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BYD dévoile sa première kei-car électrique à moins de 12 000 euros et on peut être jaloux

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Mignonnes, abordables et surtout pratiques en milieu urbain en raison de leur gabarit riquiqui, les kei-cars sont un vrai symbole de l’automobile au Japon. Et pour cause, elles représentent près de 40 % des ventes de véhicules neufs dans le pays, souligne Bloomberg. C’est à ce marché florissant que BYD veut s’attaquer avec une nouvelle voiture 100 % électrique.

Annoncé depuis le mois d’octobre 2025, le modèle se montre enfin au grand public ce 28 juillet 2026 sur le site officiel de la marque au Japon. C’est l’occasion de découvrir son nom : Racco. Dimensions, autonomie ou encore technologie, voici tout ce qu’il faut savoir sur la nouvelle rivale de Honda et consorts.

La kei-car n’est pas une simple philosophie et répond à des critères bien précis de la réglementation japonaise pour prétendre à la catégorie. Avec une longueur sous les 3,40 m, une largeur de 1,48 m et une hauteur de 1,80 m, la Racco s’inscrit bien dans les clous imposés par la norme kei. Le poids oscille entre 1 220 et 1 230 kg selon la version.

Côté design, elle adopte sans surprise une carrosserie haute et carrée, un choix esthétique classique sur ce type de véhicule au Japon. BYD ne pouvant s’empêcher d’offrir du waouh sur sa mini citadine, on trouve des portières arrière coulissantes électriques, une première pour une kei-car électrique.

À l’intérieur, le mobilier de la Racco va à l’essentiel et mise sur la praticité. Pour ce qui est de l’équipement, on trouve selon les versions un écran central tactile de 10,1 pouces, un système de déverrouillage par smartphone via NFC, le préchauffage de la batterie, la technologie V2L (vehicle-to-load) et même des sièges avant chauffants ainsi qu’un volant chauffant. La citadine ne fait pas l’impasse sur la sécurité avec six airbags et des freins à disque aux quatre roues (une particularité sur ce segment, où le disque arrière est rare).

La BYD Racco est proposée en trois configurations. La version d’entrée de gamme, baptisée 200, reçoit une batterie (LFP) de 22,4 kWh offrant environ 210 km d’autonomie selon le cycle japonais WLTC. Les deux autres versions, 300 Plus et 300 Premium, disposent d’une batterie (LFP) de 35,84 kWh permettant d’atteindre une autonomie jamais vue pour la catégorie de 320 km. En revanche, la puissance est identique aux trois modèles : 64 ch. Il s’agit du plafond imposé par la réglementation kei, que la motorisation soit thermique ou électrique.

Sur la recharge, BYD annonce qu’une charge complète à domicile sur une prise de 6 kW prend environ six heures pour la version longue autonomie, et qu’une session de 30 minutes sur une borne rapide à 50 kW maximum permet de récupérer environ 180 km d’autonomie.

Une kei-car se doit d’être abordable. Ainsi, la BYD Racco démarre à 2,145 millions de yens, soit environ 11 500 €. Un prix qui peut même descendre à à peine plus de 10 000 € grâce aux subventions gouvernementales. Pour les versions les plus haut de gamme, la facture peut grimper jusqu’à l’équivalent de 13 400 €. À titre de comparaison, la Nissan Sakura, jusqu’ici la voiture électrique la plus vendue au Japon, débute autour de 12 880 € pour une autonomie inférieure de 180 km. Des tarifs qui donnent envie, surtout pour les prestations annoncées. Malheureusement, il n’est pas question d’une commercialisation en dehors du marché nippon. Dommage, car le marché européen est demandeur de ce genre de véhicule.

Pour BYD, ce lancement constitue un test grandeur nature sur sa capacité à convaincre des acheteurs japonais traditionnellement fidèles aux marques nationales, dans un segment jusqu’ici occupé par la Nissan Sakura, la Mitsubishi eK X EV et la Honda N-One e:.

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