© Ken Wolter/Shutterstock – Google s’assure une énergie décarbonée pour alimenter ses datacenters d’IA, avec du nucléaire aux États-Unis et en Finlande.
L’infrastructure dédiée à l’intelligence artificielle continue de faire sortir de terre toujours plus de datacenters. Pour les faire tourner, Google accélère son offensive avec la relance d’une centrale nucléaire aux États-Unis, mais aussi le maintien d’une autre en Finlande. Un tournant majeur pour stabiliser le réseau électrique, de plus en plus mis sous tension à chaque nouveau complexe IA.
Face à l’explosion des besoins de calcul pour les modèles d’intelligence artificielle, et donc des datacenters pour répondre à cette demande, Google et les autres géants de la tech doivent maîtriser leurs sources d’alimentation. Pour sécuriser un approvisionnement continu, stable et bas-carbone, la firme de Mountain View a ainsi décidé d’accélérer sur le nucléaire des deux côtés de l’Atlantique.
Aux États-Unis, le géant américain soutient la réouverture de la centrale de Duane Arnold, dans l’Iowa. Mise à l’arrêt en 2020 après une violente tempête, cette installation de 615 mégawatts va renaître d’ici 2029 sous la houlette de l’entreprise NextEra Energy, soutenue par un prêt fédéral de 1,9 milliard de dollars. Google prévoit d’y adosser jusqu’à six datacenters IA.
En Europe, c’est en Finlande que la firme a récemment concrétisé son premier partenariat nucléaire international avec Fortum. Un contrat d’achat d’énergie à long terme qui permettra de prolonger l’exploitation de la centrale de Loviisa jusqu’en 2050 et d’en accroître la puissance. Sans ce soutien, ce site, fournissant 10 % de l’électricité finlandaise, aurait fermé en 2030.
Cet accord s’inscrit dans un plan massif de 13 milliards d’euros d’ici 2028 en Finlande. En parallèle, Google y déploie 629 mégawatts d’éolien et installera fin 2027 une batterie géante de 94 mégawatts à Kajaani afin de stocker l’énergie et de stabiliser le réseau lorsque le vent ne souffle pas. En concertation avec Fingrid, le gestionnaire du réseau local, la firme optimise au passage le placement de ses datacenters, promettant 520 millions d’euros d’économies aux usagers.
Une offensive qui rejoint celle de ses rivaux : Microsoft relance la centrale Three Mile Island aux États-Unis (en Pennsylvanie), tandis que Meta accapare la production de Clinton dans l’Illinois. L’atome devient ainsi peu à peu le carburant incontournable de l’IA, permettant aux géants de la tech de respecter leurs objectifs climatiques sans dépendre d’énergies moins propres comme le charbon et le gaz naturel.
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