Installer un système de vidéosurveillance efficace ne se résume pas à fixer quelques caméras au mur. L’agencement des lieux, leur usage ou leur fréquentation sont autant de contraintes à prendre en compte au moment de choisir son équipement.
Il faut aussi pouvoir consulter les images au quotidien : difficile, par exemple, de garder plusieurs flux vidéo à l’œil lorsque l’on est occupé à accueillir ses clients ou à gérer son activité. Il existe pourtant des solutions pour couvrir un espace sans multiplier les caméras.
Là où une caméra classique cadre une portion de la scène, un modèle équipé d’un objectif fisheye peut capturer une vue à 360°. Placée judicieusement dans un espace ouvert, une caméra de ce type permet de garder une vue d’ensemble à partir d’un seul appareil.
Avec la FC600, Synology entend aller un cran plus loin : associer cette couverture panoramique à des fonctions d’analyse par intelligence artificielle et à des outils de gestion des vidéos. Des technologies capables de repérer des événements particuliers, de recevoir des alertes et de retrouver plus facilement les séquences qui demandent une attention particulière.
L’intérêt principal d’une caméra à 360°, c’est de pouvoir observer, depuis un seul emplacement, l’espace situé autour et sous elle. La capture se fait dans toutes les directions simultanément, là où une caméra motorisée doit se réorienter pour cadrer successivement différentes zones.
Avec la FC600, Synology associe un objectif fisheye, pour capturer la scène à 360°, à un capteur de 6 mégapixels pour conserver du détail dans cette vue d’ensemble, notamment lorsque l’on en affiche certaines portions séparément. Le HDR et une vision nocturne infrarouge annoncée jusqu’à 10 mètres complètent l’ensemble pour mieux gérer les scènes contrastées et filmer lorsque la lumière vient à manquer.
Dans un espace ouvert, cette approche présente plusieurs avantages :
Une caméra à 360° doit toutefois être placée avec soin : une cloison, des rayonnages hauts ou un meuble au mauvais endroit peuvent masquer une partie de la scène.
L’objectif fisheye a aussi une particularité : sa vue très large s’accompagne de déformations qui rendent les perspectives moins naturelles et la scène plus difficile à lire. Pour faciliter la consultation, la FC600 propose un redressement d’image, ou dewarping, ainsi que plusieurs modes d’affichage adaptés aux zones que l’on souhaite observer.
Ces différents affichages facilitent la lecture des images, mais encore faut-il savoir quand leur prêter attention. La FC600 s’appuie pour cela sur des fonctions d’analyse par intelligence artificielle, qui repèrent certains événements et déclenchent des alertes.
Pour alléger le travail de surveillance des flux vidéo, Synology a intégré à la FC600 des fonctions d’analyse par IA. Le but ? Permettre à l’utilisateur de définir des règles pour être alerté lorsque certains événements se produisent dans les zones surveillées.
Lorsqu’un événement correspond aux critères définis, le système alerte l’utilisateur, qui évalue la situation et décide s’il faut intervenir. Une présence prolongée près d’un accès n’a, par exemple, rien de nécessairement inquiétant. L’analyse signale cette présence ; elle n’en détermine pas les intentions.
Au-delà de la surveillance, le comptage des personnes, disponible avec Surveillance Station, permet aussi de mieux comprendre la fréquentation d’un commerce ou d’un lieu de passage. Suivre les entrées et les sorties, estimer l’occupation d’un espace ou être averti du dépassement d’une jauge peut aider à adapter l’accueil et l’aménagement des lieux.
Pour consulter les séquences repérées et conserver les enregistrements, Synology propose deux logiciels : Surveillance Station, pour une installation locale, et Surveillance365, pour une gestion via le cloud.
Pour gérer les images de ses caméras, Synology propose deux approches. La première, Surveillance Station, repose sur l’un des piliers de la marque : le NAS. Cet équipement connecté au réseau stocke les enregistrements et fait fonctionner le logiciel de surveillance.
Surveillance Station centralise les flux vidéo dans une interface permettant de consulter le direct, de retrouver les séquences et de configurer les alertes comme les droits d’accès des utilisateurs. Les vidéos restent sur son propre matériel, tout en étant consultables à distance depuis un ordinateur, un smartphone ou une tablette. Une approche adaptée aux structures qui souhaitent garder la main sur leur stockage et l’administration de leur système.
Avec Surveillance365, la gestion des caméras compatibles passe par le cloud, sans nécessiter de NAS sur place. Configuration à distance, consultation des images et gestion de plusieurs sites sont réunies dans un même service. Les vidéos sont d’abord enregistrées sur la carte microSD de la caméra et leur sauvegarde dans le cloud est optionnelle. De quoi équiper plusieurs boutiques ou bureaux sans installer un serveur dans chaque établissement.
Les deux approches peuvent aussi se compléter : Surveillance365 accueille alors une copie des enregistrements stockés sur le NAS par Surveillance Station. Cette copie distante permet de conserver les séquences même si le matériel local est volé ou endommagé.
Au centre hospitalier de Calais, la vidéosurveillance répond à un besoin concret : protéger les équipements qui permettent à l’établissement de fonctionner au quotidien. Dans un témoignage publié par Synology, Jacky Vasseur, chef de projets techniques chargé de l’administration des systèmes, rapporte notamment des câbles débranchés et des actes de malveillance sur l’infrastructure.
Pour surveiller ses salles serveurs, ses infrastructures réseau et ses locaux techniques, l’hôpital utilise sept caméras compatibles avec Surveillance Station. Le dispositif associe détection de mouvement, notifications automatiques et conservation des enregistrements pendant 30 jours, conformément aux exigences du RGPD. L’ensemble est administré en interne par les équipes informatiques, qui gardent ainsi la maîtrise de leur installation.
L’intérêt est double : être averti des mouvements dans ces espaces sensibles et disposer d’images pour examiner un éventuel incident. L’installation a aussi un effet dissuasif : selon Jacky Vasseur, les câbles débranchés et les actes de malveillance n’ont plus été constatés depuis la mise en place des caméras. Sur un site qui compte près de 2 000 collaborateurs, sept caméras suffisent ainsi à garder un œil sur les locaux dont dépend le fonctionnement de l’hôpital.
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