Nous en parlons depuis des mois dans nos colonnes et c'est désormais confirmé avec le site xiaomiauto.com. Les voitures électriques de Xiaomi arriveront dans le monde entier, dont l'Europe. Il s'agit donc d'une plateforme pour les marchés hors de Chine, avec la page d'accueil qui affiche explicitement : "Xiaomi Auto arrive en Europe dès 2027". Mais pour le moment, pas de mention d'un pays, d'un prix ou d'un modèle pour ce lancement mondial.
You know Xiaomi. Now meet Xiaomi Auto.Everything that goes into a Xiaomi car.The cars. The engineering. The people behind them.See you on the road.Learn more: https://t.co/WhzRhHeLXJpic.twitter.com/2MpsHAM7Zx
Depuis xiaomiauto.com, on trouve même un formulaire qui permet aux concessionnaires et aux distributeurs de déposer une candidature. Le recrutement d'un réseau commercial prend des mois, d'où le fait que Xiaomi s'y prenne maintenant, malgré une commercialisation à courte échéance.
Xiaomi est au courant que sa marque est surtout connue en Europe pour ses smartphones, tablettes et autres appareils connectés, et explique sur son site : *"Vous connaissez Xiaomi ? Voici Xiaomi Auto" *avec "à bientôt sur la route" pour clôturer le message. Xiaomi a aussi lancé des comptes dédiés internationaux sur les réseaux sociaux.
Au mois de mai, William Lu, président de Xiaomi, a évoqué une stratégie qui privilégie d'abord les marchés développés avec les économies émergentes pour la suite de cette expansion. D'après les rumeurs, les voitures électriques du constructeur chinois seront d'abord disponibles en Allemagne avant la France et l'Italie.
Il faut dire que l'Allemagne a tout du territoire parfait pour Xiaomi. Déjà le pays est considéré comme l'un des berceaux de l'automobile, mais surtout un centre de recherche et développement de Xiaomi est déjà présent à Munich. Les autres se trouvent à Pékin, Shanghai, Nankin et Wuhan. C'est là-bas que Xiaomi prépare ses voitures électriques pour s'adapter aux normes européennes.
Yu Liguo, vice-président de la division automobile, prépare l'expansion mondiale de Xiaomi Auto. Il rend directement des comptes à Lei Jun, fondateur et directeur général de l'entreprise. William Lu s'occupe aussi de cette stratégie. Xiaomi ne rigole donc pas avec le dossier européen, qui est traité au plus haut niveau hiérarchique du groupe.
Sur son site, Xiaomi met en avant la berline électrique Xiaomi SU7, la SU7 Ultra, le SUV YU7 GT, le Sky Nomad à prolongateur d'autonomie et le concept Vision Gran Turismo. Mais pour le moment, pas de confirmation d'une commercialisation de ces modèle en Europe. C'est le mystère complet sur ce qui sera disponible en concession chez nous.
Xiaomi profite aussi de ce site pour vanter les mérites sa technologie de moulage sous pression Hyper Die-Casting, ses moteurs HyperEngine, sa plateforme haute tension et son habitacle sous Xiaomi HyperOS. Un système d'exploitation présent dans les produits connectés de la firme chinoise avec de l'IA au rendez-vous.
Rappelons que lors de leur lancement, les voitures électriques Xiaomi seront plus coûteuses en Europe. L'Union européenne applique des tarifs douaniers très salés sur l'importation des modèles depuis la Chine. À moins que Xiaomi n'ait comme objectif d'avoir ses propres usines en Europe, que ce soit en les bâtissant à partir de zéro ou en rachetant des sites en difficulté. Une stratégie notamment choisie par BYD avec ses usines en Hongrie et en Turquie.
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