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J’ai testé le Samsung Z Flip 8 : le petit smartphone pliant se bonifie comme le bon vin, très lentement

Si Samsung vient de présenter un nouveau format de smartphone pliant particulièrement séduisant, avec le Galaxy Z Fold 8, le constructeur continue bien sûr de faire évoluer son smartphone pliant grand format, qui s’appelle désormais le Galaxy Z Fold 8 Ultra, mais aussi son petit pliant, le Galaxy Z Flip 8.

Samsung continue donc à peaufiner son smartphone pliant au format poudrier (aussi appelé « à clapet »). Le souci, c’est que ces améliorations sont apportées par toutes petites foulées, depuis plusieurs années.

Il faut dire que la quasi absence de concurrence (seul Motorola propose un smartphone pliant à ce format, le Razr 70, que nous avons testé il y a peu de temps) permet au constructeur coréen de faire évoluer son appareil à son propre rythme, très lentement (mais surement), sans grand bouleversement technologique à chaque nouvelle itération. De même, depuis l’arrivée de Galaxy AI, sur le Z Flip 6 (en 2024), les nouveautés logicielles sont elles aussi apportées par touches homéopathiques.

Une fois de plus, le Galaxy Z Flip 8 n’échappe malheureusement pas à cette stratégie. Certes, sur le papier, le smartphone est plus performant (nouvelle puce Samsung Exynos), plus séduisant (format affiné) et plus polyvalent (petit écran supportant désormais toutes les applis). Mais ces améliorations sont-elles aussi intéressantes que ça en pratique ? C’est ce que nous allons voir.

Si la couleur bleue du Galaxy Z Flip 7 vous plaisait bien, il faudra faire sans pour le smartphone de cette année. En effet, outre les coloris noir et blanc, on ne peut désormais compter que sur le modèle rose ou sur la couleur exclusivement disponible sur le site du constructeur, le vert d’eau.

D’après Samsung, le boîtier du Z Flip 8 est plus léger et plus fin que celui du Z Flip 7. Et c’est vrai ! Toutefois, est-il vraiment possible de s’extasier sur une baisse de 0,4 mm de l’épaisseur du smartphone, et d’un poids qui passe de 188 grammes à 180 grammes ? Pas vraiment ! Car ces changements ne sont pas vraiment significatifs.

Il n’en reste pas moins que le Galaxy Z Flip 8 est très séduisant. Sa prise en main est des plus agréables (justement grâce à son épaisseur minimale) et la charnière permet de replier le smartphone de façon à ce que les deux sections de l’écran OLED principal soient parfaitement superposées.

Le smartphone est d’autant plus attrayant que ses finitions ne souffrent d’aucun défaut. Les deux écrans sont protégés par le revêtement Corning Gorilla Glass Victus 2, ce qui le met à l’abri des rayures, qui pourraient être occasionnées lorsqu’on glisse le smartphone dans une poche, avec ses clés, ou dans un sac.

D’autre part, pour assurer une certaine résistance en cas de chute, le Galaxy Z Flip 8 est entouré d’une armature en aluminium.

De plus, le smartphone est certifié IP48, ce qui signifie qu’à défaut d’être totalement étanche, il peut être utilisé sous la pluie.

Le lecteur d’empreintes digitales est intégré au bouton de démarrage. Et, malgré ses dimensions réduites, la reconnaissance du pouce d’effectue sans aucun accroc (la reconnaissance du visage également possible).

Après sept versions, l’originalité et le côté pratique de ce smartphone équipé de deux écrans OLED n’est plus à démontrer. Le grand écran, pliant, est bien sûr celui qui offre le meilleur confort d’affichage. Il s’avère plus pratique lorsqu’il s’agit d’afficher certaines applications.

Le petit écran, quant à lui, facilite la consultation rapide des applications basiques, qui délivrent assez peu d’informations (alarme, calendrier, calculatrice, gestion des contacts, etc.). Tout du moins, c’était sa fonction, à l’origine.

Car, avec le Galaxy Z Flip 8, Samsung laisse à chacun la possibilité d’y afficher n’importe quelle application installée. Par exemple, on peut jouer à Fortnite sur le petit écran. Si l’intérêt nous semble discutable, il faut savoir que la liberté d’action est aujourd’hui totale. Sur les précédents modèles, il fallait bidouiller via l’application Good Lock.

Le grand écran OLED n’a pas évolué depuis le Galaxy Z Flip 7. En effet, il mesure toujours 6,9 pouces de diagonale et permet d’afficher des images dans une résolution Full HD+, soit 2520 x 1080 pixels.

Comme son prédécesseur, il supporte une fréquence de 120 Hz et exploite la technologie LTPO. Sa fréquence peut donc être ajustée automatiquement, par le système d’exploitation, entre 1 Hz et 120 Hz (si on se trouve dans le mode Adaptatif). Cela permet d’optimiser très finement la consommation énergétique de l’écran, et ainsi d’offrir au smartphone une autonomie maximale.

Les bordures de l’écran, sans être remarquablement fines, s’avèrent relativement discrètes. Il en va de même pour la pliure, qui s’avère quasi invisible lorsqu’on se trouve bien en face de l’écran.

D’autre part, selon Samsung, la luminosité maximale supportée serait de 2600 nits. A l’aide de notre sonde Calibrite Display Pro HL et du logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays, nous avons relevé les mesures suivantes :

Le contrat est donc rempli. Et cela permet d’obtenir une excellente lisibilité en extérieur, même sous un soleil de plomb. C’est avantageux quand on désire se repérer avec Maps, lire un mail ou une notification qui vient d’arriver ou consulter un site Web.

En revanche, l’écran souffrant d’une forte réflectivité (comme tous les écrans OLED des smartphones), l’affichage d’images sombres, par exemple comme lorsqu’on regarde un film, fait apparaître les reflets de l’environnement dans lequel on se trouve.

Pour le reste, la colorimétrie du grand écran n’est n’est pas renversante. Par exemple, le Delta E moyen, en mode SDR, et avec le profil colorimétrique appelé Couleurs Vives, est de 4.41 (dan l’idéal, il devrait être inférieur à 3). Et le passage au profil appelé Naturel n’améliore pas les choses (Delta E moyen de 4.52).

De même, la température moyenne des couleurs est 6804 K, ce qui s’avère légèrement froid (blanc très légèrement bleuté). Nous avons donc modifié la balance des blanc pour obtenir une colorimétrie plus chaude, ce qui a fait passer la température moyenne des couleurs à 6354. C’est déjà plu proche de la valeur idéale, de 6500 K. Avec ce réglage, le Delta E moyen s’améliore quelque peu (3.94).

Enfin, la couverture colorimétrique de la dalle OLED est satisfaisante, sans plus. En effet, les différents gamuts (BT 709, DCI-P3 et BT 2020) n’ont pu respectivement être reproduits qu’à hauteur de 134 %, 90 % et 61 %. C’est assez proche de la cible que se sont fixée tous les constructeurs (possibilité d’afficher l’intégralité du gamut DCI-P3).

Aucun changement non plus du côté du petit écran par rapport au précédent Z Flip. Ce dernier a une diagonale de 4,1 pouces et englobe les deux objectifs.

Il affiche des images dans une résolution de 1048 x 948 pixels, avec un taux de rafraichissement de 60 Hz ou 120 Hz.

On constate également que les performances d’affichage du petit écran sont quasiment les mêmes que celles du grand écran.

Ainsi, grâce à la même technologie que l’écran principal, que Samsung appelle Vision Booster (luminosité adaptative) et qui augmente sensiblement la luminosité quand on se trouve dans un environnement très éclairé, la lisibilité de l’écran est parfaite, quel que soit l’environnement dans lequel on se trouve :

Et, comme pour le grand écran, les autres mesures sont satisfaisantes, sans plus (Delta E moyen de 4.74 en SDR et de 6.88 en HDR, et couverture colorimétrique DCI-P3 de 84 %).

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