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La troisième génération du vélo électrique urbain de Moustache, le fameux Lundi, nous avait séduit lors de la présentation en juin dernier lors d’une présentation presse. Mais nous avions à cœur de réaliser un essai sur plusieurs jours afin de couvrir au moins une centaine de kilomètres à son guidon, et de juger sa transformation : nouveau Bosch Hub Line, plus petite batterie, et le tout avec le même design si singulier.
Bien que l’on constate un prix en baisse, le moteur arrière est-il une descente en gamme pertinente face à la concurrence ? Et cela change-t-il son tempérament ? Réponse dans ce test.
Ce test a été réalisé à partir d’un modèle prêté par la marque.
S’il y a bien un vélo électrique que l’on reconnaît au premier coup d’œil, c’est le Moustache Lundi 27. Dès 2012, aux débuts de la marque vosgienne, le Lundi 26 – remplacé par le Lundi 27 en 2022 – proposait son fameux guidon en M et un tube de direction plat doté d’un phare rond.
La génération 2026 préserve ce look, avec des tubes plus fins, de quoi s’inspirer davantage de la première mouture. On perd toutefois la couleur cadre sur le cache-batterie et les garde-boue, qui lui donnaient une allure encore plus singulière. Les garde-boue sont aussi plus longs avec une bavette à l’avant pour une protection en cas de pluie.
Le choix de moteur arrière et d’une petite batterie a également joué sur l’évolution du cadre, toujours ouvert afin de faciliter l’enjambement. Le tout permet aussi d’alléger le vélo, qui gagne environ 2,5 kg sur la balance par rapport au modèle sortant.
Précisément, on le mesure à 24,4 kg, contre 26,8 kg auparavant. On le manipule ainsi plus facilement, et on peut même le porter sur quelques marches même si la prise en main de son cadre ouvert n’est pas aisée.
Cette réduction du poids ne signifie pas une perte d’équipement, puisque le Lundi 27 conserve son éclairage avant dans le cadre – certes fixe et peu puissant (30 W) pour les routes sombres -, sa béquille, son carter de transmission supérieur, son antivol de roue ainsi que le porte-bagages arrière, et ajoute un éclairage arrière plus élégant. Nouveau sur ce cru 2026, le porte-bagages avant est possible en option, tout comme une sacoche de guidon conçue pour ce Lundi 27.
Répandu chez les VAE urbains équipés du moteur Bosch, l’écran Purion 200 séduit toujours autant. Peut-être un peu petit et en biais pour la lecture rapide en conduite, mais son affichage de diagonale 1 pouce est de bonne résolution et avec un rétroéclairage puissant. On dispose de nombreuses données à faire défiler, tout en gardant le pourcentage de batterie et la couleur du mode en permanence, et c’est réglable via l’application Flow.
Cette dernière, en progression permanente, comporte comme fonctionnalités principales le paramétrage et le choix des modes, ainsi que les données de trajets et le blocage numérique de l’assistance via le téléphone. Dommage, son compteur augmenté façon grand écran Kiox n’est pas facilement exploitable, car un support smartphone classique est peu adapté à la forme originale du guidon.
Comme toujours chez le Bosch Smart System, il est possible de passer à une connectivité complète via le Comodule (traceur GPS à fixer sur le cadre) à 99 €, et à l’abonnement Flow+ (3,99 €/mois) pour profiter de fonctionnalités poussées et de l’alarme en cas de tentative de vol.
Le Moustache Lundi 27 nouvelle génération est donc plus léger, et cela se sent au guidon. Pour avoir conduit l’ancien récemment, on trouve le nouveau plus agile et plus facile à manœuvrer, même si l’on reste sur un vélo électrique urbain avec une position assez passive – enfin moins avec notre grand gabarit – donc peu précis au guidon.
Mais cela ne le rend pas désagréable, au contraire, car chaussé de ses gros pneus Schwalbe Moto X de 2,4 pouces, il garantit une bonne adhérence sur la route et une stabilité rassurante. Taillé pour la ville, il est cependant peu apte à fouler les sentiers, notamment en raison de sa géométrie et de sa fourche rigide. Néanmoins, la marque française lui offre une tige de selle suspendue afin d’apporter un petit coussin au fessier, qui doit absorber pas mal de chocs sur les chaussées parisiennes.
La sensation d’agilité va de pair avec un nouveau moteur arrière, qui remplace le moteur central Performance Line. Le Bosch Hub Line, lancé simultanément avec le Lundi 27, offre moins de couple et de puissance sur le papier (45 Nm et 400 W vs 50 Nm et 600 W). Par contre, il n’est pas moins performant dans son mode Turbo qui atteint la limite des 25 km/h avec vivacité, et sans effort au pédalage.
Rappel : le moyeu agit avec un capteur de rotation, mais seulement en Turbo, puisqu’il devient plus progressif et naturel en mode Auto (notre préféré), ou en Tour qui puise moins dans la batterie mais inadapté en pente raide. Le vélo électrique dispose donc de plusieurs tempéraments de pédalage pour s’adapter à tous, certes avec un petit bruit de fonctionnement (qui s’efface dans la circulation) qui n’est pas pour autant rédhibitoire.
Les dénivelés sont absorbés sans problème (en Auto et Turbo), surtout grâce à notre modèle « Chaîne » au dérailleur Shimano Cues à 9 vitesses. Il permet d’adapter la cadence de pédalage dans les environnements non plats, mais pour les autres, on privilégiera la version Courroie plus agréable et avec un entretien moindre.
Avec un passage à une batterie de 360 Wh (contre 500 Wh sur le modèle précédent), on pouvait appréhender une baisse logique de l’autonomie. Moustache communique sur 70 km au maximum en mode Eco, contre 120 km auparavant.
Dans les faits, nous avons oscillé entre 35 et 40 km en mode maximal Turbo sur un terrain parisien plat, tandis que le mode Auto affiche 45 à 50 km et le mode intermédiaire Tour 55 à 60 km. Le mode Eco nous a procuré davantage de distance avec 80 km estimés. Cela vaut pour notre charge de 105 kg vélo électrique compris et 25°C de moyenne sans vent, avec peu d’arrêts-accélérations.
À extraire après un déverrouillage par clé, la batterie se retire très facilement du cadre. On apprécie la compacité du bloc, tandis que le poids atteint 2,9 kg avec le cache-batterie fixé. La recharge est donc possible autant sur la batterie que sur le vélo.
Le chargeur livré est classique, avec une intensité de 2A (soit 84 W de puissance). Il est volumineux mais il ne chauffe pas abondamment. En partant des 8 % où l’assistance s’arrête, il faut 3h15 pour passer à 50 %, 5h pour passer les 80 % et 6h15 afin de compléter la charge. À noter, un chargeur rapide (4 A/168 W) est en option à 79,99 €, réduisant de moitié la durée de charge.
Le passage de la deuxième à la troisième génération du Moustache Lundi 27 n’est pas uniquement marqué par le changement de moteur ou le poids plus léger. Vous observerez surtout que le prix d’appel tombe à 2 399 €, que ce soit en dérailleur « Chaine » ou en Courroie, contre 2 699 € au minimum auparavant (modèle Lundi 27 ES 2025). Deux tailles existent : XS/S (155 à 165 cm) ou M/L (162 à 190 cm), ainsi que quatre coloris (noir, gris, vert brillants et lavande mat).
Le prix comprend l’équipement décrit plus haut, avec comme option principale le porte-bagages avant (49 €), en plus de sacoches ou de supports smartphones. Si La marque ne dispose pas de location longue durée, elle propose un financement sur 48 mois, ici de 58 €/mois, en plus d’une reprise de votre ancien vélo avec 500 € de bonus maximum.
Un essai avant achat est possible dans la majorité des 600 revendeurs en France, tandis que l’achat n’est possible que dans ces points physiques, où se déroule la livraison et la fin de l’assemblage. La majeure partie de l’assemblage se déroule dans l’usine Moustache de Thaon-les-Vosges, à l’instar des autres VAE du fabricant.
La garantie du cadre et de la fourche du vélo électrique est de 5 ans, contre 2 ans pour l’assistance électrique et les autres composants sauf ceux d’usure (freins, pneus, transmission, poignées). Le SAV de la firme vosgienne passe par le revendeur agréé, qui s’occupe des éventuelles réparations ou du lien avec la marque en cas de besoin.
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Journaliste vélos et trottinettes électriques. Véritable expert de la transition écologique, Matthieu a fait ses armes dans les rédactions de référence de la mobilité décarbonée (Automobile Propre, Cleanrider, L'Argus). De l'analyse pointue du marché des voitures électriques aux tests sur le terrain des derniers vélos et trottinettes, il maîtrise l'écosystème des transports de demain sur le bout des doigts. Sur Frandroid, il met sa rigueur analytique et ses milliers de kilomètres d'essais au service d'une information sourcée et accessible, pour vous guider au mieux et sans a priori dans l'adoption de vos futures mobilités.
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