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De la contestation du rôle des algorithmes de Meta aux multiples recours à l’IA générative en passant par le succès initial du « parti digital » de Bolsonaro, la campagne présidentielle brésilienne est riche d’enseignements sur la forme que les discours politiques prennent désormais en ligne en contexte électoral.
Comment expliquer la réélection de Luiz Inácio Lula à la tête du Brésil ? Dans quelle mesure le traitement de son discours par les réseaux sociaux dominants explique-t-il son arrivée derrière Flávio Bolsonaro, au premier tour de l’élection présidentielle ? Et qu’est-ce qui a permis au président sortant de gagner en quelques semaines près de dix millions de votes (de 45 % des suffrages au premier tour, contre 47 % pour le fils Bolsonaro, Lula a terminé avec 51,7 % des voix exprimées au second tour, contre 48,2 % pour son adversaire) ?
Aucune victoire politique n’est possible sans mobilisation concrète sur le terrain. Mais la politique, aujourd’hui, se joue aussi bien sur le terrain physique que sur le terrain numérique. Or, pendant la campagne brésilienne, le rôle des réseaux sociaux a été questionné à de multiples reprises, y compris par les deux principaux candidats.
Alors que les élections présidentielles françaises se profilent, la récente campagne brésilienne permet d’ouvrir quelques axes de réflexion sur le visage que pourraient prendre les débats à venir. Et ce, que ce soit en termes d’ingérence étrangère, de violence numérique issue de l’intérieur ou de l’extérieur du pays, ou encore de recours habile à certaines fonctionnalités sous-estimées d’outils numériques du quotidien.
Une campagne menée par le « parti digital » de Bolsonaro
Plus que jamais, la propension des réseaux sociaux à orienter le discours dans une direction politique plus qu’une autre a été mise en débat au Brésil. Sur place, comme ailleurs dans le monde, le sujet n’a rien de neuf.





