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Après la purge Black Ops 7, Call of Duty: Modern Warfare 4 revient au grand cinéma

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Je pense que je n’oublierai jamais la campagne solo de Call of Duty: Black Ops 7. Dans ma vie de joueur, Call of Duty est une parenthèse annuelle de quelques heures, un petit plaisir coupable entre deux grosses sorties. Je vois leur campagne solo comme un moyen de décrocher de la pression, avec une formule efficace et spectaculaire. Soit très exactement tout ce que n’a pas été celle de Call of Duty: Black Ops 7, qui s’est davantage apparentée à une immense punition.

C’est donc avec une sacrée appréhension que je me suis lancé dans la campagne solo de Call of Duty: Modern Warfare 4, comme si la confiance avait été brisée. Fort heureusement, dès la première mission, située dans une Corée du Sud en proie à une violente attaque, ce nouvel opus donne le ton. On y retrouve cette science innée du grand spectacle, matérialisée par des scènes scriptées d’une efficacité redoutable. Un bonheur retrouvé, et un pardon accordé.

Call of Duty: Modern Warfare 4 sort ce vendredi 23 octobre sur PS5, Xbox Series X|S, PC et Nintendo Switch 2.

Call of Duty: Modern Warfare 4 plonge le joueur dans un conflit mondial, déclenché par l’invasion de la Corée du Sud par le Nord. Il reste articulé autour du capitaine Price, devenu un renégat prêt à pactiser avec l’ennemi dans la traque de l’Archer, son ultime cible, incarnée par un Mads Mikkelsen toujours à l’aise dans le rôle du grand méchant. Le jeu nous fait voyager de la Corée du Sud à Paris, capitale qu’on met sens dessus dessous (cocasse quand on connait la conjoncture actuelle), en passant par Mumbai et New York.

Sans surprise, la réalisation est une réussite totale. Infinity Ward maîtrise parfaitement son moteur graphique. On en prend plein les yeux, avec des environnements détaillés et des effets visuels qui donnent un vrai sentiment d’être en guerre. Les passages de nuit à Hajin, en Corée du Sud, sont particulièrement éblouissants, avec l’impression d’évoluer dans une ville mise à feu et à sang, illuminée par les tirs des mortiers. À cela s’ajoutent des bruitages d’une précision chirurgicale pour peu qu’on joue avec un bon casque. Call of Duty: Modern Warfare 4 a de vraies qualités de blockbuster.

Il faut dire aussi qu’il vient piocher dans de nombreuses références cinématographiques. La mission dans la boîte de nuit rappelle John Wick. Une course-poursuite fait directement penser aux cavalcades de Jason Bourne. On a même droit à un débarquement que ne renierait pas Steven Spielberg, réalisateur du chef-d’œuvre Il faut sauver le soldat Ryan. En découle dès lors une belle variété dans les décors traversés, avec même des idées intéressantes en termes de terrain de jeu (la zone ferroviaire avec les trains qui bougent). Le jeu glisse aussi des séquences qui nourrissent une narration loin d’être apolitique (quand on incarne un soldat nord-coréen chargé de violenter des civils pour débusquer un déserteur, avec choix dans les moyens de faire pression).

Tout juste pourra-t-on pester contre cette mission en zone ouverte, qui laisse place à l’exploration et permet même de choisir l’ordre des objectifs principaux à remplir. Pendant de longues minutes, le jeu sacrifie le rythme effréné, si grisant, qu’il avait construit jusque-là, et dilue ses efforts narratifs. C’est la seule fausse note du jeu et, heureusement, elle ne dure pas trop longtemps.

Le gameplay est à la hauteur de cette mise en scène généreuse. Les sensations de tir sont là et respectent le calibre des nombreuses armes à disposition. Call of Duty: Modern Warfare 4 s’offre même des combats rapprochés aux mécaniques simplistes (un contre, une frappe) mais réussies. On observe aussi quelques comportements plus vicieux chez les soldats adverses, capables de se coucher pour nous surprendre. Il va sans dire, néanmoins, que le but de ce Call of Duty: Modern Warfare 4 ne sera jamais de vous frustrer. La campagne existe pour fournir une grosse décharge d’adrénaline pendant une poignée d’heures. Cette année, c’est un grand oui.

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