils de marques très populaires dans l’Hexagone, à savoir Samsung et Nothing.
Dans son viseur ? Le Nothing Phone 3a (A059), le Galaxy A55 (dans sa version spécifique SM-A556E/DS), mais également l’AGM Note N1, le Doogee N55 Plus et l’Infinix Smart 9. Ces trois derniers modèles sont issus de marques d’entrée de gamme peu connues.
Selon les modèles, les raisons de cette interdiction stricte varient entre des émissions d’ondes trop élevées et des manquements administratifs majeurs.
Il est à noter, dans le cas du téléphone sud-coréen, que le modèle en cause (Galaxy A55 dans sa version mentionnée précédemment) est un produit qui n’était pas destiné au marché européen à l’origine. Il a été importé par un tiers, précise le constructeur sud-coréen, qui nous signale que l’entreprise n’a pas été mise en demeure par l’ANFR.
Pour le Nothing Phone 3a, ainsi que pour les modèles de Doogee, AGM et Infinix, le problème réside dans un dépassement de la limite du débit d’absorption spécifique (DAS). Cette caractéristique, présente sur les fiches techniques de tous les téléphones, quantifie l’énergie transportée par les ondes électromagnétiques qui est absorbée par le corps humain.
En l’espèce, c’est le DAS localisé au niveau des membres (lorsque le téléphone est tenu en main ou dans une poche de pantalon, par exemple) qui pose problème. La réglementation impose que cette valeur ne dépasse pas les 4 watts par kilogramme (4 W/kg). Mais les mesures effectuées en laboratoire ont montré que ce plafond légal était enfreint.
Pas de panique pour autant si vous utilisez l’un de ces modèles au quotidien : les limites du DAS sont fixées selon un principe de précaution strict.
Les seuils réglementaires (y compris pour les deux autres mesures de DAS pour la tête et le tronc) intègrent une marge de sécurité extrêmement importante, établie bien en deçà des niveaux à partir desquels un véritable effet thermique pourrait être nocif pour la santé. Le risque sanitaire n’est donc pas avéré.
Si l’affaire de l’iPhone 12 en 2023 avait mis en lumière les dépassements de DAS chez les géants de la tech, le problème reproché à ce téléphone ici est tout autre.
Les contrôles réalisés sur une version spécifique du Galaxy A55 (le modèle SM-A556E/DS) n’ont révélé aucun dépassement d’ondes. En revanche, l’appareil cumule les cartons rouges administratifs : absence de procédure d’évaluation de conformité, documentation technique manquante, et surtout, un défaut de marquage « CE ».
Pour l’Agence nationale des fréquences, la sanction est donc tout aussi méritée : face à ces non-conformités majeures, ce modèle n’aurait tout simplement jamais dû être mis en vente sur le territoire français. L’Agence n’a d’ailleurs même pas pris la peine de tester ses émissions d’ondes, et s’est contentée de ces erreurs bureaucratiques.
Au départ, l’ANFR a mis en demeure les entreprises responsables de la commercialisation de ces smartphones en France de régulariser la situation. Sans action de leur part pour remettre ces équipements aux normes, l’autorité a exigé leur retrait du marché français, ainsi qu’une procédure de rappel pour les exemplaires déjà écoulés.
Si vous possédez l’un des modèles concernés, vous êtes donc invité à le rapporter à votre point de vente dans les plus brefs délais.
De leur côté, les distributeurs — des boutiques physiques aux plateformes de e-commerce comme Amazon — ont l’obligation de cesser sans tarder la vente de ces téléphones et de procéder au rappel auprès de leurs clients.
(mise à jour avec une précision de Samsung concernant le modèle en question)
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