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Au milieu des années 2000, la télévision américaine s’est découvert une nouvelle passion : la traque de pédophiles en direct. Le principe ? Piéger des hommes attirés dans des maisons par de faux profils de mineurs, pour les faire fondre en larmes ou se faire menotter devant des millions de téléspectateurs sous les projecteurs de Dateline NBC.
Vingt ans plus tard, la boîte de production A24 s’empare de cet épisode crasseux de la pop culture avec Primetime, un thriller psychologique sombre réalisé par Lance Oppenheim (dont c’est le premier long métrage de fiction après des documentaires remarqués).
Le film se focalise sur l’année 2006, au moment où le présentateur Chris Hansen (campé par un Robert Pattinson donc) cherche à marquer l’histoire de la télévision par tous les moyens. Galvanisé par l’audience, Hansen pousse le concept de son émission à l’extrême, jusqu’au point de rupture.
Car l’histoire de To Catch a Predator est aussi celle d’un dérapage judiciaire et médiatique majeur. En novembre 2006, Bill Conradt, un procureur adjoint du Texas piégé lors d’un échange en ligne mais qui ne s’était jamais rendu au rendez-vous, se donne la mort chez lui au moment où les caméras de l’émission et la police font irruption dans son domicile. Cet événement tragique, suivi de poursuites judiciaires intentées par la famille, avait finalement précipité l’annulation du show en 2008.
Loin du simple biopic glamour, Primetime promet une plongée clinique dans l’obsession américaine pour les faits divers et l’exercice de la justice populaire sur plateau télé.
Aux côtés de Robert Pattinson (déjà dans l’Odyssée), qui assure également la production du film aux côtés d’Ari Aster (Midsommar), la distribution réunit Merritt Wever, Skyler Gisondo, Bokeem Woodbine et la chanteuse Phoebe Bridgers pour son premier grand rôle au cinéma.
Attendu en compétition à la Mostra de Venise avant sa sortie en salles prévue pour le 25 septembre 2026, Primetime risque de secouer les spectateurs en posant la seule vraie question dérangeante : jusqu’où la télévision a-t-elle le droit d’aller pour fabriquer du spectacle ?
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