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Actualité : Spider-Man : notre classement des films de la franchise Marvel, du pire au meilleur

© Sony Pictures / Marvel Studios – Découvrez notre classement des films de la franchise Spider-Man.

Apparu pour la première fois en 1962 dans les pages du comic book Amazing Fantasy, Spider-Man est devenu au fil des décennies le super-héros le plus populaire du monde. Mais au-delà de ses aventures de papier, le justicier créé par Stan Lee et Steve Ditko a surtout marqué la pop culture grâce à de grands films et de grands acteurs.

À l'occasion de la sortie du nouveau Spider-Man : Brand New Day – au cinéma depuis le 29 juillet – Les Numériques a décidé de revoir les 11 aventures cinématographiques solos de Spider-Man (incluant les films d'animation avec Miles Morales, mais pas Venom, Morbius et autre Madame Web), et de vous proposer son classement "maison".

Avant de connaître le succès mondial avec les films de Sam Raimi, l'homme-araignée a été le héros de quelques longs-métrages un peu particuliers, qu'il serait difficile de comparer aux autres films de cette liste. C'est le cas du téléfilm Spider-Man sorti en 1977, avec Nicholas Hammond dans le rôle de Peter Parker.

Diffusé sur la chaîne américaine CBS, ce film (visible sur YouTube) a été produit comme un pilote à la série télé The Amazing Spider-Man qui suivra, mais il a tout de même eu le droit à une sortie (limitée) dans les cinémas anglais.

Le téléfilm The Amazing Spider-Man sorti en 1977.© CBS

Le téléfilm The Amazing Spider-Man sorti en 1977.

Il aura le droit à deux suites – La riposte de l'homme-araignée (1979) et Spider-Man défie le Dragon (1981) – qui sont en réalité composées chacune de deux épisodes de la série mis bout à bout. Ces films ont également eu le droit à des sorties en Europe.

Il faut aussi noter l'existence d'une adaptation japonaise de Spider-Man sortie en 1978, d'une durée de 24 minutes, et présentée comme un épisode dérivé de la série dites "tokusatsu" du même nom produite par la Toei Company. Des aventures précoces du Tisseur modestes certes, mais qui paveront la voie avant son véritable envol sur grand écran dans les années 2000.

Spider-Man a eu le droit à son adaptation japonaise en 1978.© Toei Company

Spider-Man a eu le droit à son adaptation japonaise en 1978.

Peter Parker a une vie très occupée partagée entre son combat contre les vilains et la personne qu’il aime, Gwen. Il attend donc son diplôme de fin de lycée avec impatience. Peter n’a pas oublié la promesse qu’il a faite au père de Gwen : la protéger en restant hors de son existence. Une promesse qu’il ne peut pas tenir. Les choses vont changer pour Peter quand un nouveau vilain fait son apparition, Electro, quand un vieil ami fait son retour, Harry Osborn, et quand Peter découvre de nouveaux indices sur son passé.

Difficile de trouver un film aussi pressé de préparer ses suites que Le Destin d’un héros, au point d’oublier de raconter correctement celle-ci. Entre un Electro bien trop goofy, un Bouffon vert trop caricatural, une intrigue inutile autour des parents de Peter, ou encore le teasing opportuniste et un peu prématuré des Sinister Six, le scénario tisse une toile un chouïa trop étendue pour son propre bien. Heureusement, Emma Stone et Andrew Garfield sauvent ce qu’ils peuvent grâce à une alchimie intacte, et la conclusion frappe juste. Encore faut-il traverser un sacré tunnel de sous-intrigues avant d’y parvenir.

Peter Parker voit son quotidien s’effondrer lorsque le monde découvre qu’il se cache derrière le masque de Spider-Man. En demandant l’aide du Docteur Strange pour effacer cette vérité des mémoires, il provoque un dérèglement aux conséquences bien plus vastes que prévu. Des menaces venues d’autres réalités surgissent alors dans son monde, l’obligeant à affronter une crise qui dépasse largement sa propre histoire.

No Way Home est une formidable séance de retrouvailles, mais un opus particulièrement fragile. Certes, le retour des anciens héros et méchants provoque un plaisir immédiat, parfois même une réelle émotion, et Tom Holland y trouve enfin une gravité qui lui manquait. Cependant, le scénario, digne d’un épisode de dessin animé, sert de simple prétexte, et la nostalgie, si envahissante, finit par remplacer la mise en scène au profit d'un fan-service excessif. Généreux, spectaculaire, touchant par instants : un excellent événement, mais pas un excellent film pour autant.

Peter et ses amis passent leurs vacances d’été en Europe. Mais ils n’auront pas vraiment l’occasion de se reposer puisque Peter accepte d’aider Nick Fury à débusquer les mystérieuses créatures qui sont la cause des catastrophes naturelles qui frappent le continent.

Deuxième volet de la nouvelle trilogie Spider-Man, Far From Home élargit le terrain de jeu sans toujours savoir quoi faire de son héros, ballotté aux quatre coins de l’Europe. Jake Gyllenhaal s’amuse comme un petit fou dans le rôle de Mysterio et ses séquences d’illusion comptent parmi les plus inventives du MCU, mais Peter reste coincé dans l’ombre de Tony Stark. Toujours ancré dans un esprit très adolescent, cette Marvellerie ravira les fans, tandis que les curieux devront se contenter d’une poignée de scènes réussies. En résulte un film de transition plutôt inégal, où l’Homme-Araignée fait parfois office de bagage cabine.

Peter Parker a retrouvé un équilibre de vie et souhaite épouser Mary Jane. Lors d'une nuit au parc, alors que Peter et Mary Jane sont ensemble, une petite météorite tombe près du lieu où ils se trouvent. Celle-ci laisse échapper une matière visqueuse qui s'attache discrètement à la mobylette de Peter. Pendant ce temps, Flint Marko s'échappe de prison. Lors de sa fuite, il tombe dans un accélérateur de particules qui fond son corps avec le sable. Le meilleur ami de Peter, Harry Osborn, veut venger la mort de son père, croyant que Spider-Man est responsable de son décès.

Conclusion de la première trilogie, Spider-Man 3 ne convainc qu’à moitié, victime de sa volonté de proposer une aventure "bigger and better". Résultat : un film trop ambitieux, boursouflé par des intrigues secondaires et des méchants gâchés — Venom en tête. Sam Raimi conserve malgré tout son sens du spectacle et signe plusieurs scènes franchement réussies, notamment celles autour de l’Homme-Sable. Le triangle amoureux entre MJ, Harry et Peter finit par lasser, et Tobey Maguire version mèche rebelle restera à jamais un choix… audacieux, pour ne pas dire discutable. Bancal, parfois ridicule, mais souvent attachant, cet opus garde une personnalité et une énergie que bien des blockbusters actuels lui envient. Même si, avouons-le, c’est surtout le temps qui l’a (un peu) réhabilité.

Abandonné par ses parents lorsqu’il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. En retrouvant une mystérieuse mallette ayant appartenu à son père, Peter entame une quête pour élucider la disparition de ses parents, ce qui le conduit rapidement à Oscorp et au laboratoire du docteur Curt Connors. Spider-Man va bientôt se retrouver face au Lézard, l’alter ego de Connors. En décidant d’utiliser ses pouvoirs, il va choisir son destin…

The Amazing Spider-Man repart de zéro cinq ans après la trilogie de Sam Raimi, ce qui donne l’impression d’assister à un remake un peu hâtif, et surtout dispensable. Pourtant, Andrew Garfield insuffle à Peter Parker une énergie et une insolence rafraîchissantes, tandis que sa relation avec Gwen Stacy apporte au film tout son cœur. Marc Webb — dont le patronyme semble prédestiné — capture avec justesse les élans adolescents et les acrobaties du héros. En revanche, l’intrigue autour des parents de Peter, le traitement accordé au Lézard et plusieurs idées laissées en suspens alourdissent le récit. Un reboot imparfait, donc, mais plus séduisant que sa réputation ne le laisse entendre.

Le jeune Peter Parker découvre peu à peu sa nouvelle identité, celle de Spider-Man, le super-héros lanceur de toile. Galvanisé par son expérience avec les Avengers, Peter rentre chez lui auprès de sa tante May, sous l’œil attentif de son nouveau mentor, Tony Stark. Il s’efforce de reprendre sa vie d’avant, mais au fond de lui, Peter rêve de se prouver qu’il est plus que le sympathique super héros du quartier. L’apparition d’un nouvel ennemi, le Vautour, va mettre en danger tout ce qui compte pour lui…

Homecoming réussit là où beaucoup de reboots trébuchent : il ne raconte pas une troisième fois la morsure, l’oncle Ben et l'élaboration du costume. Jon Watts préfère suivre un Peter encore lycéen, maladroit, impatient et persuadé d’être prêt pour la cour des grands. Tom Holland est immédiatement crédible, Michael Keaton compose un Vautour impitoyable mais étonnamment humain, et l’ensemble retrouve le plaisir simple du film d’adolescents, avec un hommage appuyé au cinéma de John Hughes. L’ombre de Tony Stark reste néanmoins un peu trop encombrante, mais cette araignée-là sait au moins où poser ses pattes.

Dans un monde qui ne se souvient plus de lui, Peter Parker poursuit sans relâche sa lutte contre la criminalité. Mais le sentiment d’avoir été oublié par ses amis qui avancent désormais sans lui provoque un changement chez Peter qu’il n’est peut-être pas en mesure de contrôler. Et pourtant, c’est cette mutation qui pourrait être sa seule chance de s’opposer à un adversaire terrifiant, capable d’agir sans jamais être repéré et prêt à s’attaquer à la ville et à tous les proches de Spider-Man.

Sans révolutionner la formule, Spider-Man: Brand New Day replace Peter Parker au centre d’un spectacle plus incarné, plus sensible et mieux maîtrisé que ses précédentes aventures. Destin Daniel Cretton accompagne cette évolution avec suffisamment d’assurance pour redonner du relief au héros, tout en laissant apparaître les fragilités d’un univers encore incapable de s’émanciper totalement de sa mécanique industrielle. Le film demeure freiné par les principaux travers du MCU et son obsession de préparer la suite, mais sa tonalité plus adulte, ses élans mélancoliques et son énergie retrouvée en font un divertissement réussi, à défaut d’être mémorable.

Après avoir retrouvé Gwen Stacy, Spider-Man est catapulté à travers le Multivers, où il rencontre une équipe de Spider-Héros chargée d'en protéger l'existence. Mais lorsque les héros s'opposent sur la façon de gérer une nouvelle menace, Miles doit redéfinir ce que signifie être un héros, afin de sauver les personnes qu'il aime le plus.

Plus ambitieuse, plus généreuse, plus complexe… cette suite à l'excellent Spider-Man : New Generation, sorti en 2018, parvient à transcender l'original et à proposer une nouvelle aventure époustouflante en tous points. Across the Spider-Verse repousse (littéralement) les frontières de son histoire, mais aussi de son animation, offrant à chaque séquence de véritables tableaux vivants. Cette profusion de mondes et de versions de Spider-Man finit toutefois par saturer, et son final en cliffhanger laisse un goût de frustration. Le film, toujours chapeauté par Phil Lord et Chris Miller (Projet Dernière Chance), parvient quand même à revitaliser son genre et à nous rendre impatients de voir la suite, Spider-Man : Beyond the Spider-Verse, attendue en 2027.

Orphelin, Peter Parker est élevé par sa tante May et son oncle Ben. Après avoir été mordu par une araignée radioactive, il est sujet à des transformations physiques. Son agilité et sa force se sont accrues et le voici doté de pouvoirs surnaturels. Au même moment, l'homme d'affaires mégalomane Norman Osborn expérimente sur sa personne de dangereuses solutions chimiques. Des mutations s'opèrent bientôt sur son corps et son esprit, et il se transforme alors en Bouffon vert.

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