Les constructeurs chinois rivalisent d’écrans toujours plus larges dans leurs habitacles. BYD pousse le curseur encore plus loin avec le Tang de troisième génération, son SUV électrique cinq places. Deux dalles occupent désormais presque toute la largeur de la planche de bord.
Dans les voitures électriques, l’habitacle devient le vrai terrain de bataille. Beaucoup empilent les dalles, quand d’autres suppriment carrément les commandes physiques. Chez Tesla, le Cybercab roule sans volant ni pédales, et le poste de conduite se résume à un écran tactile posé au centre. Du côté chinois, la surenchère va encore plus vite.
Côté BYD, la bataille se joue aussi sur la technique, puisqu’un brevet vise à mieux maîtriser la chaleur des batteries. Pour le reste, le groupe a choisi une autre vitrine le 8 octobre. Il a diffusé les premières images de l’intérieur du Tang de troisième génération, son grand SUV électrique cinq places.
Lu Tian, directeur de la gamme Dynasty chez BYD, a publié ces visuels quelques semaines après la présentation du modèle au salon de Chengdu. L’écran central y atteint 35,4 pouces de diagonale. Deux ambiances habillent l’habitacle, Dune Beige et Amber Brown. Devant le conducteur, la planche de bord reprend le dessin haut et dépouillé des dernières productions maison.
Une seconde dalle panoramique de 30 pouces court sur presque toute la largeur du tableau de bord. À l’arrière, les sièges capitaine s’inclinent en position zéro gravité, avec plus de 1 000 mm d’espace annoncé aux jambes. Le gabarit aide, puisque le Tang mesure 5 045 mm de long pour un empattement de 2 950 mm. À bord, les passagers voyagent dans un salon roulant.
Sous le plancher, BYD installe une Blade Battery de deuxième génération, en 88,7 ou 105,8 kWh. Le constructeur revendique 730, 830 ou 850 km en cycle CLTC. Cette norme chinoise reste très optimiste face aux mesures européennes. La recharge grimperait de 10 à 70 % en cinq minutes sur les bornes les plus puissantes du réseau maison, à condition de rouler par température clémente. Cette infrastructure reste pour l’instant réservée au marché chinois. Commercialisé en Chine d’ici la fin de l’année, le Tang n’affiche encore aucun tarif. L’Europe devra patienter.






