© Les Numériques – Recharge d’une Kia e-Soul sur une borne rapide. D’ici novembre 2027, toutes les bornes de 50 kW et plus devront afficher leur tarif au kWh.
Lancer une recharge sur une aire d'autoroute sans connaître le prix, puis découvrir l'addition une fois la batterie remplie : les conducteurs d'électriques connaissent ce petit vertige. Présentée le 15 octobre 2026 par Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l'Énergie, la deuxième phase du plan d'électrification cible ce flou tarifaire, ainsi que l'angoisse qui plombe le marché de l'occasion : l'usure de la batterie.
Inscrite au rang de mesure 7, l'"opération transparence" imposera l'affichage du prix en euros par kWh sur toutes les bornes de 50 kW et plus, existantes comme futures. Elles devront aussi indiquer la puissance instantanée délivrée, véritable juge de paix du temps d'immobilisation.
La mesure 7 du plan d’électrification rend obligatoires l’affichage du prix au kWh et de la puissance sur les bornes de 50 kW et plus, ainsi qu’une note de paiement détaillée.© Ministère de l’Économie, dossier de presse du 15 octobre 2026
La mesure 7 du plan d’électrification rend obligatoires l’affichage du prix au kWh et de la puissance sur les bornes de 50 kW et plus, ainsi qu’une note de paiement détaillée.
© Ministère de l’Économie, dossier de presse du 15 octobre 2026
Chaque point de charge, lent ou rapide, remettra en outre une note de paiement détaillant le prix au kWh et la durée d'occupation, ce poste qui peut sérieusement alourdir la facture quand la voiture reste branchée trop longtemps. L'arrêté sera soumis à consultation d'ici le 1er novembre. Les nouvelles stations s'y plieront dès avril 2027, le parc existant en novembre 2027, précise la fiche publiée par Bercy.
Le dossier cite au passage Leclerc, descendu à 17 centimes le kWh début octobre, et Lidl, à 18 centimes. De quoi parcourir 100 km pour moins de 3 euros.
Le 4 septembre à Rambouillet, Renault, Stellantis, Aramis Auto et les organisations de la filière ont signé avec l'État un "pacte de confiance". Chaque électrique d'occasion vendue par ces professionnels sera accompagnée de son SoH, le pourcentage de capacité conservé par rapport à la batterie neuve, sans que l'acheteur ait à le réclamer.
L'état de la batterie "est généralement l'élément le plus freinant dans l'acquisition d'un véhicule électrique d'occasion".
Le plan promet de généraliser ce certificat. Nuance de taille : il repose sur un engagement volontaire, sans texte ni sanction, et les ventes entre particuliers restent hors champ. Seule la prime à l'achat d'une électrique d'occasion, ouverte depuis le 1er septembre, exige une batterie conservant au moins 80 % de sa capacité d'origine.
Score de réparabilité dès 2027 et état de santé de la batterie systématique en occasion : les deux engagements de l’État pour “un achat en toute confiance”.© Ministère de l’Économie, dossier de presse du 15 octobre 2026
Score de réparabilité dès 2027 et état de santé de la batterie systématique en occasion : les deux engagements de l’État pour “un achat en toute confiance”.
© Ministère de l’Économie, dossier de presse du 15 octobre 2026
Dernière pièce du puzzle, un score de réparabilité des voitures électriques verra le jour courant 2027, en complément du score environnemental, pour renseigner l'acheteur sur les coûts de maintenance. Le sujet n'a rien de neuf : l'association HOP dénonçait déjà les voitures jetables. De la borne au garage, l'État veut que l'électrique se lise à livre ouvert.
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