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Synology ActiveProtect DP7400 : une appliance de sauvegarde validée par les pros

Alors que la menace cyber ne faiblit pas, les appliances de sauvegarde immuable s'imposent comme une dernière ligne de défense incontournable. Déploiement éclair, protection WORM inviolable et restauration chirurgicale : passé au banc d'essai en conditions réelles, le DP7400 de Synology tient-il ses promesses ? Retour d'expérience de professionnels de l'infrastructure.

En 2025, l'ANSSI a recensé 128 compromissions par rançongiciel en France, un léger repli sur les 141 de 2024, mais un fléau qui continue de frapper des PME aux grands groupes. Dans ce contexte, la sauvegarde s’impose comme une dernière ligne de défense stratégique, qui permet de reprendre le contrôle rapidement après l’attaque. C'est cette promesse que Synology met en avant avec sa gamme ActiveProtect, et son modèle amiral DP7400, qu'a testé grandeur nature l'équipe infrastructure de Reworld Media, éditeur de ZDnet.fr et des Numériques.fr.

Premier constat, unanime : la mise en route bluffe. « La première mise en place a été vraiment simple », résume Younes Hounchou, administrateur réseau et systèmes. Là où l'équipe s'attendait à retrouver la logique d'un NAS Synology classique, à savoir installer, paramétrer, configurer, le DP7400 prend seul la main via ActiveProtect Manager, le système d'exploitation maison dédié à la sauvegarde. « On perçoit que l'appliance procède d'un DSM standard (NDLR : le DiskStation Manager, le système d'exploitation Linux que Synology installe sur ses NAS pour en piloter le stockage et les services), mais délibérément corseté au service d'une finalité unique, et rehaussé d'une surcouche façonnée sur mesure », observe Stéphane Micard, responsable infrastructure. Insérer les disques, démarrer : le partitionnement et le RAID s’exécutent seuls. De quoi séduire, aussi bien les structures sans expert interne que les environnements matures.

Le cœur du dispositif, c'est l'immuabilité. Grâce au stockage WORM (write once, read many), les données sauvegardées ne peuvent plus être modifiées ni supprimées pendant la durée de rétention, « pas même en tant qu'administrateurs », souligne Younes Hounchou. Un verrou que Reworld Media connaissait, mais mettait rarement en œuvre : « Cela suppose des paramétrages complexes et des coûts associés », rappelle Stéphane Micard. Ici, l'intégration native change la donne. Couplée à l'isolation réseau (air-gap) et au chiffrement, elle dresse une barrière contre la propagation latérale des malwares. La restauration, elle, s'est révélée « extrêmement simple sur PC », plus délicate sur Mac, du fait des restrictions d'Apple. Seul bémol relevé : une restauration vers un disque sous-dimensionné s'engage puis échoue en cours de route, sans alerte préalable.

C'est pourtant ailleurs que le DP7400 a le plus marqué les testeurs : sa capacité à récupérer un fichier précis sans restaurer une machine entière. Grâce à la déduplication globale à la source et à la consolidation des fichiers en une seule image, l'appliance renoue avec une granularité « en mode objet » que Stéphane Micard croyait révolue. « J'ai connu des produits comme Time Navigator, surpuissants en restauration. La majorité des solutions actuelles sont orientées sauvegarde massive, sans index de contenu », regrette-t-il car, en effet, pourquoi restaurer un disque entier quand on ne cherche qu'un seul fichier ? Son verdict : « Je n'avais pas retrouvé une telle finesse de restauration depuis des années. Sur ce terrain, le DP7400 va bien plus loin que la moyenne du marché. »

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